lundi 31 mars 2014

Alain Crémont remporte Soissons

Cinq cents voix d’écart au second tour, quarante-cinq au premier. C’est une belle remontée et une nette victoire pour le candidat divers droite Alain Crémont. A l’énoncé des résultats par Patrick Day, les supporters et colistiers du vainqueur, massés dans salle des fêtes de la mairie, ont laissé exploser leur joie. « C’est une grande fierté d’avoir pu mener cette liste à la victoire », a lancé Alain Crémont au micro. Il y voit « le désaveu sévère du bilan du maire sortant et une adhésion importante à notre projet ». Pour sa colistière Edith Errasti, ancien maire battue par Patrick Day en 2008, c’est une petite revanche. « J’attendais ce jour depuis six ans, a-t-elle confié tout sourire. C’est une victoire franche et propre, une belle expression des Soissonnais. J’ai hâte de travailler pour eux. »
Le score d’Emmanuel Chassagnoux (Front national), lui, s’effondre passant de 22 % à 14 au second tour. Des voix qui semblent être allés vers la liste d’Alain Crémont. « Nous sommes un peu amers d’avoir travaillé pour un autre candidat, a déclaré Emmanuel Chassagnoux. Ceci dit, nous remercions les électeurs, et nous tiendrons notre place au sein du conseil. » Le Front national obtient deux sièges.
Patrick Day, sentant le vent tourner, a préparé ses colistiers assez tôt dans la soirée. Il a pris acte de la sa défaite et a félicité son concurrent. « Nous avons perdu, vous avez gagné. Je vous souhaite bon courage. Nous sommes très fiers de notre bilan et de la situation dans laquelle nous laissons Soissons. » Il est allé serrer la main du vainqueur. Parmi ses colistiers, les mines étaient graves.
C’est une nouvelle page qui s’ouvre. Outre Bernard Lefranc, aux manettes pendant trois mandats, personne n’est depuis 1995 parvenu à conserver la ville pendant plus d’un mandat.

http://www.lunion.presse.fr/region/alain-cremont-remporte-soissons-ia3b26n324914

Travaux de déconstruction à Chevreux

Thierry Routier nouveau maire

BUCY-LE-LONG (02). Après que Jean pierre Battisacchi ait procédé à l’appel des 19 conseillers élus lors du scrutin du 23 mars c’est Marcel Le Goff en tant que doyen d’âge qui a pris a présidence du conseil pour procéder à l’élection du maire. Ce fut sans surprise Thierry Routier qui fut élu.
Le nouveau maire a ensuite invité les membres de son conseil à l’élection d’une liste d’adjoints qui s’est soldée par l’élection de Denis Dautremepuits, 1e adjoint en charge des travaux, Nathalie Quentin Bochard, 2e adjointe en charge des finances, le 3e adjoint est Patrice Donio qui s’occupera de l’environnement et des affaires scolaires, Catherine Ramez, 4e adjointe sera chargée de la communication et Laurent Carpentier sera le 5e adjoint en charge des affaires culturelles et des associations. Le conseil sera complété par Corinne Gandon, Colette Butterworth, Isabelle Triart, Patrick Noblemaire, Patricia Macon, Jean Luc Nicolas, Marcel Le Goff, Karine Chapuis, Arnaud Droux, Odile Piazza, Joël Gage, Anne-Sophie Lefèvre et Gilles Vitasse.

http://www.lunion.presse.fr/region/thierry-routier-nouveau-maire-ia3b26n324758

dimanche 30 mars 2014

Alain Cremont gagne Soissons !!!

 

Alain Cremont LDVD
POUR SOISSONS CHANGEONS DE CAP
Elu 45,55 % -
 
Patrick Day LUG
EN AVANT SOISSONS AVEC PATRICK DAY
  40,34 % -
 
Emmanuel Chassagnoux LFN
SOISSONS FAIT FRONT
  14,10 %

OISE Cloé éliminée de The Voice

http://www.courrier-picard.fr/region/oise-cloe-eliminee-de-the-voice-ia201b0n340962

La jeune chanteuse isarienne Cloé a été éliminée de l'émission The Voice samedi soir, juste avant les directs. La candidate de l'équipe de Garou avait été repêchée in extremis lors des battles par Mika. Samedi soir, le coach lui a préféré les frères Delavega et Kendji. La jeune femme a repris le titre "Hung up" de Madonna samedi soir sur le plateau de l'émission.

Le retrait de permis s'éternise à cause de lourdeurs administratives

SOISSONS (02). Un automobiliste, passible d’un mois de retrait de permis, en est privé depuis plus de deux et ne l’attend pas avant dix jours. La faute aux lourdeurs administratives selon lui.
« J‘ai eu le service permis de conduire de la préfecture mercredi, ils venaient juste de recevoir le dossier et il faut compter deux semaines d’impression ! » Ce Soissonnais intercepté le 24 janvier par les gendarmes, qui ont constaté son alcoolémie, en est sûr, il ne retrouvera pas son permis avant le 8 avril. Et ce, alors que, tout de suite après les faits, il a eu un document spécifiant « date à laquelle l’intéressé pourra demander la restitution de son permis : le 24 février ».
Il déplore être doublement puni et voit là les conséquences des lenteurs administratives. Première anomalie, raconte-t-il, il a été convoqué en deux endroits différents, l’hôpital de Soissons et le centre Horizon pour rencontrer une équipe médicale, à la même date, à un quart d’heure d’écart. Et c’était le 25 février, soit le lendemain du jour où il aurait dû reprendre possession du fameux document. Et encore, dans l’un des lieux, il lui a été demandé le résultat d’un examen qu’il ignorait devoir passer. Il a donc dû prendre un nouveau rendez-vous et obtenir le résultat demandé entre-temps.

Le tribunal impose deux mois

Démarche et attente lassent et agacent cet homme qui, bien sûr, ne peut conduire et est longtemps resté dans l’ignorance. Aussi explique-t-il avoir écrit au préfet ainsi qu’au ministère de la Justice et à celui de l’Intérieur.
Car il voudrait réparation pour ce qu’il juge comme une « injustice ». « Les services administratifs ne se coordonnent pas, écrit-il avant de lancer : je considère intolérable le fait de subir le manque de personnel administratif et sa lenteur ».
Il n’a toujours pas eu de réponse à ses courriers mais a en revanche appris la sanction infligée par le tribunal. Celui-ci le condamne à deux mois de retrait. Lui ne s’attendait pas à une peine plus lourde que celle promise et constate que les retards de l’administration sont ainsi compensés.
Et il n’oublie pas qu’au long de son parcours d’un interlocuteur à l’autre, on lui a dit que les peines étaient trop courtes pour faire le nécessaire.
Voilà qui est rectifié !

http://www.lunion.presse.fr/accueil/le-retrait-de-permis-s-eternise-a-cause-de-lourdeurs-ia0b0n323767

samedi 29 mars 2014

The Voice : Cloé sur la scène ce soir

SOISSONS (02). Ultime épreuve ou épreuve ultime pour Cloé ce soir face à Kendji et les Fréro Delavéga. Deux adversaires que l’ancienne lycéenne soissonnaise redoute.
Nous avions une liste à donner, avant que les auditions à l’aveugle commencent. J’avais mis « Hung up » de Madonna en 2e position dans mes morceaux. Quand la production a dit oui, j’étais un peu soulagée. Au moins, je n’allais pas revivre ce que j’avais eu avec « Le chemin » de Kyo  . Un choix imposé qui était alors à des années-lumière de ses chansons préférées.

« Du mal à réaliser que l’aventure continue »

Ce samedi soir, Camille Mouton, Cloé pour les besoins de « The Voice » va tenter de poursuivre son expérience sur l’émission de découverte des belles voix. Un parcours qui aurait pu s’arrêter au précédent stade, sans le repêchage par Mika, après sa « battle » contre Natacha Andréani. Sur cette fameuse chanson de Kyo, qui ne plaisait ni à l’une ni à l’autre !
«  Je suis passée d’un état à un autre en très peu de temps même s’il m’a fallu trois semaines pour réaliser que l’aventure continuait  », glisse en riant la terminale L qu’est Camille. Car dans son duel face à une autre jeune espoir – Natacha a 18 ans –, le choix de Garou s’est porté sur son adversaire. Une fin qui avait provoqué les larmes de Camille avant le coup de buzz de Mika. Une option que Cloé n’imaginait pas puisque Mika, même s’il avait paru déçu de ne pas s’être retourné lors des auditions à l’aveugle, avait avoué à Cloé qu’elle avait encore du travail.

Une reprise de « Hung up » de Madonna

«  On a ensuite bossé avec des coaches vocaux pour préparer notre passage dans le match à trois  ». Face à Kendji, le gitan, et le seul duo de l’émission, les frères Delavéga. Dur ? «  Nous sommes montés tous ensemble, les neuf talents de Mika sur la scène. Quand le 2e trio a été désigné, je me suis retrouvé dans le dernier groupe avec les garçons. Là, je me suis dit que ça allait être chaud  ! » Dans ce dernier trio, Cloé sera la première à chanter, « Hung up », un des innombrables tubes de Madonna, tiré de son album sorti en 2005.
«  Nous n’avons que 2 minutes, car la chanson est raccourcie sinon l’émission durerait 4 ou 5 heures, et une fois que l’on a lancé la première note, cela passe très vite. Surtout que je suis passée la première. Après je reste sur scène en regardant les autres ! Et là, tu ne peux t’empêcher de gamberger, de dire que tu aurais pu faire cela ou cela. Je n’étais pas très confiante . » Vraie impression ou excès de modestie, l’Union va vous laisser découvrir le choix ultime de Mika…

http://www.lunion.presse.fr/accueil/the-voice-cloe-sur-la-scene-ce-soir-ia0b0n323758

SOISSONS (02). L’alcoolémie compte double

J‘ai eu le service permis de conduire de la préfecture mercredi, ils venaient juste de recevoir le dossier et il faut compter deux semaines d’impression ! » Ce Soissonnais intercepté le 24 janvier par les gendarmes, qui ont constaté son alcoolémie, en est sûr, il ne retrouvera pas son permis avant le 8 avril. Et ce, alors que, tout de suite après les faits, il a eu un document spécifiant « date à laquelle l’intéressé pourra demander la restitution de son permis : le 24 février ».
Il déplore être doublement puni et voit là les conséquences des lenteurs administratives. Première anomalie, raconte-t-il, il a été convoqué en deux endroits différents, l’hôpital de Soissons et le centre Horizon pour rencontrer une équipe médicale, à la même date, à un quart d’heure d’écart. Et c’était le 25 février, soit le lendemain du jour où il aurait dû reprendre possession du fameux document. Et encore, dans l’un des lieux, il lui a été demandé le résultat d’un examen qu’il ignorait devoir passer. Il a donc dû prendre un nouveau rendez-vous et obtenir le résultat demandé entre-temps.

Le tribunal impose deux mois


Démarche et attente lassent et agacent cet homme qui, bien sûr, ne peut conduire et est longtemps resté dans l’ignorance. Aussi explique-t-il avoir écrit au préfet ainsi qu’au ministère de la Justice et à celui de l’Intérieur. Car il voudrait réparation pour ce qu’il juge comme une « injustice ». « Les services administratifs ne se coordonnent pas, écrit-il avant de lancer : je considère intolérable le fait de subir le manque de personnel administratif et sa lenteur ».
Il n’a toujours pas eu de réponse à ses courriers mais a en revanche appris la sanction infligée par le tribunal. Celui-ci le condamne à deux mois de retrait. Lui ne s’attendait pas à une peine plus lourde que celle promise et constate que les retards de l’administration sont ainsi compensés. Et il n’oublie pas qu’au long de son parcours d’un interlocuteur à l’autre, on lui a dit que les peines étaient trop courtes pour faire le nécessaire.
Voilà qui est rectifié !
http://www.lunion.presse.fr/region/soissons-02-l-alcoolemie-compte-double-ia3b26n323484

vendredi 28 mars 2014

Soissons (02): les absentionnismes, clé de la victoire pour les 3 candidats au 2nd tour ?

Soissons à la télévision

Pour ceux qui n'ont pas vu l'émission d'hier soir
Voici le lien de "Paroles et des actes " d'hier soir
Le sujet sur Soissons est en début de reportage !
 

SOISSONS (02). Pas de marche arrière pour la collecte

Les ordures ménagères du Soissonnais font face à une nouvelle recommandation. Un changement qui demande un effort quotidien et de tout le monde.
La marche arrière n’est plus autorisée pour la collecte des ordures ménagères. Dans un souci de sécurité, la recommandation R437, adoptée par le Comité technique national des industries du transport, demande d’étudier de fond en comble les tournées des camions de la communauté de Soissons et prescrit des objectifs de sécurité. « Tous les tribunaux s’y réfèrent en cas de litige, lance Éric Delhaye, le directeur des services technique. C’est un guide des bonnes pratiques dans l’exécution de la collecte. C’est avant tout de la prévention, en cas d’accident on pourrait être poursuivi ».
Cette suppression du recours à la marche arrière et à l’interdiction de la collecte bilatérale renferme donc différents enjeux : sociaux, techniques et juridiques. « Le principal enjeu reste bien évidemment social. On se doit d’assurer des tournées sûres pour la sécurité de nos agents mais également de nos riverains », assène Sébastien Pété, le responsable ordure ménagère. Après avoir étudié avec minutie les zones soumises à cette décision, l’heure est à la sensibilisation. « On a dressé un plan précis de nos tournées, avec les zones prioritaires. On a ensuite présenté ces données aux communes pour qu’elles en prennent note. C’est un travail de tous et sur le long terme », explique Eric Delhaye.

Sensibiliser les riverains

D’un point de vue technique, les rupteurs – détecteurs arrières qui permettent d’identifier tout type d’obstacle – bloquent le camion et ne peuvent être supprimés. « On peut perdre de cinq à quinze minutes », signale Sébastien Pété.
Dans ce dossier qui demande l’effort de tous, les employés peuvent se heurter à une forme de non-civisme. « Dans certaines rues, les habitants ne nous aident pas vraiment. Ils stationnent leur véhicule dans des impasses très étroites. Un jour, un de nos camions a même dû être remorqué sous peine d’être paralysé », regrette le directeur des services technique. Une marche en avant qui se fera par étapes…

http://www.lunion.presse.fr/region/soissons-02-pas-de-marche-arriere-pour-la-collecte-ia3b26n322913

jeudi 27 mars 2014

N'oubliez pas Soissons sur France 2 ce soir 20H45...des paroles et des actes

Ce soir un sujet sur la municipale à Soissons sera au sommaire du magazine "Des paroles et des actes" sur France 2.

N'oubliez pas de regarder France 2 ce soir...Rendez vous avec David Pujadas à 20h45 !

Moi je serais devant mon poste !

Deux hommes condamnés à de la prison ferme pour un vol de portable

SOISSONS (02). Interpellés samedi soir, deux Parisiens ont été condamnés à de lourdes peines de prison pour avoir volé avec violence un téléphone portable. Ils étaient déjà très connus de la justice.
Vingt-quatre mois de prison pour Mehdi Ali Rachedi et vingt-et-un mois pour Yasmine Chaouche. Et direction la prison directe dès la sortie du tribunal de grande instance de Soissons, où ils passaient en comparution immédiate lundi après-midi.
Deux peines lourdes, pouvant surprendre quand on sait que le délit était un vol de téléphone portable, survenu samedi en milieu d’après-midi avenue de la gare à Soissons.
Un vol avec violence sans entraîner d’arrêt de travail et qui a pu être résolu très rapidement. La victime, un Soissonnais de 16 ans, a eu le réflexe de regarder la plaque d’immatriculation de la voiture dans laquelle les deux individus s’étaient engouffrés. Le premier, Medhi Ali Rachedi est de Saint-Denis. Le second, domicilié sur Paris, mais la voiture est immatriculée dans le 93. Cet indice, transmis aussitôt à la police, va permettre de cibler sur les axes de sortie en direction de Paris.

L’arrestation se passe sans problème

Bingo, puisqu’une patrouille repère un véhicule correspondant. L’arrestation se passe sans problème. L’Iphone 5 S, le portable dérobé quelques instants plus tôt dans le quartier de la gare, est retrouvé sur le plancher de la voiture. Ramené au commissariat, le duo est placé en garde à vue. Lundi matin, ils sont présentés devant le parquet. Dans un premier temps, le duo indique être venu sur Soissons pour acheter un scooter sur « Le bon coin ». Une affirmation qui ne sera jamais démontrée.
Le tribunal prendra en compte le lourd passé du duo, notamment des faits de séquestration pour l’un d’eux, de vols à répétition pour l’autre. Un cocktail qui les mènera directement à la prison, dès la sortie du tribunal puisque le mandat de dépôt, requis pour les deux, est confirmé.
«  Nous avons régulièrement, des duos ou des bandes de ce type venant de la région parisienne, qui viennent faire leur « marché » sur notre secteur  » explique un des enquêteurs. «  Dès qu’ils voient quelqu’un seul, avec un appareil qui leur convient, il s’en empare  ». Sans autre forme de procès, sauf pour cette fois.

http://www.lunion.presse.fr/accueil/deux-hommes-condamnes-a-de-la-prison-ferme-pour-un-vol-de-ia0b0n321993

mercredi 26 mars 2014

Soissons sur France 2 jeudi 27/03 ...demain !

Soissons comme laboratoire National, à suivre jeudi 27 mars sur France 2 dans l'émission des paroles et des actes.
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Municipales Soissons - Bilan de l'équipe sortante

Batailles autour du rail

L’ancienneté n’est pas toujours gage de réussite. La voie de chemin de fer qui relie historiquement Paris à Hirson se voit plonger au cœur du débat malgré elle. Très peu utilisée depuis la fermeture de l’usine de chaudronnerie Pecquet-Tesson en 2001, et actuellement uniquement empruntée par l’entreprise de sucrerie Tereos, la voie ferroviaire n’a pas retenu l’attention du comité d’agglomération qui a renoncé à l’utiliser dans son futur projet d’intérêt communautaire.
Ce dossier labellisé « Écoquartier » prévoit l’implantation de 427 logements locatifs et également bons pour achat, dans la zone du Clémencin. Dans les esprits depuis quelques années, ce projet s’étendra sur les douze prochaines années et sera disséqué en six phases, pour un levé de rideau programmé en 2022.
Seul point noir au tableau, la voie limite les envies de Daniel Moitié, le maire de Crouy. Pas dupe et bien conscient que ce chemin de fer annihile toutes velléités de développement. « Cette voie ferrée constitue un problème de taille dans ces dossiers. Même la verrerie ne s’en sert plus pour ses activités commerciales », signale le député maire.

« Un obstacle à des travaux de mise en valeur »

Plus qu’une simple histoire de rails, cette voie ferrée soulève également un problème de voies de communication, comme la route qui la traverse. « À un certain niveau, le passage est réduit à une seule voie, on doit alterner la circulation des véhicules ce qui ralentit la progression au niveau de l’axe Soissons – Crouy », explique Daniel Moitié.
Le maire de la commune veut croire que cette voie ferroviaire n’empêchera pas, à terme, la réalisation de ce projet, malgré que cette dernière soit vue comme un obstacle de taille à l’heure actuelle. « Cette zone représente un intérêt commun pour les communes voisines de Soissons et Crouy. Je pense que, plus qu’un problème de voie ferrée, c’est un manque d’argent notoire qui ampute ce futur quartier économique de tout mouvement à ce jour. J’ai foi en l’avenir et je pense que cela n’est qu’une question de temps, précise Daniel Moitié. D’ailleurs, un passage sous terrain est envisagé afin de contourner le problème rencontré avec cette voie ferrée. Cette liaison permettrait de relier l’écoquartier à la commune de Crouy ».
Tout vient à point à qui sait attendre…

http://www.lunion.presse.fr/region/batailles-autour-du-rail-ia3b26n321673

mardi 25 mars 2014

A Villers-Cotterêts, l’événement Franck Briffaut

«J’ai rencontré ce matin des personnes, assez âgées, de confession musulmane, qui m’ont dit qu’elles avaient voté pour moi. Je les connaissais mais j’ignorais qu’elle pouvait me soutenir. » Franck Briffaut en fait des découvertes depuis dimanche soir, alors que ce candidat Front national, prenant part pour la 4e fois aux municipales de Villers-Cotterêts, est arrivé à la première place avec 32 %. (> Relire le direct spécial municipale dans l'Aisne) Il n’est pas surpris, cependant de voir plusieurs Cotteréziens, venus le féliciter, refuser d’être en photo dans le journal avec lui : « C’est l’envers de la médaille », constate-t-il parlant de diabolisation due aux médias.
D’autres lui ont demandé de passer les voir chez eux, affirme-t-il. C’était l’une de ses principales occupations, lors de cette première journée, avec « l’administratif » nécessaire à la préparation du second tour. Car, en ce lundi, il était seul, il avait laissé ses colistiers libres mais dès aujourd’hui, la campagne repartira de plus belle. Car « ça n’aurait pas de sens de s’arrêter là, martèle le candidat qui veut dire à ses électeurs : il faut aller jusqu’au bout ».
Au bout d’une histoire commencée au mois de novembre avec la distribution d’un questionnaire dont les réponses ont servi, explique-t-il, à l’élaboration du programme mais l’ont surpris « par leur nombre » et le fait qu’elles révélaient l’hétérogénéité des quartiers « un peu inquiétante ». Ces réponses et leur quantité ont suscité chez Franck Briffaut une première intuition du futur résultat du premier tour. « Notre implantation est aussi due à notre crédibilité, poursuit-il, expliquant : au conseil, il y a des dossiers que je vote. » Pour lui, ne pas s’opposer par principe est important pour séduire les administrés, comme ne pas être dans la caricature. Il critique en effet les frontistes s’entêtant contre les étrangers. Lui a une Portugaise sur sa liste et aurait pu avoir deux autres personnes de nationalité non française. L’intégration de ces personnes est la seule condition pour qu’il ne les stigmatise pas.
Pourtant, non loin de lui, sur la place, plusieurs jeunes français d’origine turque tiennent à dire qu’ils n’ont pas voté pour Franck Briffaut. Ils s’estiment jugés sur leur couleur de peau et affirment que, concernant la sécurité, les méfaits sont souvent la responsabilité d’auteurs non cotteréziens.
Parmi ceux qui s’interrogent quant à l’avenir de la municipalité de Villers-Cotterêts, il y a les membres de la communauté de communes. L’un d’eux trouve qu’on « récompense peu les gens qui font au bénéfice de ceux qui ne font pas ». Il se pose en outre des questions par rapport à la future composition du conseil communautaire dont il se réjouit du caractère apolitque. « On peut difficilement être maire sans être président de la communauté », estime-t-il pourtant sûr que si une droite recomposée l’emportait, ce serait le cas. Il se souvient d’un temps où ces rôles étaient assumés par deux personnes différentes et des conflits qui en découlaient.
Quant à un habitant de Fleury, il exprime l’opinion de beaucoup : la division de la droite n’est pas pour rien dans ce verdict.

dimanche 23 mars 2014

Hervé Giraud, Monseigneur 2.0

Commençons par une légende qui n’en est pas une. Si le pape Benoît XVI s’est lancé sur la toile avec un compte Twitter, l’inspiration n’a pas été divine mais « giraudienne ». L’Aisne possède, parmi ses habitants, un homme qui a incité le prédécesseur du pape François à twitter ces petits messages courts – 140 signes – dans l’internet mondial. Le pape ou au moins son service « com ». Par contre, derrière les « tweets-homélies » de Monseigneur Hervé Giraud, évêque du diocèse de Laon-Soissons-Saint-Quentin, pas de prête-nom.
C’est ce natif d’Ardèche il y a cinquante-sept ans qui écrit. Chaque jour. Une occupation non chronophage et pas du tout décalée avec sa profession. «  Au contraire, explique-t-il sans détour, cela me permet de me plonger en profondeur dans l’Évangile.  » Un extrait de l’Évangile suivi d’un commentaire de ce fils de cuisinier, des mots toujours en rapport avec l’actualité, a attiré une vague de suiveurs. Hommes d’Église, intellectuels, politiques, journalistes, croyant ou simple curieux, ils sont presque 6 000 à suivre quotidiennement « les tweets homélies » de cet homme qui se destinait à l’enseignement des mathématiques. Avoir cette primauté et cette originalité a propulsé un homme d’Église à la une de nombreux médias comme le « Grand journal » de Canal+. Cette année, preuve que l’homme séduit, il est membre du jury œcuménique du Festival de Cannes.

Le cinéma sur iTunes et d’autres sites

Un honneur qui lui permet de conjuguer une de ses passions, celle du cinéma. Les moyens modernes lui permettent d’ailleurs de glisser dans les rares moments de liberté ou de transport en commun, l’occasion de visionner quelques films : «  Je vais sur iTunes pour revoir des œuvres qui ont été primées à Cannes par exemple  ». Son exposition médiatique n’est-elle pas de trop ?
«  J’essaie d’être moi-même, j’aime annoncer l’Évangile et je tente de le faire du mieux possible. Se priver d’être sur un média comme Twitter aujourd’hui est difficilement réalisable. C’est un autre moyen de communiquer, d’être en phase avec notre époque  ». Des propos qui pourraient bousculer un conformisme parfois reproché à l’Église en général. Sur des sujets brûlants comme le manque de vocation dans des départements comme celui où œuvre Hervé Giraud par exemple. Si on l’interroge sur une des voies lancées pour contrecarrer cette crise, celle d’accorder la possibilité aux prêtres de se marier, l’homme répond sans détour. «  Être célibataire donne une liberté qui permet énormément de choses, d’actions que je n’aurais peut-être pas en vivant en couple, en ayant une famille. En France, il y a 15 000 prêtres et plus de six millions de célibataires ! Devinez de qui on parle le plus  ». Si Monseigneur Giraud se déclare pas du tout à l’aise avec le monde de la finance, il avance quand même un argument sonnant et trébuchant pour contrer l’argument du mariage des hommes d’Église. «  Nous n’en aurions pas les moyens…  »
Sa vocation a jailli après une première année d’enseignement. À 21 ans. «  C’était une maturation, et à un moment, j’ai été prêt pour entrer au séminaire  ». Une première dans une famille où le père, chef cuisinier, n’est pas catholique du tout. Au contraire de son épouse. Lorsqu’il a annoncé sa décision, le patriarche a eu une simple phrase, preuve de l’esprit d’ouverture : «  Laisse-moi le temps de m’habituer…  » Puis il n’en a plus jamais reparlé avec son fils. «  Il y a toujours une perception de l’Église qui est restée dans les esprits. Celle d’il y a cinquante ans. Où, tous les dimanches matins, on allait à l’église avant d’aller au bistrot. Mais l’Église a aussi su évoluer.  » Comme un enfant que l’on n’aurait pas vu grandir en quelque sorte.
Dans son diocèse et ailleurs, l’homme côtoie tout le monde. Des politiques avec lesquels il ne discute pas de… politique dans le sens dévoyé du terme, mais le premier sens : celui de la vie de la cité et des souffrances qu’elle traverse aujourd’hui. Lui est nommé, pas élu. Lorsqu’il est devenu évêque, il n’a pas bondi de joie. C’est le sens de sa vocation. Si on lui donnait une baguette magique aujourd’hui, il guérirait la «  raison des humains  ». Ceux qui ont du mal à réfléchir paisiblement. «  Que les gens prennent le temps d’écouter les autres, même s’ils n’ont pas des idées identiques. Bien sûr j’aimerais combler les besoins fondamentaux : ceux du logement par exemple, quand on voit le nombre de sans-abri et de logements vacants ! Mais j’aimerais vraiment que l’esprit de dialogue devienne banal. Mais vous savez, la baguette magique, elle est à notre portée. »

http://www.lunion.presse.fr/accueil/herve-giraud-monseigneur-20-ia0b0n320337

samedi 22 mars 2014

Entre commerçants et gens du voyage la bataille fait rage

Vagabond un jour, vagabond toujours ? Toujours est-il que la zone commerciale de Crouy subit une nouvelle fois la présence de nomades, dont le parking se retrouve aujourd’hui laissé à l’abandon depuis la fermeture de la grande surface Intermarché, qui a déménagé l’été dernier.
Une occupation qui plonge dans le désarroi des commerçants sans armes face à ce problème de taille. « Nos clients ont peur, lancent-ils. Depuis le départ de l’Intermarché, on assiste à un défilé de caravanes chaque mois. Les enfants se baladent dans nos rayons et des poubelles traînent proche de nos locaux. C’est également gênant pour l’ambiance générale ».
Entre perte d’activité et embarras, les employés ne savent plus par quel bout prendre le problème. « Ils détériorent tout et le soir ils traînent dehors. Certains de nos clients ne se déplacent plus, décrypte une des responsables de la zone. Ce désordre n’est pas bon pour notre activité. Il n’y a pas eu d’interventions récentes des forces de l’ordre et nos clients sont gênés. Les gens du voyage procèdent par vague depuis le mois d’août et reviennent chaque mois ».
De leurs côtés, les habitants de ces caravanes prônent l’innocence. « Je suis à Soissons depuis quinze ans, se défend Louis Anthony, un des cadres des vagabonds. On est trop souvent éjecté depuis ces trois dernières années. On vient d’apprendre qu’on serait à nouveau radié de la zone lundi et on ne sait pas où atterrir. Je constate une certaine dose de racisme à notre encontre. Bon nombre de plaintes ont été formulées à notre égard, ce qui a incité la mairie à changer d’avis quant à nos expulsions, qui sont de plus en plus fréquentes ».
La peur n’évitant pas le danger, Daniel Moitié, le maire de Crouy, avait fait la demande d’un arrêté préfectoral le 14 mars dernier sous la pression des commerces. « Un arrêté avait été stipulé par le biais d’un huissier de Soissons et de la préfecture, explique l’Axonais. Cette démarche a seulement pris du retard du fait que la société Immo Mousquetaire, détentrice de la zone commerciale, n’avait pas versé la provision à l’huissier. Une intervention était programmée mardi, mais cette dernière a été suspendue pour le moment car la somme due a été transmise ».
Il ne doute pas du bon déroulé de cette expulsion. « Tout est prêt pour lundi, assène M. Moitié. J’ai été assailli de messages négatifs, il me fallait donc être plus prompt à réagir. Des commerces étaient sur le point de fermer, j’espère que les gens reprendront confiance en cette zone ». Le bout du tunnel est en vue ?

Une cinquantaine de gendarmes se sont également rendus à Charleville-Mézières vendredi pour inspecter les lieux et contrôler les identités des gens du voyage.

http://www.lunion.presse.fr/accueil/entre-commercants-et-gens-du-voyage-la-bataille-fait-rage-ia0b0n319960