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vendredi 31 janvier 2014
Jugée pour le meurtre de son bébé
SOISSONS (02). Une maman, âgée de 35 ans, est jugée depuis mercredi par la cour d’assises de l’Aisne, pour le meurtre de son bébé près de Soissons.
Sophie est morte le jour de sa naissance. La vie semblait pourtant lui sourire dans un pavillon coquet.
Ce drame s’est déroulé au domicile familial de Saint-Christophe à Berry, le 7 décembre 2009. L’accusée met seule au monde la fillette qui chute brutalement. Mais elle est viable. Séverine Olier téléphone à son compagnon. Il ignore qu’elle a été enceinte. Elle lui demande de rentrer plus tard, le temps de nettoyer les lieux. L’enfant est retrouvé, lors d’une perquisition, porteuse de vingt-deux plaies causées par des ciseaux. « Les faits ne sont pas contestés. Le problème, c’est comment et pourquoi ? » estime Me Miel, avocat de la défense.
Pourquoi cette femme, au visage mince, caché par un rideau de cheveux châtains, n’a-t-elle pas considéré la petite victime comme une personne ? D’ailleurs, elle n’a jamais pu encore aller sur sa tombe. Le cimetière, c’est la matérialisation d’un disparu. Alors, pour désigner la fillette morte, elle dit « la chose », une façon de remarquer que c’est personne.
L’accusée avoue avoir causé la mort mais ne reconnaît pas l’usage des ciseaux. Ils incarnent trop, sans doute, la brutalité. « Je me souviens d’avoir fait mal, d’avoir tué. Je suis sûre que c’est moi car j’étais toute seule. »
Pour la naissance de son premier enfant, elle évoque pourtant une époque « magique ». Cet émerveillement s’est mué dans la durée en une sorte de dégoût. Le corps, qu’elle portait pour la troisième fois, est vu comme un agresseur qu’il faut combattre. Un ennemi de l’intérieur. Il la renvoie à la sexualité qu’elle dédaigne, à son calvaire enfoui. Les jurés disposent encore de deux jours pour tenter de la comprendre avant de la juger.
http://www.lunion.presse.fr/accueil/jugee-pour-le-meurtre-de-son-bebe-ia0b0n291288
Sophie est morte le jour de sa naissance. La vie semblait pourtant lui sourire dans un pavillon coquet.
Ce drame s’est déroulé au domicile familial de Saint-Christophe à Berry, le 7 décembre 2009. L’accusée met seule au monde la fillette qui chute brutalement. Mais elle est viable. Séverine Olier téléphone à son compagnon. Il ignore qu’elle a été enceinte. Elle lui demande de rentrer plus tard, le temps de nettoyer les lieux. L’enfant est retrouvé, lors d’une perquisition, porteuse de vingt-deux plaies causées par des ciseaux. « Les faits ne sont pas contestés. Le problème, c’est comment et pourquoi ? » estime Me Miel, avocat de la défense.
Déni de grossesse
Un expert juge que l’affaire illustre le déni de grossesse. L’accusée est mère de deux enfants, âgés de 10 et 14 ans, aujourd’hui. Cette ancienne secrétaire comptable semble lisse en surface avec un caractère renfermé. Séverine Olier a été violée dans son enfance, par un membre de sa famille jamais dénoncé. Mais elle garde cette blessure secrète, n’en parle jamais à sa mère. Ce traumatisme a-t-il pesé sur son comportement ? Vraisemblablement, il a accentué une fragilité, un déséquilibre. Elle ne s’exprime que par des bribes, se nourrit de ses silences, conserve son mystère.Pourquoi cette femme, au visage mince, caché par un rideau de cheveux châtains, n’a-t-elle pas considéré la petite victime comme une personne ? D’ailleurs, elle n’a jamais pu encore aller sur sa tombe. Le cimetière, c’est la matérialisation d’un disparu. Alors, pour désigner la fillette morte, elle dit « la chose », une façon de remarquer que c’est personne.
L’accusée avoue avoir causé la mort mais ne reconnaît pas l’usage des ciseaux. Ils incarnent trop, sans doute, la brutalité. « Je me souviens d’avoir fait mal, d’avoir tué. Je suis sûre que c’est moi car j’étais toute seule. »
Pour la naissance de son premier enfant, elle évoque pourtant une époque « magique ». Cet émerveillement s’est mué dans la durée en une sorte de dégoût. Le corps, qu’elle portait pour la troisième fois, est vu comme un agresseur qu’il faut combattre. Un ennemi de l’intérieur. Il la renvoie à la sexualité qu’elle dédaigne, à son calvaire enfoui. Les jurés disposent encore de deux jours pour tenter de la comprendre avant de la juger.
http://www.lunion.presse.fr/accueil/jugee-pour-le-meurtre-de-son-bebe-ia0b0n291288
jeudi 30 janvier 2014
Première vague de licenciements pour les salariés de Baxi France
SOISSONS (02). Les salariés du site soissonnais de l’entreprise Baxi France ont été fixés mercredi sur leur avenir. Quarante-neuf d’entre eux se retrouveront sans emploi dans les jours suivants. La fermeture de l'usine est fixée à décembre 2014.
Alignés devant la salle d’attente, les salariés de Baxi France, à Soissons, patientent (et s’impatientent) pour connaître leur sort. Derrière la porte, Jocelyne Levêque, directrice des relations humaines du groupe Chappée-De Dietricht, est chargée de cette inconfortable tâche.
Après quelques minutes d’entretien, Aurélie Combo, en CDI depuis cinq ans, s’extirpe de la salle et part s’aérer l’esprit. Pour elle, le couperet vient de tomber. « Vendredi, je vais recevoir ma lettre de notification de licenciement. J’avais du mal à réaliser, mais là… C’est du gâchis. Je pensais qu’en signant un CDI, j’aurais une stabilité. J’ai investi dans une maison dans le Soissonnais, avec ma famille. J’ai les boules », témoigne la travailleuse blonde de 36 ans.
Ils sont au total plus de 130 salariés à avoir reçu une réponse, mercredi. Stella Clergot en fait partie. Après 23 années passées au sein de l’entreprise, elle souhaite désormais rebondir. « Mon départ est effectif. Je ne m’attendais à rien d’autre. Maintenant, je me dirige vers une formation d’auxiliaire de vie. Baxi est derrière moi », lâche-t-elle.
Bruno Doublet, 11 ans de carrière dans l’entreprise, attend lui aussi son tour dans la file indienne. Chez lui, la résignation a laissé place à la colère. « Ça va être la fête dans la salle. Les chaises, elles vont voler, je vous le dis », s’insurge-t-il. Il finira par se calmer, en retrait du groupe.
Bruno Doublet n’est pas le seul à être à cran. Une marche funèbre, qui devait se tenir, mercredi sur le site soissonnais, a finalement été annulée. « On a préféré ne pas la faire car on a eu peur que certains s’emportent, explique Thierry Depret, représentant de l’intersyndicale. On ne voulait pas d’échauffourées avec la direction car cela aurait pu ternir l’image des salariés auprès des employeurs du Soissonnais. »
Mais la liste ne s’arrête pas là. « Six mois de charges seront payés par Baxi aux entreprises qui reprendront un salarié d’ici », précise Thierry Depret. Quant aux indemnités de licenciement, celles-ci vont de 30 000 euros à 70 000 euros. « Ce n’est rien, comparé aux difficultés pour retrouver un emploi dans le Soissonnais », conclut-il, un peu amer.
http://www.lunion.presse.fr/accueil/premiere-vague-de-licenciements-pour-les-salaries-de-baxi-ia0b0n291260
Alignés devant la salle d’attente, les salariés de Baxi France, à Soissons, patientent (et s’impatientent) pour connaître leur sort. Derrière la porte, Jocelyne Levêque, directrice des relations humaines du groupe Chappée-De Dietricht, est chargée de cette inconfortable tâche.
Après quelques minutes d’entretien, Aurélie Combo, en CDI depuis cinq ans, s’extirpe de la salle et part s’aérer l’esprit. Pour elle, le couperet vient de tomber. « Vendredi, je vais recevoir ma lettre de notification de licenciement. J’avais du mal à réaliser, mais là… C’est du gâchis. Je pensais qu’en signant un CDI, j’aurais une stabilité. J’ai investi dans une maison dans le Soissonnais, avec ma famille. J’ai les boules », témoigne la travailleuse blonde de 36 ans.
Ils sont au total plus de 130 salariés à avoir reçu une réponse, mercredi. Stella Clergot en fait partie. Après 23 années passées au sein de l’entreprise, elle souhaite désormais rebondir. « Mon départ est effectif. Je ne m’attendais à rien d’autre. Maintenant, je me dirige vers une formation d’auxiliaire de vie. Baxi est derrière moi », lâche-t-elle.
« C’est un soulagement »
Pendant ce temps, les entretiens s’enchaînent. « Suivant », ironise l’un des salariés en quittant la salle. Thierry Gambier, 15 ans d’ancienneté, reste zen. Il livre son état d’esprit : « C’est un soulagement de savoir ce qu’on va devenir. Je vais avoir des réponses aux questions que je me pose. Qu’est-ce qu’on va faire après ? Qu’est-ce qu’on va devenir ? Jusque-là, on ne pouvait pas prendre notre avenir en main. »Bruno Doublet, 11 ans de carrière dans l’entreprise, attend lui aussi son tour dans la file indienne. Chez lui, la résignation a laissé place à la colère. « Ça va être la fête dans la salle. Les chaises, elles vont voler, je vous le dis », s’insurge-t-il. Il finira par se calmer, en retrait du groupe.
Bruno Doublet n’est pas le seul à être à cran. Une marche funèbre, qui devait se tenir, mercredi sur le site soissonnais, a finalement été annulée. « On a préféré ne pas la faire car on a eu peur que certains s’emportent, explique Thierry Depret, représentant de l’intersyndicale. On ne voulait pas d’échauffourées avec la direction car cela aurait pu ternir l’image des salariés auprès des employeurs du Soissonnais. »
Accompagnés après leur licenciement
Avec son collègue syndicaliste Christophe Rouselle et l’ensemble des salariés, le quadragénaire s’est battu pour obtenir des contreparties à la série de licenciements. « On a négocié un congé de reclassement de 12 mois pour tous les salariés, avec trois mois de plus pour ceux qui n’auront pas été reclassés au bout d’un an », détaille-t-il. « On a aussi obtenu un budget de 8 000 à 15 000 euros pour la formation, avec, en plus, la prise en charge des frais kilométriques et de bouche si les formations sont à Lyon ou Paris par exemple », ajoute-t-il, 27 années de fabrication de chaudières derrière lui.Mais la liste ne s’arrête pas là. « Six mois de charges seront payés par Baxi aux entreprises qui reprendront un salarié d’ici », précise Thierry Depret. Quant aux indemnités de licenciement, celles-ci vont de 30 000 euros à 70 000 euros. « Ce n’est rien, comparé aux difficultés pour retrouver un emploi dans le Soissonnais », conclut-il, un peu amer.
http://www.lunion.presse.fr/accueil/premiere-vague-de-licenciements-pour-les-salaries-de-baxi-ia0b0n291260
mercredi 29 janvier 2014
Début de la fin pour les Baxi
SOISSONS (02). Une marche funèbre. Voici ce que les Baxi ont programmé aujourd’hui pour l’annonce du début du plan de licenciement de leur entreprise.
La direction du groupe va communiquer ce matin, la liste de la quarantaine de salariés qui vont recevoir leur lettre de licenciement. Une seconde vague arrivera en fin d’été, puis l’ultime cohorte en décembre prochain ou début 2015.
45 salariés vont être malgré tout « conservés » mais ils seront affectés sur le site de Villers-Cotterêts du groupe Chappee. « Outre tous les licenciements, ce que nous regrettons le plus est qu’aucun des acteurs qui devaient nous aider, n’a travaillé sur la revitalisation du site », glissait hier l’intersyndicale qui s’est battue jusqu’au bout pour trouver une solution sur place.
Depuis septembre 2012, date à laquelle le groupe possédant le site soissonnais a annoncé la fin programmée, les salariés ont tout fait pour tenter d’éviter à la solution ultime.
http://www.lunion.presse.fr/region/debut-de-la-fin-pour-les-baxi-ia0b0n290628
La direction du groupe va communiquer ce matin, la liste de la quarantaine de salariés qui vont recevoir leur lettre de licenciement. Une seconde vague arrivera en fin d’été, puis l’ultime cohorte en décembre prochain ou début 2015.
45 salariés vont être malgré tout « conservés » mais ils seront affectés sur le site de Villers-Cotterêts du groupe Chappee. « Outre tous les licenciements, ce que nous regrettons le plus est qu’aucun des acteurs qui devaient nous aider, n’a travaillé sur la revitalisation du site », glissait hier l’intersyndicale qui s’est battue jusqu’au bout pour trouver une solution sur place.
Depuis septembre 2012, date à laquelle le groupe possédant le site soissonnais a annoncé la fin programmée, les salariés ont tout fait pour tenter d’éviter à la solution ultime.
http://www.lunion.presse.fr/region/debut-de-la-fin-pour-les-baxi-ia0b0n290628
mardi 28 janvier 2014
SOISSONS (02). Dernière répétition pour les habitants avant le Concert de poche
Vingt-huit Soissonnais seront sur la scène du Mail, jeudi à 19 heures, en première partie du concert du quatuor Les Dissonances. Les habitants ont répété, lundi, pour la dernière fois avant le grand soir.
Il flottait comme un air du film « Les Choristes », lundi soir, dans l’auditorium du Mail, à Soissons.
Un chœur formé par 28 habitants des quartiers Saint-Crépin, Saint-Waast, de Presles, de Chevreux et de la Gare, à Soissons, ont assisté à la répétition générale de leur prochaine prestation. Jeudi, à 19 heures, ces Soissonnais se produiront en première partie du quatuor international Les Dissonances, sur la scène du Mail, ponctuant ainsi un travail entamé en septembre avec l’association Les Concerts de poche et la Ville.
http://www.lunion.presse.fr/region/soissons-02-derniere-repetition-pour-les-habitants-ia231b0n290143
Il flottait comme un air du film « Les Choristes », lundi soir, dans l’auditorium du Mail, à Soissons.
Un chœur formé par 28 habitants des quartiers Saint-Crépin, Saint-Waast, de Presles, de Chevreux et de la Gare, à Soissons, ont assisté à la répétition générale de leur prochaine prestation. Jeudi, à 19 heures, ces Soissonnais se produiront en première partie du quatuor international Les Dissonances, sur la scène du Mail, ponctuant ainsi un travail entamé en septembre avec l’association Les Concerts de poche et la Ville.
http://www.lunion.presse.fr/region/soissons-02-derniere-repetition-pour-les-habitants-ia231b0n290143
À Chevreux, les fissures inquiètent
Ils ne viennent peut-être pas toujours aux réunions, on le leur reproche d’ailleurs comme racontent certains, mais les habitants restant en place sur le quartier de Chevreux en rénovation ne se désintéressent pas tous des travaux. Au 50 rue Pierre-Mendès-France, dans un logement qui ne sera pas détruit, Thérèse Werner ne veut pas se laisser oublier. Le chantier lui cause même des inquiétudes. « Des fissures liées aux travaux sont apparues dans mon appartement », affirme la locataire. Elle craint beaucoup de devoir payer, le jour où elle quittera les lieux, des dégâts qui ne sont pas de son fait. Elle affirme avoir montré ces fissures à un interlocuteur local. Elles sont situées dans plusieurs pièces, sur un plafond notamment, et près d’une fenêtre. L’occupante indique même s’être déplacée lors d’une de ces fameuses rencontres, « on m’a dit que quelqu’un viendrait voir chez moi », s’impatiente-t-elle. Elle croit même savoir que « la dalle a pu bouger ».
« Elle en parle à tout le monde, remarque en effet Véronique Binet, directeur du développement à l’office public de l’habitat (OPH) de l’Aisne, qui a pris conscience de l’inquiétude de cette Soissonnaise. Plusieurs interlocuteurs sont ainsi au courant, « des fissures, il y en a plusieurs, tout cela va être rectifié », indique cette représentante de l’office public de Laon et de l’Aisne.
Même chose pour les portes, « la mienne ne fermait plus », s’exclame cette habitante. Le menuisier a finalement réalisé la réparation, relate l’habitante, précisant avoir dû prendre rendez-vous avec le gardien avant de rencontrer le professionnel. Mais « ça fait sept ans que j’attends qu’on me la change », peste-t-elle, toujours pas satisfaite. L’étanchéité laisse à désirer, poursuit-elle : « quand il pleut, je suis inondée jusqu’aux toilettes ». Ses voisins, Ludovic Chollet et Monique Lebel, se plaignent aussi : « J’ai un jour au bas de ma porte », indique le premier. Ils peuvent être rassurés, selon Véronique Binet : « Elles sont assez anciennes et vont être changées. Un appel d’offres a été lancé dans le cadre du projet ANRU. » (agence nationale de rénovation urbaine, NDLR)
Le même appel d’offres devrait aussi permettre de résoudre les problèmes de chauffage qu’évoquent également ces locataires. « Il y a effectivement eu des petits soucis. Nous avons réalisé une analyse et des études mais nous ne pouvons pas intervenir en saison de chauffe. Des travaux vont être réalisés mais nous devons attendre que la saison de soit terminée pour tout revoir », indique la responsable du développement à l’OPH, précisant qu’en attendant, l’office s’efforce de faire face aux pannes ponctuelles
http://www.lunion.presse.fr/region/a-chevreux-les-fissures-inquietent-ia3b26n289809
« Elle en parle à tout le monde, remarque en effet Véronique Binet, directeur du développement à l’office public de l’habitat (OPH) de l’Aisne, qui a pris conscience de l’inquiétude de cette Soissonnaise. Plusieurs interlocuteurs sont ainsi au courant, « des fissures, il y en a plusieurs, tout cela va être rectifié », indique cette représentante de l’office public de Laon et de l’Aisne.
Même chose pour les portes, « la mienne ne fermait plus », s’exclame cette habitante. Le menuisier a finalement réalisé la réparation, relate l’habitante, précisant avoir dû prendre rendez-vous avec le gardien avant de rencontrer le professionnel. Mais « ça fait sept ans que j’attends qu’on me la change », peste-t-elle, toujours pas satisfaite. L’étanchéité laisse à désirer, poursuit-elle : « quand il pleut, je suis inondée jusqu’aux toilettes ». Ses voisins, Ludovic Chollet et Monique Lebel, se plaignent aussi : « J’ai un jour au bas de ma porte », indique le premier. Ils peuvent être rassurés, selon Véronique Binet : « Elles sont assez anciennes et vont être changées. Un appel d’offres a été lancé dans le cadre du projet ANRU. » (agence nationale de rénovation urbaine, NDLR)
Le même appel d’offres devrait aussi permettre de résoudre les problèmes de chauffage qu’évoquent également ces locataires. « Il y a effectivement eu des petits soucis. Nous avons réalisé une analyse et des études mais nous ne pouvons pas intervenir en saison de chauffe. Des travaux vont être réalisés mais nous devons attendre que la saison de soit terminée pour tout revoir », indique la responsable du développement à l’OPH, précisant qu’en attendant, l’office s’efforce de faire face aux pannes ponctuelles
http://www.lunion.presse.fr/region/a-chevreux-les-fissures-inquietent-ia3b26n289809
Gare aux faux agents recenseurs
SOISSONS (02). Jusqu’au 22 février, 1154 logements seront recensés à Soissons. Lors de la campagne précédente, certains escrocs n’hésitent pas à jouer les faux agents. L’année dernière, trois personnes, deux à Soissons et une à Vauxbuin, avaient été abusées par ces usurpateurs.
Tout à fait aimables et cordiaux, ces hommes se présentent au domicile de leur victime, avec un dossier sous le bras et sans présenter leur carte professionnelle. Après avoir mis en confiance leur « proie », ils lui demandent d’aller chercher sa pièce d’identité ou autre chose. Pendant que la personne va dans une autre pièce, les malfaiteurs en profitent pour subtiliser le porte-monnaie, l’argent liquide ou les bijoux...
À Soissons, cinq agents recenseurs ont été recrutés cette année, et ils sont tous porteurs d’une carte signée par le maire. En cas de doute, il est possible d’appeler la mairie pour vérifier.
http://www.lunion.presse.fr/region/gare-aux-faux-agents-recenseurs-ia18b0n288121
Tout à fait aimables et cordiaux, ces hommes se présentent au domicile de leur victime, avec un dossier sous le bras et sans présenter leur carte professionnelle. Après avoir mis en confiance leur « proie », ils lui demandent d’aller chercher sa pièce d’identité ou autre chose. Pendant que la personne va dans une autre pièce, les malfaiteurs en profitent pour subtiliser le porte-monnaie, l’argent liquide ou les bijoux...
À Soissons, cinq agents recenseurs ont été recrutés cette année, et ils sont tous porteurs d’une carte signée par le maire. En cas de doute, il est possible d’appeler la mairie pour vérifier.
http://www.lunion.presse.fr/region/gare-aux-faux-agents-recenseurs-ia18b0n288121
lundi 27 janvier 2014
Attirer les touristes : une vraie bataille
Le centenaire de la Grande Guerre favorise la découverte du Chemin des Dames entre Soissons et Laon, dans l’Aisne. C’est un autre combat, pour captiver et séduire.
« I ci, après la guerre, on est sur la Lune avec 533 coups d’obus à l’hectare », rappelle Yves Fohlen, guide à la Caverne du Dragon sur le Chemin des Dames, près de Laon.
Il vient d’accueillir un groupe d’une dizaine de professionnels invités par l’Agence de développement et de réservation touristiques de l’Aisne. Le but de l’expédition est simple, les inciter à amener du public lors du centenaire du premier conflit mondial.
Yves Fohlen en est persuadé, les visiteurs vont venir en nombre. En 2017, avec l’extension du musée, ce sont 70 000 visiteurs qui sont attendus pour 40 000 actuellement.
C’est vrai que le Chemin est unique. Aucune construction ne perce l’horizon pour bouleverser le paysage aujourd’hui si paisible. Arpenter le lieu permet de mesurer la réalité du conflit. « L’enjeu pendant toute la guerre est de garder les hauteurs », souligne le guide. Le plus souvent, les Alliés se trouvent au fond des vallées. Des Écossais attaquent en kilt des positions protégées par des mitrailleuses à Cerny-en-Laonnois. Grâce aux familles qui fournissent des documents, des visages et des noms peuvent être mis sur des tombes, une immensité de pierres gravées. Elles méritent beaucoup d’attention. Des dates résument de brèves existences et vont à l’encontre d’idées établies. Les officiers ne sont pas restés à l’abri. Au cimetière de Vendresse, la sépulture d’un général anglais, couvert de médailles, en témoigne. À Soupir, cette épitaphe pour un soldat, tué en octobre 1914, dit aussi l’essentiel, « Le seul fils d’une mère, veuve ». Des mots simples qui traversent les années.
http://www.lunion.presse.fr/accueil/attirer-les-touristes-une-vraie-bataille-ia0b0n289148
« I ci, après la guerre, on est sur la Lune avec 533 coups d’obus à l’hectare », rappelle Yves Fohlen, guide à la Caverne du Dragon sur le Chemin des Dames, près de Laon.
Il vient d’accueillir un groupe d’une dizaine de professionnels invités par l’Agence de développement et de réservation touristiques de l’Aisne. Le but de l’expédition est simple, les inciter à amener du public lors du centenaire du premier conflit mondial.
Un endroit unique
La guerre des territoires fait rage. Si chacun affecte d’entretenir de bonnes relations avec le voisin, la concurrence est réelle. La Somme fascine par la dimension de ses monuments, la capacité de s’en tenir à un récit simple. « Le Chemin des Dames est plus diffus. Il y a tout de même du potentiel », juge Georges Rouzeau du site internet Michelin. Un organisateur de voyages de Liège est aussi séduit. Mais il pense qu’il faut proposer des formules incluant d’autres sites.Yves Fohlen en est persuadé, les visiteurs vont venir en nombre. En 2017, avec l’extension du musée, ce sont 70 000 visiteurs qui sont attendus pour 40 000 actuellement.
C’est vrai que le Chemin est unique. Aucune construction ne perce l’horizon pour bouleverser le paysage aujourd’hui si paisible. Arpenter le lieu permet de mesurer la réalité du conflit. « L’enjeu pendant toute la guerre est de garder les hauteurs », souligne le guide. Le plus souvent, les Alliés se trouvent au fond des vallées. Des Écossais attaquent en kilt des positions protégées par des mitrailleuses à Cerny-en-Laonnois. Grâce aux familles qui fournissent des documents, des visages et des noms peuvent être mis sur des tombes, une immensité de pierres gravées. Elles méritent beaucoup d’attention. Des dates résument de brèves existences et vont à l’encontre d’idées établies. Les officiers ne sont pas restés à l’abri. Au cimetière de Vendresse, la sépulture d’un général anglais, couvert de médailles, en témoigne. À Soupir, cette épitaphe pour un soldat, tué en octobre 1914, dit aussi l’essentiel, « Le seul fils d’une mère, veuve ». Des mots simples qui traversent les années.
http://www.lunion.presse.fr/accueil/attirer-les-touristes-une-vraie-bataille-ia0b0n289148
dimanche 26 janvier 2014
L’acharnement judiciaire de la mairie pose question
On se demande pourquoi la mairie de Villers-Cotterêts souhaite aller jusqu’au bout. Depuis près de cinq ans, une responsable de la municipalité cherche à réintégrer un poste duquel elle fut évincée en 2008. Malgré une décision de justice favorable, les choses traînent. Sur ce dossier, le maire n’a pas souhaité s’exprimer car il s’agit « d’une affaire toujours en cours ».
Tout débute en 2008. Nathalie T. est alors responsable de la restauration administrative et scolaire. « Quelqu’un a été recruté pour prendre ses fonctions », commente le secrétaire général du syndicat CFTC des territoriaux de Picardie Alain Melcus. D’après nos informations, plusieurs raisons ont été évoquées pour expliquer « l’évincement » de Nathalie T. : problème avec le voisinage, incompétence, ou encore grade ne correspondant pas à ses fonctions. Des accusations que balaie Alain Melcus qui défend le dossier. « Dans chacun des cas, il y avait d’autres procédures ou solutions possibles. »
Deux ans plus tard, en 2010, le tribunal administratif d’Amiens a tranché : « la décision du maire de la commune de Villers-Cotterêts du 26 juin 2008 est annulée. Il est enjoint à la commune, de réintégrer Madame T. dans ses fonctions », lit-on dans le jugement. Or, d’après la CFTC, l’affectation qui a suivi était une « mise au placard ». La plaignante a donc formulé une nouvelle requête auprès de la justice administrative. Le tribunal a ordonné une nouvelle fois sa réintégration, en condamnant la Ville à une astreinte en cas de non-exécution.
La mairie a remis dans les semaines suivantes une fiche de poste à l’intéressée faisant état de sa réintégration. « Mais le problème, c’est que l’affectation était cette fois vidée des tâches et des responsabilités relatives à ses anciennes fonctions », relève la CFTC. Le dossier est donc désormais examiné par la plus haute instance judiciaire en la matière, le Conseil d’État.
http://www.lunion.presse.fr/region/l-acharnement-judiciaire-de-la-mairie-pose-question-ia3b26n288581
Tout débute en 2008. Nathalie T. est alors responsable de la restauration administrative et scolaire. « Quelqu’un a été recruté pour prendre ses fonctions », commente le secrétaire général du syndicat CFTC des territoriaux de Picardie Alain Melcus. D’après nos informations, plusieurs raisons ont été évoquées pour expliquer « l’évincement » de Nathalie T. : problème avec le voisinage, incompétence, ou encore grade ne correspondant pas à ses fonctions. Des accusations que balaie Alain Melcus qui défend le dossier. « Dans chacun des cas, il y avait d’autres procédures ou solutions possibles. »
Deux ans plus tard, en 2010, le tribunal administratif d’Amiens a tranché : « la décision du maire de la commune de Villers-Cotterêts du 26 juin 2008 est annulée. Il est enjoint à la commune, de réintégrer Madame T. dans ses fonctions », lit-on dans le jugement. Or, d’après la CFTC, l’affectation qui a suivi était une « mise au placard ». La plaignante a donc formulé une nouvelle requête auprès de la justice administrative. Le tribunal a ordonné une nouvelle fois sa réintégration, en condamnant la Ville à une astreinte en cas de non-exécution.
La mairie a remis dans les semaines suivantes une fiche de poste à l’intéressée faisant état de sa réintégration. « Mais le problème, c’est que l’affectation était cette fois vidée des tâches et des responsabilités relatives à ses anciennes fonctions », relève la CFTC. Le dossier est donc désormais examiné par la plus haute instance judiciaire en la matière, le Conseil d’État.
http://www.lunion.presse.fr/region/l-acharnement-judiciaire-de-la-mairie-pose-question-ia3b26n288581
samedi 25 janvier 2014
Une lycéenne de Soissons séduit «The Voice»
Elle s’appelle Camille Mouton. Les fans de « The Voice », le télé crochet de la TF1, vont la découvrir sous le pseudo de Cloé. Il paraît que dans le lot des prétendantes à cette 3e saison de cette émission, il y avait déjà une Camille. Qu’importe, cette jeune Isarienne, habitant près de Beauvais, a été élève jusqu’à l’année dernière du lycée Gérard de Nerval à Soissons. Plutôt bonne élève, intelligente, « un sacré bout de jeune femme » disent sans détour ceux qui l’ont côtoyée et la côtoient toujours, que ce soit par les réseaux sociaux ou téléphones portables. Lorsqu’elle a décidé de tenter sa chance à « The Voice », certaines de ses copines l’ont suivie. Elles ont rugi de plaisir quand le premier fauteuil d’un des 4 jurés s’est retourné pour lui dire qu’il ne pouvait pas laisser passer cette jeune femme à la voix rappelant pour les fans, le timbre de Janis Joplin. D’ailleurs l’année passée, lors du CD que les élèves de Nathalie Doyhambourg, la professeur de musique du lycée Gérard de Nerval, ont réalisé, miss Camille, pas encore devenue Cloé, avait repris le « Summertime », un des « hits » de cette chanteuse américaine à la carrière courte, qui a marqué de sa voix cassée, rugueuse, l’histoire de la chanson US. Pour ne pas gâcher le plaisir des lecteurs de l’Union, on ne vous dira pas quel est le premier jury qui a succombé sous le charme de celle que le public soissonnais avait découvert sur la scène du Mail en avril 2013. Un grand souvenir quand elle avait très rapidement mis le public dans sa poche pour s’offrir un tour de chant bien loin d’une Mireille Mathieu à Pékin.
Outre sa voix, Camille – Cloé joue de la guitare. Plutôt pas mal. Comme vous pourrez le voir sur sa chaîne Youtube. Elle aura de la concurrence dans les « battles » dans ce domaine, notamment avec Leila, une des révélations de la première émission de « The Voice ». Peut-être ce qui a causé son élimination.
Si cela peut la consoler, quelqu’un comme son ancienne « prof » de musique n’a aucune inquiétude pour la suite de sa carrière dans cet univers cathodique pas toujours très catholique.
http://www.lunion.presse.fr/region/une-lyceenne-de-soissons-seduit-the-voice-ia3b26n288553
Elle demande à Izia Higelin de chanter avec elle
« Camille est quelqu’un de très extravertie » se rappelle notamment la prof de musique qu’est Nathalie Dohambourg. « Elle était capable de choses vraiment très hilarantes pour se mettre dans la poche son public. C’est une fille très fantaisiste, qui ne rentre pas dans les cadres que l’on peut attendre d’une jeune fille de cet âge. Elle n’a peur de rien ». Fan d’Izia Higelin, la fille de Jacques Higelin, Camille n’avait pas hésité à aller la voir en concert et lui demander de chanter avec elle !Outre sa voix, Camille – Cloé joue de la guitare. Plutôt pas mal. Comme vous pourrez le voir sur sa chaîne Youtube. Elle aura de la concurrence dans les « battles » dans ce domaine, notamment avec Leila, une des révélations de la première émission de « The Voice ». Peut-être ce qui a causé son élimination.
Si cela peut la consoler, quelqu’un comme son ancienne « prof » de musique n’a aucune inquiétude pour la suite de sa carrière dans cet univers cathodique pas toujours très catholique.
http://www.lunion.presse.fr/region/une-lyceenne-de-soissons-seduit-the-voice-ia3b26n288553
Une jeune femme meurt sur la route du lycée
Ce vendredi matin, de nombreux accidents ont été constatés sur les routes Soissonnaises, et de toute la région.
Parmi eux, un violent choc frontal s’est produit entre Soissons et Fère-en-Tardenois, sur la départementale 6, à hauteur de la commune d’Ambrief.
Marion Olejnik-Labarre, une jeune fille de 19 ans domiciliée à Fère-en-Tardenois, a trouvé la mort lors de cette collision. Cette tragédie s’est produite vers 7 h 45 ce vendredi matin. La jeune fille roulait à bord d’une Peugeot 205 en direction de Soissons. Elle se dirigeait vers le lycée Gérard de Nerval à Soissons où elle effectuait ses études.
« Elle m’a dépassé et environ 300 mètres plus loin l’accident s’est produit », raconte l’automobiliste qui a appelé les secours. Après cette manœuvre, la route glissante a vraisemblablement gêné la conductrice. Son véhicule s’est déporté l’autre voie de circulation dans une légère courbe à gauche. La Peugeot 205 a alors percuté un Renault Kangoo, qui arrivait en face. À son bord, cinq ouvriers forestiers, qui rejoignaient leur lieu de travail. Avec le soleil levant, le chauffeur n’a sûrement vu la Peugeot 205 qu’au dernier moment. Le point de choc entre les deux véhicules est situé entre le milieu de la chaussée et la voie de gauche (sens Fère-en-Tardenois-Soissons). « J’ai arrêté la circulation avec un autre automobiliste » , explique le témoin. « Nous avons éteint le début d’incendie de la Peugeot 205, et nous avons contacté les pompiers » . Les soldats du feu des centres de Hartennes-et-Taux, Fère-en-Tardenois, Braine et Soissons ont été mobilisés.
L’équipe du Smur de la cité du Vase s’est également rendue sur place. Au final, la jeune fille est décédée sur le coup. Quatre des cinq occupants du second véhicule ont été transportés au centre hospitalier. L’un d’eux était grièvement blessé, mais, lors de son évacuation, ses jours ne semblaient en danger. Durant la prise en charge des victimes, le trafic a été interrompu dans les deux sens de circulation durant plusieurs heures, sur le tronçon où s‘était produit l’accident. Une déviation avait été mise en place par les gendarmes de la brigade motorisée de Soissons. Les militaires de la brigade d’Oulchy-le-Château étaient également sur place. Ils ont procédé aux nombreuses constatations nécessaires à leur enquête. Des investigations qui préciseront notamment les circonstances exactes de cet accident.
http://www.lunion.presse.fr/accueil/une-jeune-femme-meurt-sur-la-route-du-lycee-ia0b0n288470
vendredi 24 janvier 2014
Une nouvelle ligne de bus pour desservir le centre-ville
La gare, le parc Gouraud, l’Hôtel de Ville. Ces trois points devraient être reliés à la fin de l’année par une nouvelle ligne de transport urbain. Le cadencement sera beaucoup plus serré que sur la plupart des lignes actuelles, avec un bus toutes les trente minutes. « C’était un maillon qui manquait au réseau », commente le directeur technique du syndicat intercommunal des transports urbains soissonnais (Situs).
Le projet était dans les « cartons » depuis plusieurs années. « Dès l’appel d’offres en 2009, c’était prévu », explique le président du Situs Didier Boda. Lorsque le syndicat des transports urbains a attribué l’exploitation du réseau à la société « Les courriers automobiles picards », le contrat prévoyait la mise en place d’une desserte centre-ville, « dès que les conditions de la réussite d’un tel projet pourraient être réunies », précise Didier Boda.
L’une des conditions sine qua non, c’était le développement du Parc Gouraud. De nouveaux logements ont tout d’abord été construits, et d’autres sont en train d’être érigés, comme les résidences Ravel et Debussy. Ensuite, la Cité de la musique et de la danse devrait ouvrir ses portes au plus tard au dernier trimestre de cette année.
Une meilleure desserte des lieux permettra ainsi de renforcer l’attractivité du parc Gouraud, et de le lier de façon plus effective à la gare. Ensuite, la future ligne devrait constituer pour les voyageurs de toute la ville une opportunité supplémentaire pour aller dans les commerces du centre. Enfin, la ligne permettra « d’augmenter le nombre de correspondances et de multiplier ainsi l’offre interquartiers et intercommunes », indique Éric Patoux.
Côté pratique, « le plan de la ligne est déjà prêt. Il nous reste à définir où sera l’arrêt du parc Gouraud ». Les utilisateurs emprunteront de nouveaux véhicules, des minibus de 20 places (10 assises et 10 debout). « Ils seront accessibles aux personnes à mobilité réduite et munis notamment d’un système antidémarrage éthylotest », détaille Éric Patoux.
Enfin, il est utile de préciser que l’installation de ce nouveau service n’occasionnera aucune augmentation de tarif pour l’usager. « Les crédits nécessaires à l’achat de deux nouveaux véhicules ainsi que pour le fonctionnement sont prévus au budget. Il n’y aura pas d’emprunt », souligne Didier Boda.
http://www.lunion.presse.fr/region/une-nouvelle-ligne-de-bus-pour-desservir-le-centre-ville-ia3b26n287561
Le projet était dans les « cartons » depuis plusieurs années. « Dès l’appel d’offres en 2009, c’était prévu », explique le président du Situs Didier Boda. Lorsque le syndicat des transports urbains a attribué l’exploitation du réseau à la société « Les courriers automobiles picards », le contrat prévoyait la mise en place d’une desserte centre-ville, « dès que les conditions de la réussite d’un tel projet pourraient être réunies », précise Didier Boda.
L’une des conditions sine qua non, c’était le développement du Parc Gouraud. De nouveaux logements ont tout d’abord été construits, et d’autres sont en train d’être érigés, comme les résidences Ravel et Debussy. Ensuite, la Cité de la musique et de la danse devrait ouvrir ses portes au plus tard au dernier trimestre de cette année.
Une meilleure desserte des lieux permettra ainsi de renforcer l’attractivité du parc Gouraud, et de le lier de façon plus effective à la gare. Ensuite, la future ligne devrait constituer pour les voyageurs de toute la ville une opportunité supplémentaire pour aller dans les commerces du centre. Enfin, la ligne permettra « d’augmenter le nombre de correspondances et de multiplier ainsi l’offre interquartiers et intercommunes », indique Éric Patoux.
Côté pratique, « le plan de la ligne est déjà prêt. Il nous reste à définir où sera l’arrêt du parc Gouraud ». Les utilisateurs emprunteront de nouveaux véhicules, des minibus de 20 places (10 assises et 10 debout). « Ils seront accessibles aux personnes à mobilité réduite et munis notamment d’un système antidémarrage éthylotest », détaille Éric Patoux.
Enfin, il est utile de préciser que l’installation de ce nouveau service n’occasionnera aucune augmentation de tarif pour l’usager. « Les crédits nécessaires à l’achat de deux nouveaux véhicules ainsi que pour le fonctionnement sont prévus au budget. Il n’y aura pas d’emprunt », souligne Didier Boda.
http://www.lunion.presse.fr/region/une-nouvelle-ligne-de-bus-pour-desservir-le-centre-ville-ia3b26n287561
Le père de la purée en flocons est décédé
« T oujours faire mieux » était sa devise. C’était même le titre de ses mémoires publiées en 2011. Jacques Gatineau, l’inventeur de la déshydratation des légumes, le père de la purée en flocons, est décédé. Sa vie, c’est l’épopée émouvante d’un « patron », toujours soucieux de produire français, d’inventer, mais aussi d’animer sa ville d’adoption par ses engagements en faveur du tourisme et des sports d’équipe.
Il s’installe à Villers-Cotterêts en 1947 en tant qu’électromécanicien. Rapidement, il devient l’homme qui électrifie les scieries locales, dont Dequecker, Boulanger, Hudelot, mais aussi l’huilerie de colza de La Ferté-Milon. En même temps, le passionné remet en service les fontaines publiques (Madelon, Diane et Coquille) et assure bénévolement leur éclairage nocturne. Les premières ensacheuses de pommes de terre voient le jour en 1951. Elles précèdent les inventions concernant les premières purées en flocons, le sous vide souple, les aliments pour bébés qui vont révolutionner la vente en grande distribution.
Mais Jacques Gatineau ne délaisse pas pour autant les problématiques locales. Les Cotteréziens se souviennent des jeux Intervilles, ou encore de l’électrification et de la construction du toit du moulin de Largny en 1973. Président de six clubs sportifs dont le football, le basket, la boxe, le handball et le volley, il est l’initiateur en 1965 de la course relais à la torche du 11 novembre depuis Rethondes. Le complexe sportif de la commune porte d’ailleurs son nom.
À propos de l’engagement, il écrit : « Je suis venu, j’ai vu et j’ai compris qu’il faut aider, participer, et s’engager bénévolement. »
Le Cotterézien d’adoption recevra également de nombreuses distinctions : chevalier de l’Ordre national du mérite et chevalier dans celui du mérite agricole, titulaire de la Croix de guerre avec palmes et des Palmes académiques ou encore médaille d’honneur de la Jeunesse et des sports.
http://www.lunion.presse.fr/region/le-pere-de-la-puree-en-flocons-est-decede-ia3b26n278713
Il s’installe à Villers-Cotterêts en 1947 en tant qu’électromécanicien. Rapidement, il devient l’homme qui électrifie les scieries locales, dont Dequecker, Boulanger, Hudelot, mais aussi l’huilerie de colza de La Ferté-Milon. En même temps, le passionné remet en service les fontaines publiques (Madelon, Diane et Coquille) et assure bénévolement leur éclairage nocturne. Les premières ensacheuses de pommes de terre voient le jour en 1951. Elles précèdent les inventions concernant les premières purées en flocons, le sous vide souple, les aliments pour bébés qui vont révolutionner la vente en grande distribution.
« Je suis venu, j’ai vu et j’ai compris… »
Déposant des dizaines de brevets, l’inventeur, connu et sollicité de l’Argentine à la Chine populaire, occupe longtemps le premier rang mondial en termes de mécanique agroalimentaire moderne. Du conditionnement à la déshydratation des légumes, de la cuisson sous vide des jambons à la préparation des aliments pour bébés et des plats cuisinés, il devient le « roi de la pomme de terre » (presse-purée, frites, chips) et en fait bénéficier la planète. Ses usines et laboratoires comptent près de 200 employés.Mais Jacques Gatineau ne délaisse pas pour autant les problématiques locales. Les Cotteréziens se souviennent des jeux Intervilles, ou encore de l’électrification et de la construction du toit du moulin de Largny en 1973. Président de six clubs sportifs dont le football, le basket, la boxe, le handball et le volley, il est l’initiateur en 1965 de la course relais à la torche du 11 novembre depuis Rethondes. Le complexe sportif de la commune porte d’ailleurs son nom.
À propos de l’engagement, il écrit : « Je suis venu, j’ai vu et j’ai compris qu’il faut aider, participer, et s’engager bénévolement. »
Le Cotterézien d’adoption recevra également de nombreuses distinctions : chevalier de l’Ordre national du mérite et chevalier dans celui du mérite agricole, titulaire de la Croix de guerre avec palmes et des Palmes académiques ou encore médaille d’honneur de la Jeunesse et des sports.
http://www.lunion.presse.fr/region/le-pere-de-la-puree-en-flocons-est-decede-ia3b26n278713
jeudi 23 janvier 2014
Faut-il abréger les souffrances de certains malades ?
Daniel Boyer, aujourd’hui retraité à Ambleny, a travaillé pendant plus de quarante ans en tant qu’infirmier dans différents hôpitaux et services de fin de vie, y compris l’hospitalisation à domicile. Pour lui, il y a des situations où il faudrait abréger les souffrances des malades.
Qu’est-ce qui vous a amené à réagir aujourd’hui ?
Je m’interroge sur la réaction des parents de Vincent Lambert, qui se positionnent contre la décision collégiale des médecins qui ont demandé d’arrêter les traitements (de nutrition et d’hydratation artificielles, NDLR). Si les parents aimaient vraiment leurs enfants, ils les laisseraient partir. C’est une vraie preuve d’amour que de laisser partir celui qui souffre. Par ailleurs, je ne vois pas ce que la justice vient faire dans cette affaire. C’est quelque chose qui devrait se régler entre la famille et les médecins.
Avez-vous été confronté pendant votre carrière à des cas similaires à celui de Vincent Lambert ?
Combien de fois j’ai entendu des gens me dire : « Si le bon dieu pouvait me rappeler » ou « Qu’est-ce que j’ai fait pour subir tout ce que je subis. » Quand vous voyez des gens en fin de vie sondés de partout avec des perfusions, vous vous posez vraiment la question. Je pense à une dame d’une soixantaine d’années atteinte d’un cancer du visage. Elle n’arrêtait pas de se regarder dans la glace… Elle voulait partir, elle était dévorée par son cancer. C’était épouvantable, c’était presque à qui n’irait pas dans la chambre. Certains membres de sa famille auraient bien voulu que cette personne s’en aille mais tout le monde n’était pas d’accord. Ils disaient qu’elle finirait bien par mourir de son cancer.Avez-vous déjà été amené à prendre des décisions face à la souffrance des patients ?
Je ne pourrais pas dire qu’on ne les a pas un petit peu aidés. Je ne peux pas dire les médecins ont fait quelque chose, mais il est arrivé qu’on augmente les doses de morphine de façon à ce que la personne s’endorme. Disons-le comme ça. À ce moment-là, vu les souffrances qu’endurait le malade, il est arrivé que la famille n’ait pas le droit de donner son avis. Si certains parents étaient avec leur enfant, 24 heures sur 24, chaque seconde, je suis sûr à 90 % qu’ils diraient qu’on peut laisser partir leur enfant.
Selon vous, que faudrait-il faire ?
Je ne laisserais pas faire les choses surtout à l’époque où on vit maintenant. Nous avons les moyens aujourd’hui de soulager les gens, et de les laisser partir sans qu’ils ne souffrent trop. Il devrait y avoir une loi pour les cas de patients où il n’y a plus d’espoir et pour les cancers en phase terminale. Il faudrait une loi qui encadre mieux ces situations.
Que pensez-vous du formulaire de directives anticipées ?
Ce formulaire n’est valable que trois ans. C’est ridicule. Il ne faudrait pas qu’il y ait de limitation. À partir du moment où on l’a dit et où on ne revient pas dessus, la déclaration ne doit pas être modifiée. Il faudrait que chacun d’entre nous puisse décider s’il est d’accord ou non avec l’acharnement thérapeutique. Et que cela soit noté quelque part.
Pour se procurer le formulaire des directives anticipées, se rendre sur le site de l’ADMD.
http://www.lunion.presse.fr/region/faut-il-abreger-les-souffrances-de-certains-malades-ia3b26n286561
Qu’est-ce qui vous a amené à réagir aujourd’hui ?
Je m’interroge sur la réaction des parents de Vincent Lambert, qui se positionnent contre la décision collégiale des médecins qui ont demandé d’arrêter les traitements (de nutrition et d’hydratation artificielles, NDLR). Si les parents aimaient vraiment leurs enfants, ils les laisseraient partir. C’est une vraie preuve d’amour que de laisser partir celui qui souffre. Par ailleurs, je ne vois pas ce que la justice vient faire dans cette affaire. C’est quelque chose qui devrait se régler entre la famille et les médecins.
Avez-vous été confronté pendant votre carrière à des cas similaires à celui de Vincent Lambert ?
Combien de fois j’ai entendu des gens me dire : « Si le bon dieu pouvait me rappeler » ou « Qu’est-ce que j’ai fait pour subir tout ce que je subis. » Quand vous voyez des gens en fin de vie sondés de partout avec des perfusions, vous vous posez vraiment la question. Je pense à une dame d’une soixantaine d’années atteinte d’un cancer du visage. Elle n’arrêtait pas de se regarder dans la glace… Elle voulait partir, elle était dévorée par son cancer. C’était épouvantable, c’était presque à qui n’irait pas dans la chambre. Certains membres de sa famille auraient bien voulu que cette personne s’en aille mais tout le monde n’était pas d’accord. Ils disaient qu’elle finirait bien par mourir de son cancer.Avez-vous déjà été amené à prendre des décisions face à la souffrance des patients ?
Je ne pourrais pas dire qu’on ne les a pas un petit peu aidés. Je ne peux pas dire les médecins ont fait quelque chose, mais il est arrivé qu’on augmente les doses de morphine de façon à ce que la personne s’endorme. Disons-le comme ça. À ce moment-là, vu les souffrances qu’endurait le malade, il est arrivé que la famille n’ait pas le droit de donner son avis. Si certains parents étaient avec leur enfant, 24 heures sur 24, chaque seconde, je suis sûr à 90 % qu’ils diraient qu’on peut laisser partir leur enfant.
Selon vous, que faudrait-il faire ?
Je ne laisserais pas faire les choses surtout à l’époque où on vit maintenant. Nous avons les moyens aujourd’hui de soulager les gens, et de les laisser partir sans qu’ils ne souffrent trop. Il devrait y avoir une loi pour les cas de patients où il n’y a plus d’espoir et pour les cancers en phase terminale. Il faudrait une loi qui encadre mieux ces situations.
Que pensez-vous du formulaire de directives anticipées ?
Ce formulaire n’est valable que trois ans. C’est ridicule. Il ne faudrait pas qu’il y ait de limitation. À partir du moment où on l’a dit et où on ne revient pas dessus, la déclaration ne doit pas être modifiée. Il faudrait que chacun d’entre nous puisse décider s’il est d’accord ou non avec l’acharnement thérapeutique. Et que cela soit noté quelque part.
Pour se procurer le formulaire des directives anticipées, se rendre sur le site de l’ADMD.
http://www.lunion.presse.fr/region/faut-il-abreger-les-souffrances-de-certains-malades-ia3b26n286561
mercredi 22 janvier 2014
Magistrats inquiets sur leur métier
Cette rentrée du tribunal de grande instance de Soissons a été comme pour ses devanciers, tribunal de commerce et conseil des prud’hommes, marquée par un sentiment partagé, mitigé dixit le président du TGI. D’un côté, un traitement des affaires, toujours en hausse en raison de la qualité des composantes locales de la juridiction – « engagement exceptionnel » ira jusqu’à signaler le procureur. De quoi rester dans des délais situés dans la bonne moyenne. D’un autre, une constante dans le manque d’effectifs comme l’a souligné Yannick Gressot, le président du TGI. « Même si, et je remercie le premier président de la cour d’appel d’Amiens, Alain Gressot, présent à notre audience, nous bénéficions d’un vice-président placé depuis le début de l’année, nous n’avons jamais pu être au complet en 2013 ». Poste qui permet d’atteindre un 7/8 pendant les trois mois que Luc Billon, le vice-président placé, va demeurer au TGI de Soissons. Mais après…
« Chaque tribunal de France va devoir travailler sur la suite d’un colloque intitulé La justice du XXIe siècle. À nous de saisir cette opportunité pour dire la façon dont nous vivons au quotidien notre métier », a conclu Yannick Gressot. Bonne idée.
http://www.lunion.presse.fr/region/magistrats-inquiets-sur-leur-metier-ia18b0n286193
Débat sur la justice au XXIe siècle
Pour Jean-Baptiste Bladier, le procureur de la République, c’est un message national d’alerte de la conférence nationale des procureurs de la République, qu’il a relayé lors de ses réquisitions. Mais avec un ton qui démontrait sans fausse note, que son adhésion à cette vive et urgente inquiétude, était sienne : « 80 % des procureurs français rappellent que depuis leur alerte de 2011, sur la mise en cause de leur impartialité, les changements incessants du droit appliqué à la matière et le manque dramatique de moyens, rien ne s’est amélioré, pire la situation s’est encore aggravée ». À tel point qu’intégrer le parquet à l’issue de l’école nationale de la magistrature semble être un choix déserté.« Chaque tribunal de France va devoir travailler sur la suite d’un colloque intitulé La justice du XXIe siècle. À nous de saisir cette opportunité pour dire la façon dont nous vivons au quotidien notre métier », a conclu Yannick Gressot. Bonne idée.
http://www.lunion.presse.fr/region/magistrats-inquiets-sur-leur-metier-ia18b0n286193
mardi 21 janvier 2014
Soissonnais (02) L’hiver pousse les routiers à l’infraction
Beaucoup se rappellent sûrement l’hiver 2010-2011. Celui où les routes axonaises étaient verglacées durant près d’un mois, où les automobilistes sont restés bloqués des heures durant sur l’autoroute ou les départementales. Lundi, le gérant d’une entreprise de transport, domicilié à Condé-sur-Aisne, a été jugé par le tribunal pour des faits commis en janvier 2011 et liés, selon lui, à ces aléas climatiques exceptionnels. Un délit, cinq contraventions de cinquième classe et douze de quatrième classe lui étaient reprochés.
En réalité, il s’agissait principalement de dépassement du temps de conduite de quatre de ses chauffeurs, durant la fameuse période hivernale. « La société dispose de quatorze camions, et effectue des livraisons essentiellement en région parisienne », indique l’avocat de la défense Maître Blanchard. Selon la législation en vigueur, un chauffeur routier ne peut pas conduire plus de 4 h 30 d’affilée, et plus de 9 heures au cours d’une seule journée. S’ensuit normalement un repos compensateur de 11 heures consécutives. « Pour des trajets en direction de la capitale, les 4 h 30 suffisent largement. Le problème, c’est lorsque vous retrouvez coincé derrière une saleuse, ou carrément immobilisé dans les bouchons liés à l’enneigement de la route. En dépassant le temps de conduite autorisé, les chauffeurs cherchaient simplement à rentrer chez eux », commente Maître Blanchard, en précisant que l’hiver 2010 fut, selon Météo France, « le plus froid de ces quarante dernières années ».
Plus de 4000 euros
D’autre part, les conditions météo avaient rendu les routes impraticables certains jours, ce qui avait occasionné du retard dans les livraisons. Pour compenser, les conducteurs n’avaient pas respecté les 11 heures de repos entre deux journées de travail. Des informations enregistrées sur les chronotachygraphe installé dans les véhicules de transport routier.
Cet appareil électronique enregistre la vitesse, le temps de conduite et d’activités (travail, disponibilité, repos…). Lors d’un contrôle, l’administration des transports ou les forces de l’ordre peuvent alors constater le respect ou non de la réglementation. C’est d’ailleurs de cette manière que l’affaire avait été découverte.
Pour le procureur de la République de Soissons Jean-Baptiste Bladier, les conditions climatiques ne peuvent pas tout justifier. « Peut-on s’affranchir des règles de sécurité alors même que les conditions de circulation sont exécrables ? La réponse est clairement non. » Il a donc requis près de 4150 euros d’amende pour l’ensemble des infractions.
Le tribunal a été plus clément, en réduisant le montant des contraventions à 1600 euros, mais a reconnu le chef d’entreprise coupable car « il aurait pu s’organiser autrement », tout en rappelant que « la législation vise à protéger les usagers de la route ».
http://www.lunion.presse.fr/region/soissonnais-02-l-hiver-pousse-les-routiers-a-l-infraction-ia3b26n285701
En réalité, il s’agissait principalement de dépassement du temps de conduite de quatre de ses chauffeurs, durant la fameuse période hivernale. « La société dispose de quatorze camions, et effectue des livraisons essentiellement en région parisienne », indique l’avocat de la défense Maître Blanchard. Selon la législation en vigueur, un chauffeur routier ne peut pas conduire plus de 4 h 30 d’affilée, et plus de 9 heures au cours d’une seule journée. S’ensuit normalement un repos compensateur de 11 heures consécutives. « Pour des trajets en direction de la capitale, les 4 h 30 suffisent largement. Le problème, c’est lorsque vous retrouvez coincé derrière une saleuse, ou carrément immobilisé dans les bouchons liés à l’enneigement de la route. En dépassant le temps de conduite autorisé, les chauffeurs cherchaient simplement à rentrer chez eux », commente Maître Blanchard, en précisant que l’hiver 2010 fut, selon Météo France, « le plus froid de ces quarante dernières années ».
Plus de 4000 euros
d’amende requis
D’autre part, les conditions météo avaient rendu les routes impraticables certains jours, ce qui avait occasionné du retard dans les livraisons. Pour compenser, les conducteurs n’avaient pas respecté les 11 heures de repos entre deux journées de travail. Des informations enregistrées sur les chronotachygraphe installé dans les véhicules de transport routier.Cet appareil électronique enregistre la vitesse, le temps de conduite et d’activités (travail, disponibilité, repos…). Lors d’un contrôle, l’administration des transports ou les forces de l’ordre peuvent alors constater le respect ou non de la réglementation. C’est d’ailleurs de cette manière que l’affaire avait été découverte.
Pour le procureur de la République de Soissons Jean-Baptiste Bladier, les conditions climatiques ne peuvent pas tout justifier. « Peut-on s’affranchir des règles de sécurité alors même que les conditions de circulation sont exécrables ? La réponse est clairement non. » Il a donc requis près de 4150 euros d’amende pour l’ensemble des infractions.
Le tribunal a été plus clément, en réduisant le montant des contraventions à 1600 euros, mais a reconnu le chef d’entreprise coupable car « il aurait pu s’organiser autrement », tout en rappelant que « la législation vise à protéger les usagers de la route ».
http://www.lunion.presse.fr/region/soissonnais-02-l-hiver-pousse-les-routiers-a-l-infraction-ia3b26n285701
lundi 20 janvier 2014
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