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jeudi 1 mars 2018
vendredi 26 février 2016
Grièvement blessés dans des accidents de la route, ils témoignent
Trois « cérébraux lésés » ont raconté les conséquences de leurs accidents aux élèves du lycée Léonard-de-Vinci de Soissons. C’était le temps fort de la 5 e journée Santé et sécurité.
Alexandre n’y est pas allé par quatre chemins lorsqu’il a parlé de son accident de la route. Traumatisé crânien, comme ses deux camarades venus témoigner à ses côtés, il voulait rendre les élèves prudents. Leur montrer ce qui peut arriver dans le cas contraire. Pour lui, c’est sûr, « c’est de ma faute ! » Pas besoin de beaucoup de détails pour le démontrer : « J’ai bu un coup, j’ai fumé quelques pétards et, au lieu de dormir chez mon frère, je suis reparti sur ma moto.»
Résidents de la Maison de Sophora, à Gauchy, un foyer spécialisé dans l’accueil des traumatisés crâniens, ces trois accidentés étaient venus dans le cadre d’un « petit partenariat que j’ai mis en place », expliquait Cédric Bonamigo, directeur de cabinet du préfet de l’Aisne. Les élèves ont-ils entendu le message ?
http://www.lunion.fr/node/670173
jeudi 4 décembre 2014
La promesse d’Annie Grandjean au Téléthon
Annie Grandjean, vous êtes intimement liée au Téléthon par votre histoire familiale. Pour quelles raisons ?
Le premier Téléthon est parti de Soissons et Vic-sur-Aisne en 1987. Cette initiative est née grâce à deux pompiers : Patrick Chauderlot et mon père, Gilbert Grandjean. Ils avaient eu l’idée de faire le tour de France à pied pour parler de l’Association française de lutte contre les myopathies (AFM) dans toutes les villes où ils s’arrêteraient. Ils ont remis ça en 1989 et mon frère a couru les deux fois. Lorsqu’il était sur son lit de mort, j’ai promis à mon père que je ferais tout mon possible pour que le Téléthon se poursuive. Je suis ravie de voir que l’Association française contre les myopathies (AFM) réunit autant d’argent et contribue à la recherche dans d’autres domaines que les myopathies. Pour moi, le Téléthon doit être l’occasion de faire la fête et non de pleurer sur le sort des malades.
Vous ne pourrez pas bénéficier de la salle des fêtes de Vic-sur-Aisne car une exposition sur les poilus y est présentée. C’est un couac ?
Non, cette exposition est magnifique et je souhaite qu’elle ait du succès jusqu’au 7 décembre comme prévu. Je ne veux pas que notre cause soit entachée par des polémiques. Je n’ai aucun problème sur le fait que cette salle soit déjà réservée, même si on y avait nos habitudes. Ce qui est bien c’est que l’on va délocaliser notre action dans la salle des fêtes de Montigny-Lengrain où il ne se passait plus rien depuis deux ans. À l’avenir, on pourrait imaginer qu’une année sur deux la manifestation vicoise se déplace dans les villages alentours.
Quelles sont les principales difficultés que vous rencontrez ?
Beaucoup de mairies ne prennent pas la peine de nous répondre lorsqu’on leur demande si elles peuvent réunir les associations locales pour élaborer un programme. Il y a aussi ceux qui prétendent agir au nom du Téléthon sans nous avertir et nous reverser d’argent. On a fréquemment le cas à Braine avec un club de buggys. Ils ne sont pas du tout associés au Téléthon, mais ils se placent systématiquement à côté de nos stands. Il y a aussi les personnes qui organisent des quêtes sauvages dans la rue ou du porte-à-porte. Notre charte l’interdit, mais c’est récurrent.
Vous avez pris les rênes de l’organisation dans le sud du département il y a quatre ans, à un moment ou le rendez-vous s’essoufflait dans le Soissonnais. Comment a évolué la situation ?
Globalement ça va mieux. En 2010, il n’y avait que 17 contrats signés. Actuellement on en est à 65. L’édition 2013 a rapporté 73 000 euros dans le sud de l’Aisne, dont 12 000 euros à Soissons et près de 10 000 euros à travers le canton d’Oulchy-le-Château.
À titre de comparaison en 2010, la ville de Soissons n’avait rapporté que 2 000 euros. Ce succès n’est pas le fait d’Annie Grandjean, mais plutôt celui de tous les bénévoles qui agissent sur le terrain dans le plus parfait anonymat au fil des ans.
Il faut leur rendre hommage.
http://www.lunion.com/region/la-promesse-d-annie-grandjean-au-telethon-ia3b26n448636
Le premier Téléthon est parti de Soissons et Vic-sur-Aisne en 1987. Cette initiative est née grâce à deux pompiers : Patrick Chauderlot et mon père, Gilbert Grandjean. Ils avaient eu l’idée de faire le tour de France à pied pour parler de l’Association française de lutte contre les myopathies (AFM) dans toutes les villes où ils s’arrêteraient. Ils ont remis ça en 1989 et mon frère a couru les deux fois. Lorsqu’il était sur son lit de mort, j’ai promis à mon père que je ferais tout mon possible pour que le Téléthon se poursuive. Je suis ravie de voir que l’Association française contre les myopathies (AFM) réunit autant d’argent et contribue à la recherche dans d’autres domaines que les myopathies. Pour moi, le Téléthon doit être l’occasion de faire la fête et non de pleurer sur le sort des malades.
Non, cette exposition est magnifique et je souhaite qu’elle ait du succès jusqu’au 7 décembre comme prévu. Je ne veux pas que notre cause soit entachée par des polémiques. Je n’ai aucun problème sur le fait que cette salle soit déjà réservée, même si on y avait nos habitudes. Ce qui est bien c’est que l’on va délocaliser notre action dans la salle des fêtes de Montigny-Lengrain où il ne se passait plus rien depuis deux ans. À l’avenir, on pourrait imaginer qu’une année sur deux la manifestation vicoise se déplace dans les villages alentours.
Globalement ça va mieux. En 2010, il n’y avait que 17 contrats signés. Actuellement on en est à 65. L’édition 2013 a rapporté 73 000 euros dans le sud de l’Aisne, dont 12 000 euros à Soissons et près de 10 000 euros à travers le canton d’Oulchy-le-Château.
À titre de comparaison en 2010, la ville de Soissons n’avait rapporté que 2 000 euros. Ce succès n’est pas le fait d’Annie Grandjean, mais plutôt celui de tous les bénévoles qui agissent sur le terrain dans le plus parfait anonymat au fil des ans.
Il faut leur rendre hommage.
http://www.lunion.com/region/la-promesse-d-annie-grandjean-au-telethon-ia3b26n448636
jeudi 23 janvier 2014
Faut-il abréger les souffrances de certains malades ?
Daniel Boyer, aujourd’hui retraité à Ambleny, a travaillé pendant plus de quarante ans en tant qu’infirmier dans différents hôpitaux et services de fin de vie, y compris l’hospitalisation à domicile. Pour lui, il y a des situations où il faudrait abréger les souffrances des malades.
Qu’est-ce qui vous a amené à réagir aujourd’hui ?
Je m’interroge sur la réaction des parents de Vincent Lambert, qui se positionnent contre la décision collégiale des médecins qui ont demandé d’arrêter les traitements (de nutrition et d’hydratation artificielles, NDLR). Si les parents aimaient vraiment leurs enfants, ils les laisseraient partir. C’est une vraie preuve d’amour que de laisser partir celui qui souffre. Par ailleurs, je ne vois pas ce que la justice vient faire dans cette affaire. C’est quelque chose qui devrait se régler entre la famille et les médecins.
Avez-vous été confronté pendant votre carrière à des cas similaires à celui de Vincent Lambert ?
Combien de fois j’ai entendu des gens me dire : « Si le bon dieu pouvait me rappeler » ou « Qu’est-ce que j’ai fait pour subir tout ce que je subis. » Quand vous voyez des gens en fin de vie sondés de partout avec des perfusions, vous vous posez vraiment la question. Je pense à une dame d’une soixantaine d’années atteinte d’un cancer du visage. Elle n’arrêtait pas de se regarder dans la glace… Elle voulait partir, elle était dévorée par son cancer. C’était épouvantable, c’était presque à qui n’irait pas dans la chambre. Certains membres de sa famille auraient bien voulu que cette personne s’en aille mais tout le monde n’était pas d’accord. Ils disaient qu’elle finirait bien par mourir de son cancer.Avez-vous déjà été amené à prendre des décisions face à la souffrance des patients ?
Je ne pourrais pas dire qu’on ne les a pas un petit peu aidés. Je ne peux pas dire les médecins ont fait quelque chose, mais il est arrivé qu’on augmente les doses de morphine de façon à ce que la personne s’endorme. Disons-le comme ça. À ce moment-là, vu les souffrances qu’endurait le malade, il est arrivé que la famille n’ait pas le droit de donner son avis. Si certains parents étaient avec leur enfant, 24 heures sur 24, chaque seconde, je suis sûr à 90 % qu’ils diraient qu’on peut laisser partir leur enfant.
Selon vous, que faudrait-il faire ?
Je ne laisserais pas faire les choses surtout à l’époque où on vit maintenant. Nous avons les moyens aujourd’hui de soulager les gens, et de les laisser partir sans qu’ils ne souffrent trop. Il devrait y avoir une loi pour les cas de patients où il n’y a plus d’espoir et pour les cancers en phase terminale. Il faudrait une loi qui encadre mieux ces situations.
Que pensez-vous du formulaire de directives anticipées ?
Ce formulaire n’est valable que trois ans. C’est ridicule. Il ne faudrait pas qu’il y ait de limitation. À partir du moment où on l’a dit et où on ne revient pas dessus, la déclaration ne doit pas être modifiée. Il faudrait que chacun d’entre nous puisse décider s’il est d’accord ou non avec l’acharnement thérapeutique. Et que cela soit noté quelque part.
Pour se procurer le formulaire des directives anticipées, se rendre sur le site de l’ADMD.
http://www.lunion.presse.fr/region/faut-il-abreger-les-souffrances-de-certains-malades-ia3b26n286561
Qu’est-ce qui vous a amené à réagir aujourd’hui ?
Je m’interroge sur la réaction des parents de Vincent Lambert, qui se positionnent contre la décision collégiale des médecins qui ont demandé d’arrêter les traitements (de nutrition et d’hydratation artificielles, NDLR). Si les parents aimaient vraiment leurs enfants, ils les laisseraient partir. C’est une vraie preuve d’amour que de laisser partir celui qui souffre. Par ailleurs, je ne vois pas ce que la justice vient faire dans cette affaire. C’est quelque chose qui devrait se régler entre la famille et les médecins.
Avez-vous été confronté pendant votre carrière à des cas similaires à celui de Vincent Lambert ?
Combien de fois j’ai entendu des gens me dire : « Si le bon dieu pouvait me rappeler » ou « Qu’est-ce que j’ai fait pour subir tout ce que je subis. » Quand vous voyez des gens en fin de vie sondés de partout avec des perfusions, vous vous posez vraiment la question. Je pense à une dame d’une soixantaine d’années atteinte d’un cancer du visage. Elle n’arrêtait pas de se regarder dans la glace… Elle voulait partir, elle était dévorée par son cancer. C’était épouvantable, c’était presque à qui n’irait pas dans la chambre. Certains membres de sa famille auraient bien voulu que cette personne s’en aille mais tout le monde n’était pas d’accord. Ils disaient qu’elle finirait bien par mourir de son cancer.Avez-vous déjà été amené à prendre des décisions face à la souffrance des patients ?
Je ne pourrais pas dire qu’on ne les a pas un petit peu aidés. Je ne peux pas dire les médecins ont fait quelque chose, mais il est arrivé qu’on augmente les doses de morphine de façon à ce que la personne s’endorme. Disons-le comme ça. À ce moment-là, vu les souffrances qu’endurait le malade, il est arrivé que la famille n’ait pas le droit de donner son avis. Si certains parents étaient avec leur enfant, 24 heures sur 24, chaque seconde, je suis sûr à 90 % qu’ils diraient qu’on peut laisser partir leur enfant.
Selon vous, que faudrait-il faire ?
Je ne laisserais pas faire les choses surtout à l’époque où on vit maintenant. Nous avons les moyens aujourd’hui de soulager les gens, et de les laisser partir sans qu’ils ne souffrent trop. Il devrait y avoir une loi pour les cas de patients où il n’y a plus d’espoir et pour les cancers en phase terminale. Il faudrait une loi qui encadre mieux ces situations.
Que pensez-vous du formulaire de directives anticipées ?
Ce formulaire n’est valable que trois ans. C’est ridicule. Il ne faudrait pas qu’il y ait de limitation. À partir du moment où on l’a dit et où on ne revient pas dessus, la déclaration ne doit pas être modifiée. Il faudrait que chacun d’entre nous puisse décider s’il est d’accord ou non avec l’acharnement thérapeutique. Et que cela soit noté quelque part.
Pour se procurer le formulaire des directives anticipées, se rendre sur le site de l’ADMD.
http://www.lunion.presse.fr/region/faut-il-abreger-les-souffrances-de-certains-malades-ia3b26n286561
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