Dans n’importe quel club hexagonal de billard - voire européen -, Soissons est connu pour deux faits : un, l’histoire du Vase, et deux, parce que ce club dirigé par Michel Taralle, le billard club de Soissons (BCS) est devenu une référence à tous les niveaux. Ce n’est pas le championnat de France cadet, organisé pendant trois jours à l’espace Claude Parisot, qui va nuire à cette image. Au contraire, puisqu’un des principaux organisateurs du prochain championnat d’Europe à Lorient questionnait Michel Taralle sur sa méthode d’organisation. Certes, les jaloux - il y en a toujours - rétorquerons que lorsque l’on dispose d’une salle spécifique ouverte presque 7 jours sur 7 et d’un cadre de haut niveau comme Patrick Dupont, salarié de la ville mais mis à disposition du club, on est sacrément aidé. Sauf qu’il est très facile de trouver des associations ayant eu en France, les mêmes conditions, et n’ayant jamais réussi à atteindre les sommets. Alors, quelle est la recette du BCS ?
200 personnes dans Soissons pendant 3 jours
« Nous en avons plusieurs, comme celle d’avoir eu très rapidement un jeune qui a atteint le sommet français de sa catégorie puis le sommet européen » répondent d’une seule voix, Michel Taralle et Patrick Dupont. Son nom, signé à la pointe de la queue de billard : Pierre Soumagne, premier junior à être devenu champion d’Europe senior ! Aujourd’hui, Jason Petit, titré ce week-end, suit les traces. « Il est du même niveau voire plus fort dans certaines domaines que Pierre au même âge » glisse le technicien qu’est Patrick Dupont. Depuis que le club a investit l’espace Parisot (début des années 2000), l’école de jeune est labellisée. « Nous avons chaque année une quinzaine de moins de 21 ans à l’école, plus quarante autres élèves pour les différents professeurs ».
Le second point fort du club est la qualité et nombre d’organisation de haut niveau : championnat d’Europe, championnat de France, il y en a au moins un chaque année dans la cité du Vase. Là aussi, une recette simple : « J’ai une vraie équipe de bénévoles, au sens noble et professionnel du terne. Chacun excelle dans son domaine ». Résultat, environ 200 personnes ont logé, mangé et découvert Soissons pendant trois jours. « Nous rendons à nos partenaires, ce qu’ils nous offrent pour nos manifestations ».
http://www.lunion.presse.fr/accueil/soissons-capitale-nationale-du-billard-ia0b0n278026
Théâtre, musique classique, humour, mime ou danse jeune public : moult spectacles et concerts sont programmés au Mail actuellement.
Avec onze représentations, pour bien commencer l’année, personne n’a été oublié. Il y en aura pour tous les goûts et pour toutes les générations. « C’est une façon de balayer tous les champs » explique Jean-Marie Chevalier, directeur du Mail.
Une large façon de le faire puisque, jusque-là, jamais début d’année n’avait été aussi riche. « Cela part d’une volonté d’afficher et de proposer des choses aussi variées que possible », poursuit-il.
Pour pleinement profiter du mois la scène culturelle soissonnaise proposait un concert dès le Nouvel an, avec la Symphonie de poche et ses polkas, cancans, valses et quadrilles. Quant à ceux qui seraient passés au travers rien n’est perdu : le Mail fêtera de nouveau le Jour de l’an le 12 janvier. Le Nouvel an berbère cette fois, avec le chanteur Mohamed Allaoua. Il revisite et modernise la chanson kabyle, avec des textes poétiques et militants.
Une programmation variée, exotique, et pleine d’humour aussi, puisque Pierre Richard est à l’affiche le 10 janvier, que le mime et bruiteur Julien Cottereau monte sur scène le 28 janvier ; où dans son spectacle « Imagine-toi » il campe un personnage absurde. Il émerveillera le public et le replongera dans son enfance.
Les habitants sur le devant de la scène
La jeunesse n’est d’ailleurs pas oubliée, avec les 6,7 et 8 janvier la représentation ludique Pull-over, s’adressant aux enfants âgés de trois ans et plus. Bien plus qu’un spectacle ce rendez-vous s’inscrit dans la mission de médiation du Mail, puisque les écoles maternelles de Soissons et du Soissonnais ont travaillé sur ce spectacle. « Les enfants vont le voir, puis les enseignants rencontrent les artistes qui les conseillent sur la mise en place d’ateliers, enfin les écoliers reviennent présenter leurs travaux. Ce sera les 14 et 17 avril », détaille le directeur du Mail.
Dans le même état d’esprit, et dans le but de « former les spectateurs de demain », les habitants des quartiers dits sensibles ont aussi œuvré autour d’une des représentations. Ainsi les habitants de Presles et Chevreux ont-ils participé à un atelier choral, avec l’association Les concerts de poche. Ils présenteront le résultat de leurs quatre mois de travaux en avant-première du concert donné par le quatuor Les dissonances, le 30 janvier. Ces grands musiciens parcourant le monde les accompagneront, avant de réinterpréter les œuvres de Shubert, Mozart ou de Debussy.
De la musique classique, au rock ou au jazz avec Antoine Hervé et le groupe havrais Little Bob Blues bastards le Mail s’aventure dans toutes sortes de registres.
« Il faut défendre le spectacle vivant »
Quant à savoir si son directeur serait prêt à renouveler l’expérience en 2015, et ce dès le 1er janvier ? « Je ne vois pas pourquoi on se priverait de donner du bonheur aux gens, répond tout simplement Jean-Marie Chevalier.
Le spectacle vivant est une façon de partager avec les autres. Il est irremplaçable, il faut le défendre. Joyeux, festif, – ce à quoi ressemble normalement le réveillon – C’est une scène de curiosité qui vous surprend toujours. »
Un peu comme la vie finalement. D’ailleurs qui sait ce que réserve 2014 ?
Scène culturelle Le Mail : 7, rue Jean-de-Dormans à Soissons. Tél. 03 23 76 77 70. Site internet : http://lemail.ville-soissons.fr/infos-pratiques/
http://www.lunion.presse.fr/region/le-mail-demarre-fort-ia3b26n278012
VILLERS-COTTERETS (02). Presque une quinzaine de gendarmes, plusieurs véhicules, gyrophares allumés et sirènes hurlantes, une course-poursuite dans les rues de Villers-Cotterêts : la nuit de lundi à mardi a été agitée dans la petite ville du sud de l’Aisne.
Selon les renseignements obtenus, l’histoire a commencé peu après minuit dimanche soir. Le système de sécurité de la grande surface Leclerc repère plusieurs individus qui commencent à pénétrer par effraction dans l’enceinte de cette enseigne commerciale située sur la zone de La Queue d’Oigny. Très rapidement, une importante force de gendarmerie est déployée puisque l’on parle d’un groupe compris entre cinq et dix individus encagoulés. Des militaires en provenance du PSIG, de la brigade de recherche de Soissons et des brigades de Vic-sur-Aisne, Villers-Cotterêts et Fère-en-Tardenois arrivent sur zone pour voir les malfaiteurs s’enfuir. Ils avaient cisaillé un grillage et détruit un cadenas permettant de pénétrer dans l’enceinte de la grande surface.
Commandés par le capitaine Patrice Beaujoin, les gendarmes continuent alors leur patrouille dans le périmètre, notamment autour de la forêt toute proche. Vers 3 heures du matin, un véhicule est repéré. Il refuse de s’arrêter à l’approche des gendarmes. Une course-poursuite d’une vingtaine de minutes va alors débuter. Ronds-points pris à contresens, manœuvres de percussion, tout y passe, et il faudra le sang-froid d’un gendarme utilisant une herse pour enfin ralentir la folle course du fourgon qui termine sa trajectoire contre le portail d’une propriété.
Trois hommes sortent du véhicule et les gendarmes vont alors réussir à en arrêter un, avec l’aide d’un chien. Non sans mal puisqu’un des militaires sera blessé par l’individu. Ramené et placé en garde à vue à la brigade de Villers-Cotterêts, l’homme serait resté très vague sur sa participation à cette tentative de cambriolage.
Présenté au service du procureur, l’homme est ressorti libre avec une convocation en justice pour avril 2014. Il devra notamment répondre du fait qu’il se trouvait dans un véhicule qui avait été volé en région parisienne.
http://www.lunion.presse.fr/accueil/la-folle-course-poursuite-des-gendarmes-axonais-ia0b0n276847
Quand on découvre ce qu’il reste dans le local du Situs (le point de vente et de gestion du réseau des bus soissonnais), rue de la Buerie, après un an d’oubli dans les différents véhicules, on ne peut s’empêcher d’être dubitatif. Christine Leblond, régisseur du Situs qui vous accueille dans ce centre nerveux du réseau, beaucoup moins. Elle en rit même : « Là, vous n’avez que ce qui n’a pas été récupéré par les distraits… »
Une petite chaussure gauche d’une fillette
Au menu de cet inventaire : une carte d’identité, une carte de bus, une carte d’ayant droit, une adorable veste en jean pour une fillette, un gant rose, une petite chaussure (une seule) taillant du 25, deux téléphones portables (attention pas des iPhones 5 mais deux Nokia et Sony Ericsson ayant déjà bien servi), une montre femme, un trousseau de clé (inévitable), une superbe paire de chaussures neuves pour femme dans leur emballage (pointure 40) et une véritable tétine qui a dû provoquer des pleurs sans fin.
« D’habitude, nous avons pas mal de parapluie mais comme il a beaucoup plu, les gens n’avaient pas trop de risque de les oublier », glisse avec un sourire notre régisseur. « En moyenne, vous avez un objet par semaine qui nous est rapporté. Parfois, nous allons être 15 jours sans rien, d’autres semaines avec plusieurs objets ». Il y a eu des oublis qui ont été réparés très rapidement, comme pour celui qui était parti sans son bel ordinateur portable. Ou, plus surprenant, un chariot à roulette avec les courses à l’intérieur !
Carte d’identité revenue sans son propriétaire
« Il est vrai que l’on récupère assez souvent des pommes de terre, voire des poireaux, et même des oranges », se rappelle Christine. Bref, de quoi mijoter une bonne soupe en ce moment. Un profil type du distrait. Grand ? Blond ? Avec une chaussure noire ? « Je dirais plutôt jeune et en grande partie des filles ou jeunes femmes. Il y a un nombre assez conséquent de téléphones portables qui nous arrivent. Généralement, les gens y repensent et viennent les récupérer. Au pire, si le portable est allumé, on recherche un « papa » ou « maman » dans le répertoire ». Des retours pas forcément très rapides d’ailleurs. « Généralement les gens viennent nous réclamer ce que nous n’avons pas et oublient ce que nous avons ! »
Reste que le personnel du Situs essaye, dans la majeure partie des cas, de retrouver – si l’objet le permet – le ou la propriétaire. Par exemple, les cartes figurant dans le palmarès 2013. Mais comme l’explique Christine Leblond, « nous avons envoyé les cartes à l’adresse indiquée mais pour la carte d’identité, par exemple, elle nous est revenue. » Où sont donc passés Charles Cardix (carte d’identité), Loïc Thuif (carte de bus) et Pasmisha Sritharan (carte d’ayant droit) ? Si quelqu’un a des nouvelles, qu’il les aiguille vers le 8, rue de la Buerie. Christine se fera un plaisir de vous les redonner.
http://www.lunion.presse.fr/region/ces-objets-oublies-dans-les-bus-ia3b26n277227
Soissons by night, c’est la nuit noire et profonde par endroits dans la ville. Lampadaires en panne, obsolètes voire absents c’est ce qu’a dénoncé l’opposition le 13 décembre, lors du dernier conseil municipal. Une situation qui se serait dégradée depuis que la Ville a rompu son contrat avec la société Citélum.
Pour y voir plus clair rien ne vaut une virée de nuit dans la cité du vase.
Et mieux vaut habiter le quartier de Chevreux pour s’y aventurer à pied. Non seulement les luminaires ont trente ans d’âge, mais certains ont rendu l’âme. « Ils sont éliminés au fur et à mesure, dans le cadre des travaux de l’Anru ou adaptés, assure François Jeanson, responsable du service technique à la mairie. Nous posons un capuchon au-dessus des luminaires pour qu’ils éclairent le sol et pas la voûte stellaire. » Quant aux zones plongées dans le noir : « C’est temporaire. Les pannes sont dues aux travaux dans le quartier. » Du côté de la place Dauphine, rue d’Héricourt, de Villers-Cotterêt et boulevard Jeanne-d’Arc, l’éclairage public date lui aussi. « Fin 2012, l’éclairage public dans son ensemble devait être remis aux normes. On en est loin », constate Alain Louvet, conseiller municipal d’opposition. L’ancien adjoint aux travaux sous le mandat d’Edith Errasti (UMP) dénonce, par ailleurs, le surcoût de consommation électrique. « Ces vieilles gamelles de 250 watts n’éclairent rien, alors que pour un meilleur résultat les nouveaux éclairages consomment 35 watts. » De noter également que l’allée du Jeu d’arc, où plusieurs clubs sportifs sont installés, n’est pas du tout éclairée. « Nous ne l’avons pas encore envisagé en raison de travaux d’assainissement et de la construction du site des Cordeliers », explique François Jeanson. Pour ce qui est du pont du Mail plongé dans le noir, le nécessaire sera fait.
La cathédrale à moitié éclairée
Que dire des loupiotes sur les marches de l’esplanade de la cathédrale et des projecteurs au sol régulièrement en panne ? À L’heure actuelle, les premières ne fonctionnent pas du tout et pour les autres, sept d’entre eux ont rendu l’âme.
« Il s’agit de défauts électriques dus à l’infiltration d’eau qui passe à travers les dalles du parvis. Nous avons, d’ailleurs, un contentieux avec l’entreprise qui a fait les travaux. »
À l’opposé, la route de Chevreux, allant jusqu’à la zone commerciale du parc des Moulins, ressemble à un vrai sapin de Noël. Avec d’un côté des lampadaires éclairant à la fois les piétons et la route et de l’autre, un mat pour la route suivi d’un autre pour les piétons. Une double dépense et un manque de cohérence dans le choix de l’éclairage. « Si nous pouvons imposer la distance et la hauteur des lampadaires, nous avons des contraintes liées à la topographie des lieux, à la gamme qui nous est proposée, et aux normes à respecter. Par exemple, l’éclairage au sol doit être de 20 lux minimum », détaille François Jeanson. Bien qu’au final c’est bel et bien la ville qui choisit et donne son aval pour les travaux. L’esthétique relève donc d’un choix politique. Or exception faite des mats noirs en centre-ville, couleur imposée par l’architecte des bâtiments de France, des luminaires de forme, de hauteur et de couleur différentes cohabitent.
Reste que sur 5 350 points lumineux dans la cité du vase une trentaine d’entre eux est en panne. Des problèmes signalés par les habitants eux-mêmes en mairie, que le secrétariat se charge de recueillir au jour le jour. « Nous tâchons de regrouper nos interventions, d’autant que nous ne disposons que d’une nacelle », poursuit le responsable des services techniques de la Ville. Sur les cinq électriciens, également affectés à d’autres types de travaux, seuls trois se chargent de veiller au bon fonctionnement de l’éclairage public, et s’occupent essentiellement de la maintenance.
http://www.lunion.presse.fr/region/pleins-feux-sur-l-eclairage-public-dans-la-cite-du-vase-ia3b26n276850
Un feu s’est déclaré dans la nuit de lundi à mardi dans des hangars agricoles et dans un véhicule appartenant la famille de Roger Lierman, agriculteur à Cuisy-en-Almont. Si l’intervention des pompiers de Soissons et des propriétaires de cette grosse exploitation agricole ont permis de limiter les dégâts, un véhicule et plusieurs ballots de paille ont été complètement détruits. L’incendie, ou plutôt le double puisque deux foyers ont été recensés, s’est déclaré vers 23 h 30 lundi soir. Les pompiers n’ont quitté le lieu de l’intervention que 4 heures plus tard, et sont revenus dans la journée de mardi, en milieu d’après-midi pour circonscrire un redémarrage de feu dans les ballots de paille qui avaient été sortis du hangar où s’était déclaré le premier feu.
« Si toutes les pistes sont pour l’instant possibles, il est clair qu’avec deux départs de feu, l’hypothèse criminelle n’est pas écartée » expliquait le capitaine Patrice Beaujuin, commandant en second des gendarmes soissonnais.
Un passage poussé des techniciens d’investigation criminelle est prévu ce jeudi pour relever les différents indices.
http://www.lunion.presse.fr/region/pailles-et-vehicule-detruits-par-le-feu-a-cuisy-en-almont-ia3b26n276131
Les parents restent souvent au bord. Sur la glace, les adolescents et les enfants foncent allègrement sur leurs patins. « C’est surtout la sortie en famille », commente Ludovic Gounot, référent du service animations et festivités de la mairie de Soissons. Et le succès est pour le moment au rendez-vous. « Le jour de Noël, nous avons fait 350 entrées ».
La patinoire, installée depuis le 7 décembre, et le petit village de Noël qui l’entoure, doit disparaître le 6 janvier. À l’occasion de la dernière séance, dimanche entre 17 et 19 heures, la galette des rois sera offerte.
Il reste donc encore moins d’une semaine pour profiter des 700 m2 de glace fraîche mis à disposition ! Le tout à un prix modique, où la location des patins est incluse.
À noter que l’équipement est constitué de vraie glace, le gros bloc étant maintenu à température par un puissant groupe de froid. Chaque soir, la piste est lissée, afin de rendre une surface « propre » aux patineurs du lendemain.
Deux espaces sont proposés : l’un pour les grands, l’autre pour les petits. Dans ce dernier, les bambins peuvent prendre appui sur des « déambulateurs » et ainsi mieux trouver leur équilibre.
À proximité de la patinoire d’autres animations ont lieu également. Il s’agit notamment de la piste de Bobsleigh « le Crazy Bob ». Les participants montent un par un dans un véhicule roulant et dévalent une piste d’environ 40 mètres.
Pour terminer, il y a enfin les manèges du père noël. Un tour en petit train ou dans la roue du célèbre homme rouge est entre autres proposés. Bref, c’est encore le moment d’en profiter avant la reprise… qui arrivera bien assez tôt !
Patinoire, place de l’Hôtel de Ville de Soissons. 3 séances par jour, de 10 heures à midi, de 14 à 17 heures et de 17 à 19 heures. Tarifs par séance : enfant (moins de 10 ans), 2,50 euros et adultes, 4 euros.
Piste de Bobsleigh, gratuit.
Manèges du Père Noël. 2 euros le tour. 8 euros le bracelet avec accès illimité pour une journée.
http://www.lunion.presse.fr/region/derniere-semaine-pour-la-patinoire-ia3b26n275733
Après le coup de feu dans un immeuble de Crouy la semaine dernière, un nouvel acte impliquant un tir d’arme est survenu hier matin, vers 5 h 30, devant les nº10 et 12 de la rue du docteur Roy, dans le quartier de Presles, à Soissons (Aisne).
La victime est un jeune homme, employé dans la société rémoise I2S, qui a été conduit par les pompiers de la sous-préfecture à l’hôpital local. Sans trop de dégâts toutefois puisqu’il s’est avéré que le projectile qui a frappé le salarié, travaillant pour une société sous-traitante de l’OPAL de l’Aisne à laquelle appartiennent les immeubles de ce quartier, a été tiré par un pistolet à grenaille.
Peu après l’alerte, les policiers soissonnais ont interpellé dans le quartier un individu âgé d’une vingtaine d’années, qui aurait été reconnu par au moins un témoin de cet acte très matinal. Hier soir, il était encore en garde à vue dans les locaux du commissariat de Soissons et devait être présenté à la justice ce matin.
Victime et auteur se connaissaient
Les circonstances sont encore floues. La victime effectuait des actes de gardiennage comme la sortie des poubelles et se trouvait entre l’immeuble et le parking aérien qui se situe à l’arrière de ce bâtiment. Un homme bien connu dans les quartiers puisqu’il est affecté à ce secteur de la ville. Il est donc fort probable que l’auteur du coup de feu, lui aussi de Presles, connaissait sa cible.
Quel a été le facteur déclenchant l’acte ? Selon les premiers éléments recueillis auprès des habitants du secteur, une histoire de scooter pourrait entrer en ligne de compte. Des éléments que les enquêteurs gardaient pour eux hier soir, sans doute dans l’attente de la présentation du tireur présumé devant les services du parquet de la République, ce matin.
http://www.lunion.presse.fr/accueil/un-gardien-blesse-par-un-coup-de-feu-ia0b0n275586
CROUY (02). « On prend cela très sérieux ! » Du côté des enquêteurs, ce nouvel acte d’incivilités qui a été commis ce week-end à Crouy, village accolé à Soissons, n’apparaît pas comme la manifestation d’un simple acte idiot de gamins désœuvrés. Ces actes interviennent après ceux survenus auparavant aux abords du stade de football.
Cette fois-ci, c’est le gymnase ou évoluent les clubs de judo, tennis de table et boxe thaï qui ont été la cible de malfrats. Grandes baies vitrées cassées, poubelle brûlée, système de chauffage délabré, ainsi que des tags à caractère raciste ont ainsi été recensés.
« Ce sont les inscriptions, écrites notamment dans un allemand sans faute, qui poussent les policiers à penser que l’acte n’est pas gratuit », expliquait un des voisins de cet établissement sportif. Des pierres jonchaient en ce lundi matin le revêtement de ce lieu très prisé des sportifs crouyssiens. « Rien n’a été volé mais les dégâts sont importants », expliquait le premier adjoint au maire, Marcel Lecat, qui a fait constater les dégâts par le service de police du commissariat de Soissons en charge de la sécurité de la commune.
Une équipe de la police scientifique a également œuvré afin de recueillir les moindres indices. Pendant ce temps, le premier magistrat Daniel Moitié déposait une plainte face à ces incompréhensibles actes de vandalisme. Qui se répètent un peu trop au goût des habitants du secteur.
http://www.lunion.presse.fr/accueil/des-tags-racistes-sur-un-gymnase-ia0b0n275589
Les jeunes artistes prometteurs qui viennent frapper à la porte des structures culturelles pour y obtenir un coup de pouce financier, ce n’est pas vraiment cela qui manque en France. Encore faut-il être capable de faire des choix, dénicher « le » projet qui fera mouche auprès du public et accepter parfois de prendre des risques.
« Lorsqu’Emmanuel Meirieu m’a présenté son adaptation des œuvres de Sorj Chalandon, Mon Traître et Retour à Killybegs, il y a plus d’un an et demi, j’ai foncé. D’une part, parce que, pour avoir travaillé avec lui la saison passée, j’étais scotché par son univers, mais aussi parce que je sentais que le mélange Meirieu/Chalendon avait tout du cocktail détonnant », confie Jean-Marie Chevallier, le directeur du Mail.
Un cocktail détonnant, c’est peu dire en effet. Plus d’une dizaine de dates sont aujourd’hui programmées pour ce spectacle. À Soissons, bien entendu, mais aussi à Paris, Nice, Grenoble ou encore Vidy-Lausanne. Et pourtant, pas si simple de n’avoir été, du moins au début, que l’une des deux structures à croire réellement au projet : « Nous n’étions que deux financeurs, le Théâtre du Luxembourg de Vidy-Lausanne et le Mail de Soissons. Mais quand je lis les critiques des journaux parisiens après leur passage au Théâtre des Bouffes du Nord, que j’allume France Inter pas plus tard qu’hier (jeudi dernier) et que j’entends Macha Makeïeff, la directrice du théâtre national de Marseille, qui cite Emmanuel Meirieu ou Guillaume Vincent comme les metteurs en scène les plus talentueux du moment, je me dis que cela vaut le coup de prendre des risques. »
Mais pour lui, ce n’est pas le tout d’avoir du « flair », c’est avant tout grâce à de « belles rencontres » que naissent les « plus beaux projets » : « La semaine passée, j’étais à Paris pour voir la pièce de Meirieu. J’en ai profité pour rencontrer une jeune artiste de 26 ans qui avait laissé un dossier au Mail. Au final, je n’ai presque pas parlé de son projet, mais d’elle, de son univers, de sa façon d’aborder la scène, et les choses s’annoncent plutôt bien. »
Car, ce qui prime, c’est que le Mail soit constamment irrigué de nouvelles formes et de propositions artistiques de cette jeune génération de metteurs en scène : « Derrière notre programmation, il y a toujours cette volonté de proposer des pièces décalées avec des thématiques fortes qui parlent aux spectateurs. Dans un contexte de crise économique, nous sommes persuadés que la culture a son rôle à jouer. Cela passe par une aide à la création, la coproduction, la diffusion au plus grand nombre, mais aussi la résidence d’artistes ou les actions avec les écoles du secteur. » Une philosophie que le Mail compte développer à l’avenir en devenant une « scène culturelle de curiosités ».
http://www.lunion.presse.fr/culture-loisirs/les-oeuvres-financees-par-le-mail-ont-la-cote-dans-l-hexagone-ia0b0n275261
C ’est surprenant de se dire que mon grand-père s’est retrouvé là ! » Alain Pierret tenait à se rendre à Villers-Cotterêts et dans les environs pour fréquenter les lieux où son grand-père avait vécu, durant la Grande Guerre, des moments si importants pour lui mais aussi pour les Alliés. Le sexagénaire d’aujourd’hui pense au soldat d’hier en observant les arbres grâce auxquels son ancêtre et les autres ont surpris l’ennemi, entre Faverolles et Corcy, là où un monument marque désormais la mémoire des « loups » de la 128e division. « Je ne savais même pas qu’il existait », s’est-il écrié en arrivant. « C’est là où ils ont contre-attaqué les Allemands », raconte cet habitant de Saint-Gobain, venu dans le Soissonnais pour voir où était son aïeul.
Il y a même entraîné son frère et tous deux se sont rendus à Villers-Cotterêts, car le Gobanais voulait exploiter le mieux possible la trace d’un écrit découvert récemment. « J’ai trouvé ça dans un vieux bouquin en faisant du rangement. » Quelques feuillets rédigés à la main par Eugène Pierret intitulé tout simplement Les Loups du Bois le Prêtre à Villers-Cotterêts, les 1er, 2 et 3 juin 1918. Alain Pierret explique être allé à la mairie de Villers-Cotterêts pour déposer le document, espérant qu’il servirait peut-être à une exposition. Bien sûr, il garde le manuscrit précieusement et dispose maintenant, grâce à son épouse qui l’a tapé à la machine, d’un texte plus lisible en lettre d’imprimerie. Un véritable témoignage. « C’est quand même une histoire importante ! », scande-t-il évoquant l’arrivée du régiment, à Villers-Cotterêts pour venir là où l’adversaire ne les attendait pas. Grâce à ces lignes, le descendant en a su un peu plus sur l’épopée de son grand-père.
Pourtant « on était passés ensemble à Villers-Cotterêts et mon grand-père me disait qu’il avait vu les Allemands, venus voir les combattants français », mais ils ne les avaient pas tous vus ! Car si la découverte du récit est récente, la passion pour son histoire familiale et le combat ne date pas d’hier. Pour Alain Pierret :« Tous les jeudis, je regardais avec lui des livres de guerre que j’ai d’ailleurs maintenant chez moi. » Et il a aussi suivi la voie de son ancêtre en s’engageant dans l’Armée en 1967, un peu à l’inverse de son père. « Avec lui, on ne pouvait pas parler de tout ça. La guerre, il ne voulait plus y penser », explique le militaire à la retraite.
Aujourd’hui, celui qui ne peut s’empêcher de scruter le sol pour trouver des traces de combats, aimerait rendre un dernier hommage à son grand-père. « Ce serait super de jouer pour lui ! », s’enthousiasme ce passionné de musique qui se produit de temps en temps.
SOISSONS (02). Une entreprise de plomberie implantée à Soissons a reçu la visite de malfaiteurs, durant la nuit de vendredi à samedi. Alertés par un riverain, des policiers se sont rendus vers 3 h 30 dans l’enceinte de la société Langinier, avenue de Coucy.
À leur arrivée, un véhicule était en flammes tandis qu’un départ de feu était constaté sur la cabine d’un autre. Ils ont immédiatement tenté d’éteindre l’incendie, bientôt rejoints par les pompiers. Si un des fourgons a été fortement endommagé, les flammes ont été rapidement éteintes pour l’autre.
Un portail de garage de la plomberie a aussi été défoncé. Présent sur place, le propriétaire a eu le temps d’apercevoir un homme encagoulé prendre la fuite. À noter que les feux des deux utilitaires étaient allumés, ce qui pourrait faire penser à une tentative de fuite. Il semble donc probable que l’intrusion ait été réalisée dans l’intention de commettre un vol.
Néanmoins, rien ne semble, en l’état actuel des constatations, avoir été emporté et l’enceinte de la société ne paraît pas comporter d’effraction autre que celle notée sur le portail de garage.
Une enquête a bien entendu été ouverte par les effectifs du commissariat de Soissons pour en savoir plus sur ces faits
http://www.lunion.presse.fr/region/la-tentative-de-volse-termine-par-un-incendie-ia18b0n274744
Fée clochette, Elvis Presley, Homer Simpson ou Wonderwoman ? Lors du passage à la nouvelle année, vous pourrez incarner qui vous voulez. Ce n’est pas grâce à la magie de Noël, mais à celle du déguisement. Pour la soirée de la Saint-Sylvestre s’il faut s’habiller, il faut également « s‘équiper » : cotillons, bombes de table ou encore canon à confettis. Des produits de plus en plus bon marché.
« Le 14 juillet, c’est le moment de l’année où nous vendons le plus de feux d’artifice. Pour le Nouvel An, ce sont les costumes et les cotillons », observe Grégory Bobin, gérant du magasin soissonnais « Farfouil’ en fête ». Et aujourd’hui, se déguiser n’est plus réservé à quelques excentriques. « Depuis 3 ou 4 ans, les fabricants profitent de l’essor de ce marché et multiplient les produits, les tailles… » Parmi les 1000 références proposées par le commerçant, il y a désormais des déguisements de taille XXL ou encore assortis pour un couple : par exemple, monsieur peut s’habiller en Shrek et madame en Fiona ou Captain America pour accompagner Miss America…
Si acheter un costume pouvait être assez onéreux il y a quelques années, ce n’est plus vraiment le cas. « Les prix sont devenus abordables. Pour 25 ou 30 euros, il est possible d’acquérir un costume. C’est seulement lorsque les produits font l’objet d’une licence, comme Marvel, Disney, etc. qu’ils dépassent alors les 50 euros ».
Du côté des tendances, le gérant remarque que cette année « il y a beaucoup de demandes pour des personnages de dessins animés, comme Dragon ball, Winnie l’Ourson, ou Cendrillon et sur les superhéros : Spiderman, Superman pour les hommes, Wonder-woman, Catwowan pour les femmes ». Il y a quelques années, la mode était plutôt aux cow-boys et au disco. Pour terminer, il y a les indémodables : Mickaël Jackson, Kiss ou encore Jack Sparrow de Pirates des Caraïbes…
Le Nouvel an, c’est aussi les confettis. Côté nouveauté, il y a de quoi faire avec notamment les canons. « C’est un tube avec une cartouche d’air comprimé qui en propulse le contenu ».
Il y a également les ballons lumineux, pour ceux qui souhaitent faire un lâcher nocturne.
Enfin, les lunettes et bracelets fluorescents marchent de mieux de mieux. C’est un peu moins nouveau, mais ça cartonne !
http://www.lunion.presse.fr/region/pour-le-nouvel-an-costumes-et-cotillons-font-un-carton-ia3b26n274464
SOISSONS (02). Le lycée soissonnais est bien classé au niveau de l’académie. Plusieurs facteurs à cela, comme l’explique le chef d’établissement Grégory Laboureur.
Une fois n’est pas coutume, dit-on. Mais, pour le lycée Saint-Rémy, pulvériser tous les records en matière de taux de réussite au baccalauréat, est devenue une habitude depuis trois ans. D’après l’étude publiée le 18 décembre par le magazine L’Étudiant qui présente, académie par académie, le classement des meilleurs lycées publics et privés au bac 2012, l’établissement n’a pas à rougir de ses statistiques.
Avec un taux de réussite de plus de 95 %, il se poste en septième position à l’échelle de la Picardie et assoit ainsi sa première place dans l’Aisne. Des chiffres dont se félicite le chef établissement, Grégory Laboureur, qui y voit en premier lieu la reconnaissance de tout le travail engagé par l’équipe pédagogique mais aussi… par les élèves. Explications.
Quand on voit un tel classement, on ne peut qu’en être fier, non ?
Je mentirais si je disais le contraire. Mais le problème avec les chiffres, c’est qu’il y a toujours des nuances à apporter. Il faut les replacer dans leur contexte. Le premier établissement de Picardie, c’est la Maison Française de Cuise-la-Motte dans l’Oise qui affiche un taux de réussite de 100 %. Or, les statistiques se basent sur 22 élèves. Au lycée Saint-Rémy, 133 ont passé le baccalauréat l’année dernière. Quelque part, l’étude se base déjà sur des établissements de taille différente qui n’ont pas non plus les mêmes effectifs.
D’ailleurs, la plupart des lauréats sont des établissements privés. Comment l’expliquer ?
On a tendance à croire aujourd’hui qu’établissement privé rime avec élitisme. Or, chez nous, pas du tout. Il n’y a aucune sélection sur critères scolaires, les inscriptions sont traitées par ordre chronologique. Et il n’y a aucune sélection sur critères financiers non plus. Les frais de scolarité sont calculés en fonction du quotient familial des parents – entre 43 € et 130 € par mois. Ce qui fait vraiment la différence, c’est qu’à côté de notre projet pédagogique, on a un projet éducatif fort qui repose sur des valeurs chrétiennes.
Et comment se traduit-il au quotidien ?
Ce qui nous importe, c’est de faire de Saint-Rémy, un lieu de vie et d’écoute. Oui, tout est encadré. Mais à l’intérieur même de ce cadre, l’élève est libre et on tient aussi à le mettre face à ses responsabilités, à lui donner une place de choix. Dès qu’un élève est en difficulté, il est entendu. On fait des fiches de suivi personnalisé que tout le corps enseignant et éducatif peut consulter. Cela nous a permis de trouver des solutions pour aider une jeune fille dysapraxique, pour la diriger vers des professionnels adaptés aussi. Au lycée, chacun sa place et son organisation fonctionne autour d’une entente tripartite, entre l’élève, les enseignants et les parents.
Mais tous les établissements n’ont pas forcément la chance d’avoir ce genre d’émulation avec des parents et des élèves prêts à s’investir ?
Sur ce point, le lycée est plutôt bien loti. Mais c’est justement parce qu’on provoque cette chance. C’est un travail énorme au quotidien qui demande beaucoup d’énergieet d’investissement. Mais les professeurs y mettent du cœur. De toute façon, il n’y a pas de secret. Si les jeunes ont plaisir à aller au lycée, ils réussissent. De notre côté, on essaie de réunir toutes les conditions, on n’est qu’un catalyseur. Le reste, c’est le fruit du travail des élèves. Et au final, cela a l’air d’être payant !
http://www.lunion.presse.fr/region/saint-remy-l-indetronable-ia3b26n273576
La nuit de Noël, un jeune homme a été blessé par une arme à feu à Crouy, à côté de Soissons. L’origine de l’altercation serait liée au bruit.
Le soir du réveillon de Noël, une jeune et ses amis ont fait un peu trop de bruit sur le palier. L’histoire s’est achevée par un tir de carabine 9 mm. Ce scénario dramatique s’est produit au dernier étage de la résidence Touraine, située au numéro 17 de la rue Louis-Charles-Bertin, à Crouy, dans l’agglomération soissonnaise.
Le 24 décembre, le fils aîné d’une résidente de l’immeuble, âgé de 21 ans, réveillonnait avec ses amis. Le groupe de jeunes devait ensuite terminer la soirée ailleurs. Ce qu’ils se préparaient à faire vers minuit, au moment où la mère du garçon, qui a réveillonné ailleurs, revenait à l’appartement.
Une remarque trop familière
Au moment du départ, le voisin d’en face, âgé d’une cinquantaine d’années est sorti. Il était apparemment perturbé par le bruit. Il aurait commencé par prendre à partie verbalement le jeune homme. La mère a tenté de calmer le jeu. Au moment de rentrer chez lui, le quinquagénaire a visiblement fait une remarque un peu trop familière à cette dernière. Son fils s’est énervé, mais lui et ses amis ont fini par partir, tandis que la maman s’attachait à faire rentrer le voisin chez lui.
C’est à ce moment qu’il aurait sorti une arme, une carabine 9 mm tirant des cartouches au plomb.
Le jeune homme est alors revenu sur ses pas, à l’entrée de l’appartement du voisin, pour s’interposer. Le coup de feu serait alors parti, le blessant gravement à la gorge. Les amis de la victime ont ensuite désarmé le tireur, avant que l’un d’eux ne le frappe avec la crosse. Jeudi
soir, le jeune majeur était toujours hospitalisé dans un état grave mais stabilisé.
Pour ces faits, une information judiciaire vient d’être ouverte pour « tentative d’homicide ». Le quinquagénaire doit donc être présenté au Parquet puis au juge d’instruction de Laon, compétent en matière criminelle. À l’issue de cette procédure, il pourrait être placé en détention provisoire ou remis en liberté sous contrôle judiciaire.
http://www.lunion.presse.fr/region/coups-de-feu-a-noel-le-scenario-se-precise-ia18b0n274117
SOISSONS (02). L’entreprise de recyclage de vieux vêtements et d’insertion Le Relais s’était engagée à créer dix emplois par an. La promesse est plus que tenue.
Encore une bonne année pour le Relais. L’entreprise qui collecte les vieux vêtements se porte comme un charme. Une quinzaine de nouveaux emplois ont été créés en 2013, en dépit d’une baisse légère de volumes, un phénomène sans doute dû à la baisse de la consommation.
Les possibilités de développement ne sont pas infinies, mais presque. Un Français achète en moyenne 15 kg de vêtements par an. On estime qu’il en jette 8 à 9 kg. Or, dans le Soissonnais par exemple, il n’en dépose que 2 kg par an et par habitant dans les bornes du Relais. « On ne collecte en France qu’un cinquième du gisement », constate Emmanuel Pilloy, directeur. L’enjeu est écologique, économique et social. Ce qui est déposé au Relais est revalorisé à 97 %. Ce sont autant de volumes qui ne partent pas à l’enfouissement ni à l’incinération. Le relais collecte 120 tonnes de vêtements et linges dans le Soissonnais par an. Soit, au prix de 100 euros environ la tonne enfouie, 12 000 d’économies pour la collectivité.
Enfin, trier ses vêtements crée de l’emploi. Dix collecteurs = un job. Le Relais, basé à Ploisy, tout près de Soissons, emploie 110 personnes, un chiffre qui a plus que doublé depuis son arrivée dans la zone d’activités du Plateau à Ploisy, en 2010. C’est du travail en insertion, pour un public en difficulté assez éloigné de l’emploi, en CDD, puis en CDI pour certains. « Et nous faisons travailler des entreprises du bassin soissonnais », précise Emmanuel Pilloy.
Château-Thierry
champion du tri
Les champions du tri de vêtements, ce sont les habitants du sud de l’Aisne, autour de Château-Thierry, avec 4 kg par habitant par an. Il reste du potentiel à Soissons, où de nouvelles bornes devront être installées pour arriver au ratio d’un collecteur pour 1500 habitants. Mais le plus gros gisement n’est pas dans l’Aisne, mais en région parisienne. Le Relais basé à Soissons couvre aussi une partie de la Marne, de l‘Oise et de l’est parisien. Une ville comme Drancy, en Seine-Saint-Denis, avec ses 30 conteneurs et ses 100 tonnes par an, génère à elle seule 30 emplois. Des villes comme celle-ci sont encore à conquérir. L’ambition du Relais est de créer dix emplois par an. Un objectif atteint et même dépassé.
En marge de ses activités, le Relais, une création d’Emmaüs, a monté cette année une association pour développer la production de chiffons d’essuyage, qui engendre dix emplois supplémentaires dans l’Aisne et dix autres dans l’Oise.
http://www.lunion.presse.fr/accueil/le-relais-maintient-le-cap-ia0b0n274014
Un père de famille Soissonnais n’était pas en état de prendre le volant. Pour faire les 30 km qui le séparait de son domicile, il n’a eu d’autre idée que de laisser le volant à son fils, qui n’a même pas dix ans.
L’histoire est tellement incroyable que l’on dirait presque un (mauvais) conte de Noël. Trop ivre pour conduire, un père de famille a préféré se faire ramener par son fils... Qui va encore à l’école primaire ! Les faits se sont produits lundi soir vers 18 h 30, entre Neuilly-Saint-Front et Soissons.
Les gendarmes de la brigade d’Oulchy-le-Château patrouillaient sur le territoire de la commune de Parcy-et-Tigny lorsqu’ils furent intrigué par un véhicule de type 4 x 4. La voiture effectuait des embardées sur la route. Les militaires ont alors procédé au contrôle. Lorsque le conducteur a baissé sa vitre, quelle surprise ! Le jeune homme au volant était âgé de huit et demi. Son père se trouvait assis sur le siège passager avant.
Il s’avère apparemment que ce dernier avait participé à un repas un peu trop arrosé au cours de la journée dans le secteur de Neuilly-Saint-Front. Le test d’alcoolémie révèle qu’il avait un gramme d’alcool par litre de sang. Raisonnablement, il n’a donc pas conduit... Pour parcourir les 30 km qui le séparait de son domicile, à Soissons, il a visiblement préféré faire confiance à sa progéniture. Et par prudence aussi, ils ont emprunté les «petites» routes...
Après l’arrestation par les gendarmes, c’est la mère de famille qui a dû venir chercher son fils, et son compagnon.
Convoqué à la brigade de gendarmerie, le papa devrait être poursuivi pour complicité de défaut de permis, ainsi que pour incitation d’un mineur à commettre un délit. Il risque jusqu'à cinq ans d'emprisonnement et 150 000 euros d'amende. Le maximum peut être porté à sept ans d'emprisonnement si l'infraction est aggravée par les circonstances suivantes : le mineur a moins de 15 ans, les faits se déroulent de manière habituelle et/ou répétée.
http://www.lunion.presse.fr/region/ivre-il-se-fait-conduire-par-son-fils-de-8-ans-ia18b0n273454
La soirée de Noël a complètement dérapé dans un immeuble de Crouy, à côté de Soissons. La nuit du réveillon, entre minuit et une heure du matin, un jeune homme de 21 ans s’est fait tirer dessus. D’après nos informations, il aurait reçu une décharge de plomb et serait toujours hospitalisé.
Les faits se sont déroulés à l’intérieur de la résidence Touraine située au numéro 17 de la rue Louis-Charles-Bertin de cette commune de l’agglomération soissonnaise.
L’auteur du coup de feu, âgé d’une cinquantaine d’années, était visiblement l’invité d’une famille résidant au quatrième étage du bâtiment. Il semble qu’il s’agissait du voisin de palier. Il aurait ainsi partagé le repas avec la mère de famille et ses deux enfants, dont le plus âgé est la victime.
Pour une raison que l’enquête de police devra déterminer, une altercation s’est produite entre le quinquagénaire et les enfants. Les choses ont mal tourné et l’homme est parti chez lui chercher une arme à feu. Il s’agissait visiblement d’un fusil, chargé de plomb.
« Ils se sont retrouvés sur le palier de l’étage, mais le déroulement des faits est encore très flou », indique le procureur de la République de Soissons Jean-Baptiste Bladier.
Placé en garde à vue
Le canon de l’arme aurait été dirigé vers la poitrine de la victime. Alerté par le bruit, le voisinage a prévenu les secours. Les sapeurs-pompiers de Soissons ont pris en charge le jeune homme blessé.
L’auteur, qui avait visiblement reçu un coup à la tête au cours de la dispute, a également été transporté au centre hospitalier de Soissons.
À sa sortie de l’hôpital, le quinquagénaire a été placé en garde à vue au commissariat de Soissons. Mercredi soir, les auditions de ce dernier et des différents témoins étaient toujours en cours.
http://www.lunion.presse.fr/accueil/un-jeune-de-21-ans-recoit-un-coup-de-fusil-la-nuit-de-noel-ia0b0n273497