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mardi 3 mai 2016

FOOTBALL Soissons - Laon, match arrangé?

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La large victoire de Soissons contre Laon (5-0) dans le derby axonais ce week-end en DH a fait jaser. Notamment du côté des équipes à la lutte avec les Soissonnais pour se maintenir. « Ces personnes ne connaissent pas le football pour dire des choses aussi abominables », se défend leur entraîneur Luc David. Son vis-à-vis de Laon, Cédric Bodchon, met aussi les choses au clair : « Nous n’avons pas laissé filer. Albert a battu Balagny (2-0) et ça ne choque personne ! Faut arrêter avec ça. Je peux comprendre que l’on trouve étonnant qu’une équipe qui n’a inscrit que 17 buts en 21 matches en passe 5 à un adversaire bien dans sa tête et dans son jeu depuis le mois de janvier. Mais, encore une fois, il n’y a eu aucune volonté de notre part de lâcher quoi que ce soit. »
http://www.courrier-picard.fr/region/football-soissons-laon-match-arrange-ia201b0n770323

mardi 13 mai 2014

En pleine tempête, Marine Le Pen lâche Franck Briffaut

VILLERS-COTTERETS (02). La polémique ne cesse encore d’enfler, dans les médias nationaux, sur l’absence de Franck Briffaut à la célébration de l’abolition de l’esclavage.
Seul contre tous, le maire de Villers-Cotterêts ? Fustigé par le Premier ministre et le Président de la République, pour n’avoir pas pris part à la célébration de l’abolition de l’esclavage dans sa ville, il s’est vu lâcher ce dimanche par Marine Le Pen. Elle, elle y serait allée à la cérémonie. Elle l’a dit sur BFMTV. Le maire de cette commune de 10 000 habitants – qui ne faisait guère parler d’elle avant l’élection de son édile FN – faisait déjà beaucoup parler de lui depuis sa décision. En ce début de semaine, il voit son nom prononcé et écrit partout à télé, à la radio et dans la presse nationale. Quelle audience !

« J’y suis allé »

Face à autant de critiques, le maire frais émoulu donne à la fois dans la rigueur et la souplesse. « Les médias sont attirés par la lumière comme des papillons », tonne-t-il. Pour autant, tout ce battage ne lui fait rien regretter : « Je reste égal à moi-même, quelles que soient les circonstances et l’adversité. En tout cas, je suis sincère ». Il persiste et signe, au sujet de la cérémonie organisée à Villers-Cotterêts : « Ça s’est révélé être ce que je savais que ça serait. Ça a été récupéré politiquement. On a vu des revendications sur la défense des sans-papiers. Ça n’avait plus grand-chose à voir ».
Quant à la prise de position de la patronne de son parti, elle ne contredit pas, selon lui, la sienne : « Moi je me suis prononcé par rapport à un contexte cotterézien. Elle, elle prend une position globale à laquelle je souscris par principe. Si les choses avaient été organisées autrement, je m’y serais rendu ». Le maire frontiste, brandissant ses archives personnelles, rappelle d’ailleurs : « J’ai vérifié sur mon agenda. En 2007 et en 2008, j’y suis allé ». Sa décision, dit-il, « n’est pas définitive et dogmatique . à Villers-Cotterêts, on a l’occasion de bien faire sur ce sujet-là. Parler de l’esclavage oui, mais se servir de Dumas non ».

http://www.lunion.presse.fr/accueil/en-pleine-tempete-marine-le-pen-lache-franck-briffaut-ia0b0n346203

mercredi 5 février 2014

Crise autour d’un hommage aux aviateurs tombés en 1944

Il n’y aura pas une mais deux cérémonies, demain jeudi, en hommage aux aviateurs américains, dont l’avion s’est crashé à Villers-Cotterêts il y a tout juste 70 ans. L’une le matin au collège François-1er  avec les élèves et les professeurs ; l’autre en fin d’après-midi, au monument dédié aux aviateurs au faubourg de Pisseleux, avec les élus, les porte-drapeaux et la batterie-fanfare. Tout le monde a changé ses plans, au dernier moment. Fabien Lambiel, l’enseignant coordinateur de cet événement qui a nécessité un an de travail au collège, déplore une tentative de « récupération politique » de la part du maire Jean-Claude Pruski. Ce dernier plaide la bonne foi et estime qu’« il n’y a rien d’électoraliste là-dedans ».
Ce qui était prévu il y a quelques semaines encore : l’après-midi du 6 février, un pèlerinage de 90 enfants et ados du collège et de l’école primaire de Pisseleux dans le quartier où le bombardier américain B-17 était tombé, suivi d’une cérémonie à la stèle en hommage aux aviateurs, avec des témoignages de Cotteréziens ayant assisté au drame du 6 février 1944. Il était aussi prévu que Roger Presson, historien local et témoin lui aussi, y lise un message du frère du seul survivant du crash, Joe Pino. De son côté, la Ville devait organiser une cérémonie le 7 février à 19 heures. « À mesure que grandissait la cérémonie scolaire, les difficultés incompréhensibles ont soudain apparu », fustigent Roger Presson et Fabien Lambiel. Ils auraient notamment eu du mal à obtenir un arrêté municipal interdisant pour deux heures le stationnement sur la place du 8-Mai-1945, où se trouve la stèle.
Le maire a annulé la cérémonie prévue le 7 février et « s’est invité », selon les termes de Fabien Lambiel, à celle organisée par les scolaires. « Une demande de discours officiel du maire » a créé un incident diplomatique. À François-1er, la crispation a été telle que la sortie à Pisseleux a été annulée, et la cérémonie est désormais programmée le matin uniquement dans l’enceinte du collège. « M. le maire a tout fait pour que la cérémonie n’ait pas lieu et quand il a vu que ça prenait de l’ampleur, il a voulu la récupérer. On ne fait pas de politique sur la mémoire des morts et sur le travail des enfants ! », tonne l’enseignant.

« On ne changeait rien dans leur programme »

Jean-Claude Pruski, lui, dit ne pas comprendre. « Lorsqu’on a prévu notre cérémonie le 7 février, nous ne savions pas que le collège en organisait une aussi. J’ai rencontré la principale du collège et j’étais invité à faire un message. On s’insérait dans le programme, nous on apportait les porte drapeau, mais on ne changeait rien dans leur programme. C’est un professeur qui a décidé de tout annuler. C’était normal que le maire s’insère à la cérémonie, comme je le fais pour les harkis ou toute autre cérémonie patriotique. Je ne vais pas ne pas honorer la mémoire des aviateurs américains parce que je suis candidat aux élections !  »