mardi 18 novembre 2014

Soissons :150 emplois à pourvoir ce jeudi dans l’Aisne

SOISSONS (02) Près de 150 offres d’emploi concrètes réunies en un seul lieu. C’est ce que propose l’Agglo avec son carrefour emploi et formation, ce jeudi 20 novembre de 10 heures à 17 h 30, salle Prestige. 27 entreprises seront présentes.
L’emploi, ça se dégote, ça se déniche, ça se cherche, ça se traque et jusqu’aux Terrasses du mail à Cuffies s’il le faut. La communauté d’agglomération du Soissonnais y organise ce jeudi 20 novembre la première édition du carrefour emploi et formation du Soissonnais, en partenariat avec la mission locale et le pôle emploi. « C’est un peu excentré, on peut nous le reprocher, mais c’est un lieu symbolique où sont prises les grandes décisions par les élus soissonnais et c’est aussi le site de formation universitaire et post-bac de Soissons », argumente Emmanuel Gadret, directeur du Plie, plan local pour l’insertion et l’emploi.

Un forum dynamique

L’objectif ? « Réunir les demandeurs d’emploi avec les entreprises qui ont des offres concrètes ». Il y aura 44 stands, dont 27 d’entreprises locales. « Sur chaque stand, il y aura au moins une offre », souligne Emmanuel Gadret. Ce qui porte le nombre total d’offres à 150 toutes filières confondues. Si en octobre dernier, un premier forum pour l’emploi, spécifiquement dédié aux carrières commerciales, était organisé au lycée Vinci, ce nouveau rendez-vous réunira des entreprises et des instituts de formations des secteurs de l’industrie, de l’informatique, de l’aide à la personne ou encore du commerce et de la logistique et du bâtiment.
Les organisateurs de ce forum le veulent dynamique : « Nous avons prévu des animations pour qu’il ne s’agisse pas juste de faire le tour des stands pour déposer son CV », poursuit Emmanuel Gadret. L’une des problématiques principales des demandeurs d’emploi étant les déplacements, l’Amsam sera présente pour expliquer le fonctionnement de sa plateforme mobilité. Le pôle emploi fera des démonstrations de sa méthode de recrutement par simulation. Une méthode utilisée par Carrefour ou les centres d’appels qui consiste à porter plus d’attention au profil de la personne qu’à son CV.
Ce même jour sera inaugurée la plateforme numérique tagEmploi. Un outil qui permet de collecter et diffuser l’ensemble des offres d’emploi, de stages, d’apprentissage et de formations disponibles sur un territoire donné. Il doit indexer de façon exhaustive les offres publiées sur Internet et de les diffuser aux habitants en temps réel. Une sorte guichet unique. C’est sur une étude de cette entreprise qu’Alain Crémont, le maire de Soissons, se base pour affirmer que 1 000 offres d’emploi ne sont pas pourvues sur le territoire.
Rendez-vous : Carrefour emploi et formation du Soissonnais, ce jeudi 20 novembre de 10 heures à 17 h 30, aux Terrasses du Mail, 11 avenue François-Mitterrand, à Cuffies. Ligne de bus nº 5.

http://www.lunion.presse.fr/region/150-emplois-a-pourvoir-ce-jeudi-dans-l-aisne-ia3b26n441054

dimanche 16 novembre 2014

Salon du blog culinaire : Les temps forts du week-end

Les temps forts du week-end

Cette édition est décidément placée sous le signe des gourmandises sucrées avec l’atelier de cake design (décoration de gâteau) à l’hôtel de ville, un cours master class avec le chocolatier soissonnais Féron et une démo de deux heures (dimanche de 14 à 16 heures) de l’un des pâtissiers les plus cotés en France, Philippe Conticini, parrain pour la deuxième année consécutive. Il s’agira pour lui de travailler la pâte à choux. Chef Damien, qui a lancé le salon il y a six ans, préparera une recette à base de poule (de 17 à 18 heures).
La venue du chef Yves Camdeborde était annoncée également par l’un des partenaires, mais au lycée hôtelier seulement, qui n’est pas ouvert au public. À voir si l’homme pourra intervenir à l’abbaye.
Il sera possible de déguster des mets sur place et de participer à des ateliers, y compris les enfants. Il sera aussi possible de faire quelques emplettes sur le marché gourmand ou de manger sur place à l’espace snacking.

http://www.lunion.presse.fr/region/video-3000-gourmands-attendus-au-salon-du-blog-culinaire-ia3b26n439706

3000 gourmands attendus au salon du blog culinaire

Ils en ont usé ensemble des fonds de casseroles, ces blogueurs. Ils n’étaient que quarante en 2008 à la création du salon du blog culinaire. Une petite sauterie à huis clos, entre passionnés des fourneaux, qui se tenait au lycée hôtelier de Soissons. Beaucoup se connaissaient mais ne s’étaient jamais vus. C’était l’occasion pour eux d’échanger recettes et conseils en toute simplicité. Il n’empêche, il s’agissait alors du tout premier rassemblement de blogueurs culinaire au monde. Il n’y a toujours pas d’équivalent. « Salon du blog culinaire » est d’ailleurs une marque déposée. La deuxième année a conservé le même esprit, en petit comité, sauf que les participants étaient plus nombreux  : une centaine. L’événement a commencé à faire parler de lui.
C’est au cours de la troisième édition que les blogueurs ont commencé à aller à la rencontre du public, de façon itinérante. Des animations avaient lieu sur le marché et chez les commerçants. La quatrième année, le parc Gouraud accueillait un petit marché gourmand ainsi qu’un espace démonstration, pris d’assaut il faut bien le dire. Il est alors apparu évident que le salon devait prendre plus de place, dans tous les sens du terme. À mesure que la notoriété grandissait, les partenaires, de grandes marques, affluaient. « Sans eux, il n’y aurait pas de salon », souligne Anne-Charlotte Forzy, qui organise l’événement au côté de Vincent Lefrant et Julien Durand pour 750 grammes.
En 2012, la Ville de Soissons mettait l’abbaye Saint-Léger à disposition. C’est là que le salon a vraiment décollé, avec 1 500 visiteurs dans le week-end. Dès lors, ils seront 350 à 400 blogueurs à Soissons, chaque troisième week-end de novembre. Pas tous à l’abbaye Saint-Léger, puisque les blogueurs aiment se retrouver entre eux comme aux premières heures, au lycée hôtelier, pour partager leur expérience.
Le salon grandit encore cette année avec la mise à disposition de la salle des fêtes de la mairie, où s’installe l’espace cake design (la décoration à l’aide de pâte à sucre) avec plusieurs spécialistes du genre dont la pionnière Nina Couto. Chacun pourra assister à des démos et participer à des ateliers pratiques. L’an dernier, le salon du blog culinaire avait attiré près de 2 500 personnes. On en attend 3 000 cette fois.
Ce samedi de 10 à 19 heures et demain dimanche de 9h30 à 18 heures à l’abbaye Saint-Léger et dans la salle des fêtes de l’hôtel de ville (accès avec un ticket payant pris à l’abbaye). Tarifs : 3 et 2 € (enfants et adolescents). Le programme sur : evenementiel.750g.com

http://www.lunion.presse.fr/region/video-3000-gourmands-attendus-au-salon-du-blog-culinaire-ia3b26n439706

lundi 10 novembre 2014

Foire Saint Martin

Anne-Marie Canton Bacara, une femme dans la guerre

SOISSONS (02). Anne-Marie Canton Bacara s’est particulièrement distinguée en portant assistance aux blessés pendant la Première Guerre mondiale. Denis Rolland nous raconte son histoire.
C’est une héroïne qui a témoigné d’un dévouement hors du commun pendant la Première Guerre mondiale, dans le Soissonnais. D’elle, il reste une photo prise au château de Vauxbuin et même un film d’une minute à l’établissement cinématographique des armées au fort d’Ivry.
Anne-Marie Canton Bacara arrive à Soissons en 1914 à l’âge de 36 ans. Dans l’éclat brun des yeux de cette femme célibataire, portant la tenue d’une infirmière, on lit beaucoup de tempérament. Mais aucune rue de Soissons ou de Vauxbuin ne porte son nom. «  La plupart des infirmières sont des anonymes. Le hasard fait que l’on dispose de quelques éléments sur elle. D’autres sont aussi méritantes mais restent dans les ténèbres », souligne Denis Rolland, président de la Société historique de Soissons. Il a mené des recherches sur cette grande figure durant environ dix ans.

Une forte personnalité

Au début, tout commence par une photo de 1917 provenant du fonds photographique d’Albert Khan. La lecture des journaux de l’époque témoigne que cette femme attire le regard des reporters. Des soldats admiratifs écrivent aussi à son propos. Denis Rolland retrouve même des témoins qui l’ont connue, le père du ministre Philippe Douste-Blazy, dont elle était la grand-tante, et un enfant âgé de 12 ans quand il l’a rencontrée.
Les témoignages convergent vers la même impression. «  C’était une forte personnalité encombrante et attachante », estime l’historien. Il remarque une citation parmi les six qui jalonnent les efforts de l’infirmière. Elle est datée du 29 janvier 1915 et elle est signée du commandant du 231e régiment d’infanterie, le régiment du fameux écrivain Henri Barbusse qui «  s’est fait massacrer à Crouy », comme le rappelle Denis Rolland.
Le texte qui consacre l’action d’Anne-Marie Canton Bacara, en forme d’hommage, relève «  un courage exceptionnel en allant, de sa propre initiative, relever des blessés en avant des tranchées sous le feu de l’ennemi. »
Le maire de Vauxbuin se montre lui aussi très impressionné. Il écrit ainsi : «  Le 31 août, la situation devient critique. À 4 heures de l’après-midi, on annonce que les Allemands vont occuper Soissons. Les infirmières refusent de quitter leur poste. Elles ne veulent pas abandonner les cinq blessés français dont elles sont la sauvegarde et qu’elles espèrent empêcher d’être faits prisonniers. De plus, il leur répugne de fuir devant l’ennemi. Elles sont prêtes à faire le sacrifice de leur vie… Les obus et les balles pleuvent dans les rues, des civils sont blessés. Aidée de son brave chauffeur, Maurice Rocault, Mlle Canton Bacara relève des blessés sous les projectiles et les transporte à l’hôpital. »
Sa conduite se poursuit avec la même hauteur. Elle soigne les Français mais aussi les Allemands, ne recule devant aucun danger.
http://www.lunion.presse.fr/region/anne-marie-canton-bacara-une-femme-dans-la-guerre-ia3b26n436480

samedi 8 novembre 2014

La lutte contre l’obésité passe par la reprise du sport

SOISSONS (02). L’Agence régionale de santé initie un programme de lutte contre l’obésité à Soissons. Pendant un an, on apprend aux malades à se remettre au sport, en vue d’améliorer leur santé.

Liliane, Patrice ou encore Chantal se retrouvent deux fois par semaine au centre social de Presles. Obèses, ils se sont mis à la gym depuis peu. Et il leur a fallu du courage pour se lancer et affronter l’image que leur renvoyait le miroir ou les autres, les gens « normaux ».
Depuis le 8 septembre, ils ont décidé de participer à un programme de sport-santé proposé par le comité régional d’Éducation physique et gymnastique volontaire et l’Agence régionale de santé. En tout, ils sont une quinzaine de malades suivis par le Pôle de prévention et d’éducation du patient de Soissons à adhérer à ce projet établi sur un an. « L’objectif c’est qu’à travers l’activité physique ils améliorent leur condition physique pour les gestes du quotidien : monter les escaliers sans s’essouffler, faire leurs courses à pied au marché, etc. », indique Peggy Fery, l’animatrice du cours. « S’ils perdent du poids c’est plutôt la cerise sur le gâteau », ajoute-t-elle. Surtout, Peggy Fery, aimerait que ses élèves changent de « ressenti » concernant leur personne : « Quand on fait des échauffements, je leur demande par exemple de redresser leurs épaules, de ne pas rester avachis, de ne pas se replier sur eux-mêmes. »

La force du groupe

Ces malades semblent avoir bien assimilé les conseils de leur coach. « C’est vrai que j’ai longtemps souffert du regard des gens, mais ce n’est plus le cas maintenant, raconte Chantal da Silva, 49 ans. Je voulais maigrir à tout prix, mais si je suis ces cours maintenant c’est plutôt pour mieux vieillir et prendre soin de ma santé. J’ai de la chance, je suis en surpoids, mais je n’ai pas déclaré d’autres maladies. » Au-delà des kilogrammes en trop, certains cumulent, en effet, les pépins. Patrice Tourteaux souffre par exemple de diabète : « Ça va mieux, ça s’est stabilisé ! » Il faut dire aussi que, seul homme du cours, il a pris un peu d’avance sur ses partenaires. « Je connaissais déjà Peggy parce que l’an dernier elle m’a suivi sur un programme similaire pour les malades du cancer », déclare le sexagénaire. La maladie n’entame pas pour autant le moral de ce grand gaillard, heureux de faire partie d’un groupe où il se sent « bien entouré ». Le groupe joue indéniablement un rôle primordial dans la réussite du projet. « Certains ont des idées noires, mais ils s’encouragent mutuellement lorsqu’ils pensent ne pas pouvoir faire tel ou tel exercice. Ce qu’ils font maintenant, ils n’auraient peut-être tout simplement pas pu l’envisager il y a seulement trois semaines », se réjouit Peggy Fery, fière comme tout des efforts déjà remarquables de ses élèves. Et les patients s’en rendent bien compte, ce qui fait dire à Liliane Gobeaut : « Nous sommes contents de venir, ça nous fait un bien fou. »
Pôle de prévention et d’éducation du patient de Soissons : 03 23 75 71 21. Internet : www.sport-sante.fr
http://www.lunion.presse.fr/region/en-images-la-lutte-contre-l-obesite-passe-par-la-ia3b26n434706

vendredi 7 novembre 2014

SOISSONS (02).Trois voitures détruites par le feu

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Cette nuit à 2 h 35, rue Edmond-Michelet dans le quartier de Presles à Soissons, trois voitures ont brûlé dans un incendie.
Il semblerait que le sinistre ait d’abord touché une Citroën C5 avant de se propager à deux autres véhicules stationnés à proximité, une Renault Mégane et une Citroën C 4.
Les sapeurs pompiers ont été appelés et ont éteint les flammes à l’aide de deux lances. Les trois voitures, qui appartiennent à une même famille, ont été détruites.
Pour éviter la propagation à une quatrième automobile, les fonctionnaires de police présents sur place ont brisé une vitre latérale afin de déplacer le véhicule. Une enquête est ouverte.

http://www.lunion.presse.fr/region/soissons-02trois-voitures-detruites-par-le-feu-ia231b0n435790

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jeudi 6 novembre 2014

Soissons (02) Yves Camdeborde au salon du blog culinaire

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Le célèbre restaurateur Yves Camdeborde participera samedi prochain au salon du blog culinaire, à Soissons, dont c’est la 7e édition. Il animera un atelier, de 12 à 13 heures, sur le rôle de l’eau dans la cuisine, pour le compte d’une célèbre marque de carafes filtrantes. L’événement se tiendra à l’abbaye Saint-Léger et à l’hôtel de ville, samedi 15 et dimanche 16 novembre. On attend 350 blogueurs cette année.
http://www.lunion.presse.fr/region/soissons-02-yves-camdeborde-au-salon-du-blog-culinaire-ia231b0n435164

Tests de prothèses de l’épaule : «Les premiers résultats sont satisfaisants»

Docteur Achour Deghrar, vous êtes spécialisé dans la chirurgie de l’épaule. Vous avez participé à la mise au point d’une nouvelle prothèse de l’épaule. De quoi s’agit-il?
Je ne suis pas le concepteur, j’ai participé aux essais cliniques. Avec un groupe de chirurgiens, nous avons participé à ces essais avec le laboratoire Sem, un laboratoire français. On aime le revendiquer car il y a sur le marché beaucoup de prothèses de laboratoires étrangers, américains par exemple. Je participe au projet depuis 2008-2009. La prothèse était déjà dessinée.
On la retrouve sur le marché aujourd’hui?
Oui elle complète l’offre depuis un an. Elle essaie de faire ses preuves et ce n’est pas facile car pour changer les habitudes des chirurgiens, ce n’est pas évident.
Pourquoi avez-vous accepté de participer à ces essais?
Le labo m’a contacté quand ils ont commencé les essais. J’ai trouvé l’idée exceptionnelle parce qu’il faut de l’originalité et il faut évoluer dans notre métier. Le top d’aujourd’hui est déjà dépassé. Il faut toujours pousser plus loin la recherche. La chirurgie vous oblige tout le temps à vous remettre en cause.
En avez-vous déjà proposé à vos patients à Soissons?
Oui, à une dizaine de personnes à peu près, sachant que l’on ne pose de prothèse qu’en cas de fracture de l’humérus. Poser une prothèse, c’est un challenge car c’est reconstruire une articulation pour retrouver une mobilité.
Qu’apporte en plus celle dont vous avez participé à la mise au point?
On a apporté une petite amélioration à celles qui existaient déjà. Elle permet de garder plus d’os et donc de ligaments. Il faut maintenant la preuve du temps et du recul mais les premiers résultats sont satisfaisants.
En consultation, vous passez une sorte de contrat moral avec vos patients. Expliquez-nous.
On explique qu’il y a une possibilité de réparation, des avantages et des inconvénients et on donne aussi une information écrite. Lors du deuxième rendez-vous, quand le patient accepte, on programme l’intervention et comment on fait en postopératoire. Le contrat: qu’il accepte de suivre ce que je lui conseille. Les résultats dépendent aussi de la motivation du patient dans le programme de rééducation postopératoire.

http://www.lunion.presse.fr/region/tests-de-protheses-de-l-epaule-les-premiers-ia3b26n433074

mardi 4 novembre 2014

A Soissons, le projet boulevard Jeanne d’Arc crée la polémique

SOISSONS (02). Une résidence pour personnes âgées autonomes pourrait voir le jour dans le jardin de la propriété Henry. Le permis de construire a été attribué mais le projet fait polémique
Les riverains du boulevard Jeanne-d’Arc se mobiliseront-ils contre ce projet ? Ils sont en tout cas invités à en prendre connaissance via une réunion publique ce mardi 4 novembre, à 19 heures, à la mairie de Soissons. Le promoteur présentera sa vision des 120 logements pour personnes âgées et son parking sur la propriété de la maison Henry. Comme il a suivi de près le devenir de cette propriété, Denis Rolland, président de la société historique de Soissons, n’attend pas cette réunion pour réagir. «  Je suis affligé », confie-t-il. Ce grand défenseur du patrimoine local pointe du doigt ce qui relève, selon lui, de l’aberration : «  Encore un pan de patrimoine soissonnais dénaturé en conformité avec les règlements. »
La bâtisse, qui n’est pas classée, fait partie des hôtels particuliers du boulevard Jeanne-d’Arc. «  Ces maisons sont d’un style néoclassique qui n’est pas exceptionnel mais elles forment, avec leurs grilles et leurs jardins, un ensemble remarquable. C’est pour cela que le plan d’occupation des sols de Soissons a instauré une protection sur tous ces immeubles », souligne l’historien. En vente depuis une dizaine d’années, la maison Henry a suscité l’intérêt. Denis Rolland cite l’exemple de « l’architecte Eric Pace qui avait travaillé sur une résidence de grand standing. Cela constituait un compromis acceptable pour le devenir de la propriété ».
Selon le président de la société historique, ce projet «  était respectueux de l’environnement par la qualité de la construction et la faible emprise sur le terrain ». Malgré cela, le permis de construire avait été refusé par l’architecte des Bâtiments de France et «  la Ville avait argué que le jardin était un espace à protéger ».
Le 9 octobre dernier, c’est la société Aegide qui obtenait un permis de construire pour un projet qui s’apparente, dénonce Denis Rolland, «  à un véritable bétonnage de la propriété et qui ne se soucie pas du caractère aéré et végétal du quartier et de la propriété Henry ». La nouvelle construction supprimerait le jardin alors que le projet de l’architecte de Château-Thierry avait moins d’impact sur ce patrimoine. Non seulement le défenseur du patrimoine regrette «  l’absence de démarche architecturale ou esthétique dans ce projet qui semble cependant conforme aux règlements » mais il s’inquiète car le promoteur «  a montré en voulant détruire le château de la Pilule à Saint-Quentin que la sauvegarde du patrimoine n’était pas son objectif principal ».
Réunion publique mardi 4 novembre à 19 heures en mairie.

http://www.lunion.presse.fr/region/a-soissons-le-projet-boulevard-jeanne-d-arc-cree-la-ia3b26n433206

lundi 3 novembre 2014

Il veut créer une monnaie locale

Napoléon orne le billet de 1 euroconso, Gustave Eiffel celui de 2 et Delacroix celui de 5. Pas de doute, au niveau esthétique, les coupures ayant pour but de récompenser la fidélité des clients sont réussies. Mais l’idée développée par la société qui les propose, NGC management, va beaucoup plus loin que ça. « Ancien commerçant, j’ai toujours cherché une solution pour relancer le commerce de centre-ville, dont la situation ne cesse de se dégrader. Après les cartes de fidélité, j’ai créé avec mon équipe ce concept innovant, ludique et avantageux pour le client », décrit Jean Hias, président de la société SAS Management. Le principe est extrêmement simple : les billets qu’il propose symbolisent la réduction qu’obtient le client. 1 euroconso équivaut à un euro de rabais, par tranche de 10 euros d’achat chez le commerçant partenaire.
Pour le dirigeant Jean Hias, qui fut au cours de sa carrière cadre dans les télécoms, puis dans l’import-export et enfin gérant de plusieurs magasins de prêt-à-porter, la formule peut faire recette. « Avant ma retraite en 2009, j’avais un magasin de vêtements dans l’Aveyron. J’ai eu l’idée toute bête de mettre en place une carte qui permettait d’obtenir 10 % de réduction, par tranche de 10 euros d’achat. J’ai distribué cette carte aux entreprises et administrations du secteur. En moins de deux ans, j’ai doublé le chiffre d’affaires de la surface sans rogner sur mes marges. »

Sécurité

Il y a trois ans, ce Cotterézien crée sa société et s’installe dans le Parc Gouraud à Soissons. Il a d’abord l’idée de proposer son concept de carte mois 10 % aux commerçants. « Lors de l’étude de marché, ils nous ont tous dit qu’ils en avaient marre des cartes de fidélité. Il fallait trouver un nouveau système », remarque Jean Hias.
Avec les billets de banque, le chef d’entreprise pense tenir le bon concept en précisant que « les commerçants sont gagnants avec cette formule ». Le concept, lorsqu’il est bien pensé, fait ses preuves (lire ci-contre).
Pour l’entrepreneur, il reste à imposer la monnaie, qui dispose de plusieurs systèmes de sécurité, chez les commerçants. « Il nous faudrait le soutien d’une collectivité pour le lancement, afin de pouvoir offrir les premiers billets aux commerçants qui tenteront l’aventure ». Une demande pas si bête, étant donné que le produit vise avant tout à relancer le commerce de proximité.
Pour lancer son idée, Jean Hias va également lever des fonds sur internet, via le site de financement participatif Mymajorcompany. La souscription devrait démarrer sous peu, après la validation par le site hébergeur. « Nos financeurs recevront des contreparties, et participeront à un jeu concours », prévient Jean Hias.
Renseignements sur
http://www.ngc-management.com


http://www.lunion.presse.fr/region/il-veut-creer-une-monnaie-locale-ia3b26n432431

samedi 1 novembre 2014

Initiation aux télé-services publics : Atelier par l’EPN PEL du Soissonnais

L’EPN Picardie en Ligne du Soissonnais propose un nouveau module d’initiation : Télé-services publics en ligne. L’équipe d’animation coordonnée par Pascal propose via ce rendez-vous une sensibilisation à l’usage des différents portails des services publics en ligne dans  les thématiques suivantes : civilité, sociale, urbanisme, véhicule, emploi, retraite, santé, culture et patrimoine et éducation.

Atelier pratique sur les télé-services publics

Il est ainsi proposé via une approche pédagogique par le faire d’être guidé pour la découverte des sites et de leurs possibilités en terme d’administration en ligne, de connaître les usages de télé-services publics, d’apprendre à gérer ses services en ligne, de découvrir les simulateurs en ligne, de savoir comment identifier les services et de prendre en main les applis mobiles de télé-services.

Le 16 octobre 2014, Blandine Lefevre de la CAF de l’Aisne est intervenue dans le cadre de ce module. La présentation des télé-services publics a permis aux usagers de l’espace public numérique de se rendre compte de l’importance de et la portée d’un service gratuit mis à disposition de tous les citoyens.

Présentation télé-services publics en libre téléchargement

Le dossier de ce module délivré aux usagers est aujourd’hui mis à disposition de tous par le PEL du Soissonnais : Présentation des télé-services publics (pdf, 19 pages).
Plan de la présentation : Les télé-services : civilité ; social ; achat et Web ; santé ; urbanisme ; véhicule ; emploi ; retraite ; services locaux ; culture ; éducation.

Quand l’Internet exclut

Reportage par France 3, le 15 septembre 2014 à Picardie en Ligne du Soissonnais sur les télé-services publics

mercredi 29 octobre 2014

SOISSONS (02). Une chaufferie toute neuve pour le futur centre aquatique

La communauté d’agglomération est contrainte de construire une chaufferie pour le futur centre aquatique, dont les travaux ont commencé à Mercin-et-Vaux, tout près de Soissons. Au départ, il était envisagé d’utiliser la chaufferie bois du quartier de Presles, qui alimente déjà ce quartier et Chevreux, mais la piscine aurait été trop gourmande en énergie, au détriment des habitants. Soit un surcoût d’un million d’euros sur un budget d’environ 15 millions. Ouverture prévue en 2017.

http://www.lunion.presse.fr/region/soissons-02-une-chaufferie-toute-neuve-pour-le-futur-ia231b0n430172

mardi 28 octobre 2014

Privé de l’usage de ses jambes, il veut parcourir 1000 km pour faire parler de sa maladie

Soixante-dix kilomètres par jour et 1000 km, le tout à la force des bras. L’objectif de David Avram, qui a prévu de relier Soissons à Montpellier, dans son fauteuil de handicapé, mais un fauteuil spécial de sportif, est ambitieux. Ce Soissonnais, privé de l’usage normal de ses jambes depuis deux ans, sait pourtant qu’il peut l’atteindre. Atteint de neurofibromatose depuis sa naissance, ce bibliothécaire est avant tout un athlète. Il vient encore de le prouver en remportant l’édition 2014 du challenge national de course sur route handisport, autrement dit la coupe de France. Il en est très fier car il a devancé des sportifs plus expérimentés et disposant souvent de plus de temps pour s’entraîner.
Ce titre de plus, qui s’ajoute à un palmarès déjà élogieux, il va s’en servir pour défendre la cause de tous les malades. Non seulement il va créer l’association Cocci’N’Roule pour aider les autres victimes de cette affection, mais son plus gros projet sera d’aller porter la bonne parole sur les routes. Il doit en effet partir le 14 juin 2016 de Soissons et arriver le 3 juillet à Montpellier. Entre-temps, il donnera des conférences pour mieux faire connaître cette maladie et surtout récoltera des fonds.
Car cette maladie génétique peut atteindre plusieurs personnes de la même famille et nécessiter des soins lourds. Voire un équipement comme le fauteuil dans lequel cet homme est maintenant cloué, mais aussi une aide humaine car une telle situation est éprouvante. Cette pathologie, qui forme des tumeurs sur la peau, d’où l’image de la coccinelle, peut être invalidante mais aussi nécessiter de la chimiothérapie. Un siège roulant peut coûter, signale le Soissonnais, jusqu’à 7700 euros. Un lit équipé est également onéreux, tout comme les trajets médicaux.
C’est ce type d’informations et beaucoup d’autres que donnera le président de la nouvelle association, vendredi prochain, lors de l’assemblée générale. Une réunion à laquelle il voudrait rencontrer non seulement des familles concernées mais aussi des valides et aussi des athlètes. Comme Sylvie Le Mescam qui a d’ores et déjà comme rôle, pour les 1000 km contre les fibromatoses, de contacter les interlocuteurs des villes étapes.
Cette enseignante partage avec David Avram la passion de l’athlétisme. Comme lui, elle adhère au club d’athlétisme de Belleu qui vient d’obtenir le label handisport.
http://www.lunion.presse.fr/region/prive-de-l-usage-de-ses-jambes-il-veut-parcourir-1000-ia0b0n428861

dimanche 26 octobre 2014

SOISSONS (02). Le Soissonnais Jacques Bouldoire nommé Juste à titre posthume

Durant l’Occupation, Jacques Bouldoire a évité grâce à son courage la déportation de sa femme juive, ainsi que de ses beaux-frères et belles-sœurs. Il a été distingué par l’Etat d’Israël ce dimanche dans la cité du Vase.
Ce dimanche à l’hôtel-de-ville de Soissons, Christiane Leterrier-Bouldoire et Claudine Bouldoire ont reçu des mains du ministre conseiller auprès de l’ambassade d’Israël une haute distinction décernée à leur père à titre posthume. Après une instruction de près de deux ans, le comité français pour Yad Vashem a reconnu Jacques Bouldoire « Juste parmi les Nations ».
Cette médaille est décernée aux personnes non-juives qui ont sauvé des Juifs durant l’Occupation nazie. Il s’agit actuellement de la plus haute distinction honorifique délivrée par l’État d’Israël à des civils.
En 1942, Jacques Bouldoire a ainsi protégé au péril de sa vie sa femme juive, ainsi que les autres enfants de ses beaux-parents, des commerçants soissonnais. Il est malheureusement décédé peu de temps après la Libération, en 1952. Son courage permit la naissance de vingt-quatre enfants et petits-enfants.
http://www.lunion.presse.fr/region/soissons-02-le-soissonnais-jacques-bouldoire-nomme-ia231b0n429211

Les feuilles ralentissent les trains

SOISSONS (02). Les rails glissants à l’automne suscitent la mobilisation de la SNCF. Ce, afin de limiter l’impact sur la régularité des trains de la ligne Laon-Paris, dont les usagers se plaignent toujours.
Une dizaine de minutes de retard à cause des feuilles mortes. Cette raison peut paraître surprenante, mais est bien réelle. À l’automne, les équipes de la SNCF se mobilisent pour limiter les conséquences sur la régularité des trains. L’année passée, « près de 6 350 minutes, soit environ 4 jours, ont été perdues sur l’ensemble des trains de Picardie à cause de ce phénomène », indique la direction de la communication régionale de la SNCF. La moyenne du retard s’établit à environ 17 minutes par train concerné.
Le phénomène se produit notamment dans les zones boisées, comme c’est le cas sur la ligne Laon-Paris. « La cellulose écrasée cumulée à l’humidité ambiante favorise le glissement de la roue sur le rail. Le train peut patiner au démarrage et ses roues se bloquer lors du freinage (l’enrayage) », décrit Christian Chivot, assistant de production de l’Infrapôle Haute-Picardie, qui assure l’entretien des voies.
Pour limiter ces effets de saison, les conducteurs des trains disposent tout d’abord d’un système de sablage qui peut être actionné de leur poste de commande.
Ensuite, les équipes se trouvent actuellement à pied d’œuvre afin de limiter ces sources de retard. « Des astreintes sont mises en place et en cas de patinage ou d’enrayage, le service intervient », détaille Christian Chivot. D’autre part, des campagnes de débroussaillage sont menées, et un train spécial équipé de brosses métalliques intervient régulièrement pour nettoyer les voies.
Les feuilles mortes ne sont qu’une des causes d’irrégularité sur la ligne, problème préoccupant régulièrement les usagers. « Pour le Paris-Laon, le retard persiste mais s’amenuise depuis quelques années. Il reste fortement lié à l’engorgement de la Gare du Nord », indique Lionel Toussaint, président de l’association des usagers de la ligne Paris-Crépy-Laon (ADU).
Côté résultats, durant le mois de septembre, des retards ont été constatés sur six trains « sensibles » (autrement dit empruntés par 50 % des usagers), parmi les 132 circulant dans le mois. Ils ont accusé un retard supérieur à 15 minutes. Les causes ont trois origines : le matériel, une cause interne à la SNCF ou externe. Le matériel a été impliqué une fois pour un retard de 26 minutes. Ensuite, à trois reprises, ce sont des causes internes à la SNCF : erreur de direction, travaux d’infrastructures rendus en retard, dérangement d’installation… enfin, des événements imprévisibles ont également pesé : colis suspect en gare du Nord, ou encore présence d’une personne en zone dangereuse du côté de Soissons.

http://www.lunion.presse.fr/region/les-feuilles-ralentissent-les-trains-ia0b0n428857

samedi 25 octobre 2014

Le matricule 02 a la cote

SOISSONS (02). L’Aisne attire davantage la sympathie des automobilistes qu’on ne le croit. Les garagistes qui installent les plaques minéralogiques des Soissonnais en témoignent
Des plaques minéralogiques, on en croise toute la journée. Qui ne s’est jamais posé la question de savoir de quel département provient ce numéro? Entre effet de mode et autres fantaisies, l’Aisne tient le bon bout. «80% de nos clients souhaitent s’équiper d’une plaque immatriculée 02», explique Laurent Drot, responsable de la caisse-technique chez Feu Vert. «À l’inverse, certains, résidant en région parisienne, désirent s’identifier en 02. Ils ne veulent pas être dérangés lors de leurs différents déplacements à travers la France.»
Avant, les garagistes s’aventuraient à commander plusieurs numéros d’immatriculation en quantité, une période révolue. «Le 59, 75 et 77 est demandé assez régulièrement. Mais en trop faible quantité pour justifier l’existence d’un stock», précise Laurent Drot. «Le 60 peut se trouver avec l’importance économique de l’Oise dans la région. Mais cela reste bien inférieur aux sollicitations d’immatriculations axonaises.»

La mode Corse est
un épiphénomène

Les demandes de plaques corses, censées apporter plus de sécurité, restent faibles avec en moyenne une commande par semaine. «On ne prévoit pas de stock dans d’autres numéros. La perte serait trop importante», confirme Tony Osorio, le directeur de Roady à Crouy. «Les plaques 2A ou 2B ont la réputation de dissuader de potentiels voleurs, mais les demandes de ce type sont quasiment nulles aujourd’hui.»
Les Soissonnais confirment qu’ils n’ont pas honte de porter leurs couleurs au dos de leur véhicule. «Jamais je ne penserais à modifier mon numéro d’origine. Certains conducteurs peuvent être attirés vers ce changement s’ils sont originaires d’un autre coin de la France. Pour ma part, je suis née ici et fière de l’être.», assure une cliente de Roady. «Le jeu des devinettes au niveau des plaques minéralogiques m’amuse en général. Moi et ma famille. Notamment lors de départ en vacances.» Entre fierté et visibilité, le matricule 02 tient bon.

http://www.lunion.presse.fr/region/le-matricule-02-a-la-cote-ia3b26n428319

vendredi 24 octobre 2014

Le Soissons games show annulé

Le projet aurait pu faire de Soissons une référence en matière de numérique, c’est dommage. » L’un des partenaires du salon du jeu vidéo qui devait se tenir ce week-end a quelques regrets, mais ne garde aucune rancune. Le « Soissons games show » (L’union du 28 juillet), qui prévoyait d’accueillir près de 300 joueurs et environ 1 200 visiteurs a dû être annulé, pour cause de problèmes techniques. Une mauvaise nouvelle pour la communauté des joueurs (« gamers » dans le jargon) locaux, qui tenaient là le premier salon du genre en Picardie.
« L’association Actuali’World et Games Cash ont souhaité arrêter l’événement pour différents problèmes de logistique, de temps et d’argent », précise l’ex-organisateur du projet et président de l’association Actuali’World, Loïc Van Waesberge.

En partance pour Amiens

Des soucis d’ordre administratif de dernière minute ont visiblement poussé les organisateurs, et les associations partenaires à changer leur fusil d’épaule au cours du mois de septembre. « Le projet était très soutenu mais ce ne fut pas suffisant pour une réalisation aussi rapide », précise l’organisateur en remerciant « la municipalité de Soissons, les différents médias, et tous nos partenaires qui ont appuyé durant l’année 2014. »
Reste à savoir si la manifestation a une chance de voir le jour dans la cité du Vase. « L’événement part à Amiens », explique l’un des partenaires. Ainsi, une partie de l’équipe d’organisation devrait prendre part à la partie « gaming » (jeux vidéo) du festival du jeu et de l’imaginaire de la capitale régionale prénommé « À toi de jouer » et dont la troisième édition s’est tenue cette année mi-mars.
Tout n’est donc pas perdu pour les joueurs de Picardie. Pour les Soissonnais, en revanche, les ex-organisateurs, ne semblent pas être prêts à retenter l’aventure localement. À moins que d’autres bonnes volontés ne reprennent le flambeau…

http://www.lunion.presse.fr/region/le-soissons-games-show-annule-ia3b26n427517

mardi 21 octobre 2014

Un poids lourd se renverse sur la RN2 et paralyse le trafic

SOISSONS (02). Un poids lourd a perdu son chargement de betteraves après s'est renversé sur la RN2 entraînant une gêne importante à la circulation ce mardi en début de matinée. Un suraccident est venu se greffer par-dessus. 
Ce mardi matin vers 5h30, un poids lourd rempli de betteraves a perdu le contrôle et s'est couché en travers de la RN2, à hauteur de Soissons, dans le sens Paris-Laon. 
Une voiture qui arrivait en sens inverse a vu l'accident et a ralenti. Malheureusement, un poids lourd qui arrivait derrière elle n'a pas eu le temps de freiner et est allée la percuter. Enfin, un troisième poids lourd qui arrivait encore derrière a ralenti et est tombé en panne.
A 7h50, la circulation a été rétablie dans le sens Laon-Paris, mais reste toujours paralysée dans le sens inverse, où un bouchon d'un kilomètre s'est formé.
A 8h30, la circulation est toujours très perturbée dans ce sens Laon-Paris et toujours bloquée dans l'autre. La route est coupée à l'Archer.
Certains véhicules sont là depuis plus de 2 heures sans moyen de sortir. Le matériel pour évacuer le semi-remorque et les betteraves commence à arriver.
Si vous le pouvez, évitez le secteur. 

http://www.lunion.presse.fr/accueil/un-poids-lourd-se-renverse-sur-la-rn2-et-paralyse-le-trafic-ia0b0n426511

lundi 20 octobre 2014

L’hôpital veut soigner son parking

Arrivé serein, pressé ou énervé d’avance par la difficulté anticipée, l’automobiliste finit presque toujours par être stressé lorsqu’il veut se garer dans le parking de l’hôpital de Soissons. Sauf chance inespérée, il passe en revue les rangs de véhicules puis entame un autre tour et peut-être un troisième avant de devenir pratiquement hystérique, prêt à sauter sur la première place libérée quitte à en découdre avec un autre !
Le stationnement au centre hospitalier, c’est la galère, et ça fait des années que ça dure. C’est d’autant plus pénible que les usagers sont principalement des malades ou des membres du personnel (il y en a 1 600). Il n’est pas question pour eux « de perdre du temps sur le parking », soutient Alexandre Mokede, adjoint au directeur.
Ce problème est l’une des priorités du directeur Freddy Serveaux, dévoile son adjoint. « Nous avons élaboré une méthode de réflexion », explique-t-il, revenant sur les démarches réalisées au fil des semaines pour qu’un jour, peut-être d’ici la fin de l’année scolaire, la situation s’améliore.
Un constat a d’emblée été dressé. Le taux d’occupation n’est pas toujours le même. « Vous pouvez venir la nuit, il n’y a personne. » Alors, agir sur le taux d’occupation ou augmenter le nombre de places ? La dernière solution serait privilégiée puisqu’une étude a été confiée dans ce sens à des spécialistes, avec un préalable : garder un équilibre entre les espaces verts et les zones de stationnement.
En observant de plus près le fonctionnement de l’établissement, sa direction a ainsi observé que les équipes étaient surtout présentes le matin de 7 à 14 heures et l’après-midi, de 13 heures ou 13 h 30 à 20 ou 21 heures. D’où un chevauchement entre 13 et 14 heures. Quant aux visites, elles commencent justement vers 13-14 heures.
Restait à « objectiver » cet état de faits, selon les termes du directeur adjoint. Ce qui a été fait lors des comptages des 20 et 22 mai derniers. Et là non seulement il est apparu que 3 000 véhicules essayaient de rentrer dans 800 à 900 places, mais que le problème s’étale entre 10 et 18 heures. D’où, sans doute, le choix d’extension.
La tâche des spécialistes s’annonce néanmoins ardue, puisqu’il n’est pas question d’acheter de nouveaux terrains ni d’engager des travaux pharaoniques pour un souterrain ou un parking aérien.

http://www.lunion.presse.fr/region/l-hopital-veut-soigner-son-parking-ia3b26n424445

dimanche 19 octobre 2014

Festi’loupiots entre en scène à Soissons

Quel est le rapport entre une chaussette qui part en guerre contre les pieds de son homme, une enquête sur la disparition des fleurs, menaçant donc la survie de la planète, et la rencontre d’un saltimbanque, abandonné par son cirque car il aime trop les gens ? Réponse, Festi’Loupiots puisque ces trois situations sont les thèmes des pièces qui vont être présentées par la compagnie Acaly pour la 5e  édition de ce festival de théâtre dédié aux jeunes publics. Trois pièces du répertoire du théâtre Saint-Médard, créées d’octobre 2013 à avril 2014 pour « la vie rêvée de la chaussette », le premier des spectacles qui ouvre ce festival ce dimanche (15 heures, 8 euros tarif unique).
«  Le festival sert à rencontrer le public jeune, explique Fabrice Decarnelle, le directeur de la compagnie Acaly, mais les pièces ne sont pas simplement faites pour les divertir. Nous essayons à chaque fois de glisser un message. Pour « La vie rêvée de la chaussette », nous mettons le doigt sur l’importance de l’apprentissage de l’hygiène. Ensuite, avec « Les voyages de Capucine », les jeunes sont sensibilisés à l’écocitoyenneté. Enfin, avec « à l’autre bout du monde », nous travaillons sur l’acceptation de la différence  ».
Mais on rigole aussi et c’est la première des qualités des trois pièces jouées par Fabien Dardenne et Cécile Migout. «  La fourchette visée est celle des 3-4 an jusqu’au 9-10 ans. Et généralement, outre les enfants qui sont en centre de vacances, nous avons de plus en plus de grands-parents qui s’offrent une sortie avec leurs petits enfants  ». Et en profitent pour rire un bon coup eux aussi.
Le programme de ce 5e festival, 64 avenue de Paris à Soissons  :
« La vie rêvée de la chaussette »
les 19, 20, 21, 22 Octobre à 15 heures.
« Les voyages de Capucine »
les 23, 24, 25, 26, 27 Octobre à 15 heures.
« À l’autre bout du monde »
les 23, 24, 25, 26, 27 Octobre à 15 heures.
http://www.lunion.presse.fr/region/festi-loupiots-entre-en-scene-a-soissons-ia3b26n425127

vendredi 17 octobre 2014

Que de familles chez la juge!

Non pas que les autres magistrats soissonnais se tournent les pouces, mais la juge aux affaires familiales (JAF) ne s’ennuie pas. C’est un fait que Yannick Gressot, le président du tribunal de grande instance de Soissons, a déjà souligné : « Le contentieux est particulièrement chargé à Soissons en cette matière. » La seule activité du juge aux affaires familiales représentait 75 % de l’activité civile générale du tribunal en 2013. Comment l’expliquer ? A-t-on plus de risques de voir son mariage péricliter ici plus qu’à Laon, par exemple, où cette proportion est de 55 % ?
« On a essayé de réfléchir aux raisons », sourit Sandrine Gallée-Villette, installée depuis septembre 2013 au TGI de Soissons et chargée notamment des affaires familiales. Il n’y a pas une, mais plusieurs pistes qui pourraient justifier cette intense activité : « Est-ce qu’il y a plus de familles ici ? Plus d’enfants ? Plus de difficultés financières ? Une population plus jeune ? Un accès à la justice facilité ? Moins de contentieux civils ? », interroge la magistrate, qui observe : « C’est sans doute lié à des questions économiques et sociales. » À Versailles où elle siégeait auparavant, les affaires familiales concernaient, selon elle, un contentieux proportionnellement moins important. À noter aussi que le contentieux civil à Laon est plus dense. Les affaires familiales y représentent une proportion moindre. Une chose est sûre : « Le JAF de Soissons a toujours été un gros pôle. » Et ça, ça s’explique.
Ce juge, c’est peut-être le seul que le citoyen lambda rencontrera au cours sa vie. Et pas seulement en cas de divorce. Au fil des lois successives, les fonctions de ce magistrat ont été élargies « pour que le juge aux affaires familiales s’occupe de tout le contentieux lié au couple et aux enfants. Nous avons récupéré aussi tout le contentieux de la liquidation post-conjugale. Au-delà de l’aspect purement humain, il y a les considérations financières et patrimoniales ». Ce magistrat peut aussi être saisi « en urgence pour protéger l’époux qui subit des violences et les enfants en attendant que la séparation soit organisée ».
Les missions du JAF sont variées. « La plus classique, c’est le divorce avec en première étape, l’audience de conciliation. Nous avons à chaque audience 18 à 20 dossiers (plusieurs audiences ont lieu chaque semaine). » Tous les couples qui se séparent ne sont pas mariés. 65 % à 70 % des dossiers traités sont des hors ou postmariages. « Tous les jours nous avons une dizaine de requêtes de ce type et cela va crescendo », souligne Christine Rentz, greffière. Sophie Follézour est l’autre greffière du JAF.
Ce magistrat peut également trancher dans des dossiers tels que l’obligation alimentaire, « quand la pension des parents âgés n’est pas suffisante pour payer la maison de retraite, les enfants doivent ce que l’on appelle les aliments », indique Sandrine Gallée-Villette. Sauf cas d’exception, les enfants doivent payer la différence « en fonction des ressources et des charges de chacun. Ce sont souvent des dossiers dramatiques ».
Droit de visite et d’hébergement des grands-parents, changement de prénoms ou autorisation dans le cadre d’une procréation médicalement assistée (PMA), sont encore autant de missions du JAF. Son bureau et sa salle d’audience sont un théâtre d’émotions. Douloureuses souvent. Il y a aussi ces couples, note la juge, « qui se séparent, qui s’entendent très bien et qui se félicitent quand je prononce le divorce ».
http://www.lunion.presse.fr/region/que-de-familles-chez-la-juge-ia3b26n424442

jeudi 25 septembre 2014

Un corps sans vie trouvé en bas d’un immeuble

VILLERS-COTTERETS (02). Le corps sans vie d’un homme de 31 ans a été trouvé en bas de l’immeuble où il vivait, à Villers-Cotterêts, vers 18 heures, lundi. La victime présentait un important hématome sur le visage. Une enquête judiciaire est ouverte pour déterminer les causes du décès et il sera procédé à une autopsie ce mardi. Aucune thèse n’est, pour l’heure, privilégiée ni écartée quant aux circonstances du décès.

http://www.lunion.presse.fr/accueil/un-corps-sans-vie-trouve-en-bas-d-un-immeuble-ia0b0n411988

mercredi 24 septembre 2014

L’inquiétude des salariés soissonnais d’Atlas

Sept. Ils sont sept salariés soissonnais à craindre dans les semaines qui viennent, de rejoindre la cohorte des emplois perdus dans la cité du Vase et son agglomération.
Marc Malacain, le directeur du magasin Atlas, et ses 6 salariés sont aujourd’hui dans la tourmente que subit le groupe auquel le magasin de l’avenue de Laon appartient. Placé en plan de sauvegarde en juin dernier, le groupe alsacien de la famille Rapp est passé la semaine dernière en redressement judiciaire. Si plusieurs lettres d’intention - des offres de reprise - ont été déposées au tribunal de Mulhouse pour le groupe, elles ne concerneraient que les enseignes « Fly » de cet ensemble qui, outre Atlas, possède aussi les magasins Crozatier.
«  Nous n’avons pas eu beaucoup d’informations, explique Marc Malacain, le directeur du magasin soissonnais, mais on sait que l’enseigne Fly est, pour l’instant, la plus attractive. D’après les bruits, ce serait uniquement les 40 magasins Fly plus une quinzaine d’autres Atlas ou Crozatier qui auraient une chance de survivre. Ceux concernés ont reçu une lettre pour les en informer. Nous, ici, nous n’avons pas eu de courriers  ». Aujourd’hui, Marc, arrivé au magasin en 1997, est invité, comme tous les directeurs de site, à Paris. «  J’espère en savoir plus mais j’ai peur que le magasin de Soissons ne soit pas dans leur priorité  ».
Ouvert depuis plus de 40 ans, le magasin possède 2800 m2 de surface d’exposition et de vente. Plus 3000 m2 de réserve ce qui positionne le magasin au premier rang de la région, côté surface. Mais une boutique qui n’a pas échappé à la crise depuis 3 ans. Explications  : «  Nous sommes positionnés dans un haut de gamme, avec des meubles de qualité qui durent, explique le directeur, et cela joue contre nous. Nous avons des clients qui viennent nous voir depuis l’annonce du redressement judiciaire et nous disent  : « on a une cuisine de chez vous et elle est toujours bien. Ou un salon, une salle de bain...  »
Cette situation a plusieurs fois été évoqué par le directeur au groupe. Sans avoir d’échos. Vient à s’ajouter à cette situation de crise économique, le positionnement du magasin.  Certes, l’avenue de Laon est un axe de passage très fréquenté. Mais qui n’a pas une image de zone commerciale où l’on vient pour un achat pouvant en entraîner un autre. Qui plus est, la façade aurait mériter depuis longtemps un toilettage. «  Je crois que c’était envisagé dans les années à venir mais là ...» A moins qu’un repreneur ...

http://www.lunion.presse.fr/region/l-inquietude-des-salaries-soissonnais-d-atlas-ia3b26n411860

lundi 22 septembre 2014

Le soldat Célestin raconte son histoire

La chasse aux absences dans les lycées de Soissons

Il y a les élèves qui ont enterré trois fois la même grand-mère dans l’année et ceux qui doivent garder le chien qui s’est fait opérer. Pour les chefs d’établissements, toutes les excuses ne sont pas recevables en cas d’absence. Ils luttent au quotidien pour maintenir les élèves dans le système scolaire.
C’est au lycée des métiers le Corbusier de l’hôtellerie et du bâtiment que le phénomène prend le plus d’ampleur, dans les classes de CAP. « Plus le niveau du diplôme est bas, plus l’absentéisme est important », observe le proviseur Éric Montigny, qui précise que les chiffres peuvent atteindre « les 20 % ». Le responsable ne mâche pas ses mots : « L’absentéisme, c’est le cancer des établissements scolaires ». Si les causes varient – de l’élève qui paie ses études à celui démotivé par sa filière et par une mauvaise orientation – l’impératif est de traiter le phénomène à sa source. « Chaque jour, les surveillants prennent une heure à contacter systématiquement les familles ». Quand cela ne suffit pas et que les absences injustifiées de l’élève se multiplient, « on prend rendez-vous avec les parents ».
Après quelques jours d’absence, le danger qui guettent les élèves, c’est le décrochage. « Nous en avons chaque année une cinquantaine sur 700 élèves », note Éric Montigny. Au lycée Vinci aussi, Étienne Lejeune n’a pu s’empêcher de constater qu’il y avait « des élèves qui ont tendance à enterrer 4 ou 5 fois leurs grands-parents ». À ces absences ponctuelles paranormalement justifiées, s’ajoute l’absentéisme dit perlé qu’il redoute. Une heure par ci, une heure par là, « boycott » d’une matière… « De fil en aiguille, cela conduit au décrochage. La réussite passe par l’assiduité ».
Au lycée Camille-Claudel, l’on sait aussi que ce décrochage scolaire « arrive vite car la motivation baisse très rapidement ». D’où l’intérêt de maintenir les élèves dans l’établissement dès les premiers jours de septembre et de lutter contre un « effet vendange. Certains s’absentent pour pouvoir gagner de l’argent et se payer leur permis ».
Stéphane Tardivel, adjoint au lycée Saint-Vincent de Paul, se souvient également d’un élève « redoublant qui avait prévenu, il y a deux ans, qu’il ferait les vendanges ». Une excuse qui n’est pas recevable. « Ce qui est important, c’est de savoir pourquoi l’élève s’absente. Cela peut déboucher parfois sur un simple problème de transport ». Dans les lycées professionnels, « les élèves vont en stage en entreprise. Le retour en classe peut-être difficile », poursuit-il.
Quand la pédagogie et les rappels à l’obligation de présence ne suffisent plus, tombent les sanctions. Dans cet établissement privé, par exemple, quatre heures d’absence injustifiées équivalent à une heure de colle. En revanche, aucun lycée soissonnais ne pratique la sanction sous la forme d’une amende pécuniaire comme le prétendait, il y a quelques jours, une jeune fille sur un réseau social.

http://www.lunion.presse.fr/region/la-chasse-aux-absences-dans-les-lycees-de-soissons-ia3b26n411336

jeudi 18 septembre 2014

La passerelle tombe dans 2 mois

SOISSONS (02). Les travaux de remplacement de la passerelle des Anglais sont reportés au mois de novembre. En cause : un fourreau ayant contenu des matières amiantées.
C’est un contretemps comme il en arrive souvent pendant ou avant un chantier. Un petit grain de sable dans les rouages qui pourrait coûter la bagatelle de 103 000 euros à la Ville. La municipalité vient de découvrir la présence, dans la passerelle des Anglais, d’un ancien fourreau à câbles électriques. Inutilisé depuis belle lurette, cet équipement contiendrait des matières amiantées. Suffisamment en tout cas pour nécessiter une intervention particulière.

Arbres abattus en octobre

Le chantier de démontage de la passerelle, initialement prévu en cette rentrée, devra attendre le mois de novembre. Pendant ce temps, les services de la Ville auront à déterminer qui est propriétaire dudit fourreau : la Ville ou EDF. D’après le cabinet du maire, Alain Crémont, la chose ne se révélera pas si simple. Il s’agira de retrouver les dossiers des années cinquante, sachant que la passerelle avait été financée avec les dommages de guerre. « De cela dépendra le coût de la dépose du fourreau », explique-t-on.
La phase préparatoire des travaux aux abords de l’ouvrage d’art a déjà commencé en juin. Sur la rive droite de l’Aisne, les arbres gênants seront abattus en octobre. Un mois après, les entreprises (Sogea Picardie, Déhé Construction, Atelier Roger Pinçon Construction métallique) seront à pied d’œuvre en vue de la « dépose » de la passerelle. La pose du nouvel ouvrage d’art, plus moderne et esthétique, est prévue au printemps 2015. S’ensuivront les travaux de voirie rue du Champ-Bouillant et avenue de l’Aisne. Coût total du chantier : 2,4 millions d’euros.
Dès le premier jour des travaux, la circulation sera totalement interdite. La Ville, consciente des désagréments pour les résidants de Saint-Waast souhaitant rejoindre le centre-ville, n’exclut pas des « mesures spécifiques », comme le renforcement de certaines lignes de bus existantes. Sachant que les courageux pourront toujours faire un léger détour par le pont du Mail et surtout le pont Gambetta qui mène lui aussi au centre-ville.

Interruption de la navigation sur l’Aisne

Outre les désagréments liés au désamiantage, la Ville est toujours en négociation avec Voies navigables de France (VNF), pour l’obtention de l’interruption de navigation sur la rivière Aisne. Le calendrier était très serré. Voies navigables demande jusqu’à deux ans de délai pour voir sa demande aboutir. Au final, après bien des discussions, la navigation sera interdite entre 17 heures et 9 heures du matin. Il s’agira ensuite d’obtenir une journée complète pour la dépose de l’ancienne passerelle puis une autre pour la pose de la nouvelle.
Parallèlement, Foyer rémois devrait commencer la première tranche de travaux de construction de logements, situés à la place des anciens silos. D’ici la fin de l’année si tout va bien.

http://www.lunion.presse.fr/region/la-passerelle-tombe-dans-2-mois-ia3b26n409624

mardi 16 septembre 2014

Une brigade très à cheval sur la sécurité

SOISSONS (02). Après un mandat sans, Soissons a vu réapparaître sa brigade équestre, incorporée à la police municipale. But, dissuader, éduquer mais aussi sanctionner certains comportements.
« U n policier à cheval a plusieurs avantages. Un, celui de dominer la situation et de voir tout de suite, des faits ou individus qu’un policier à pied ou en voiture ne verrait pas. Par exemple, l’agresseur d’une femme en région parisienne a été interpellé parce que les premiers arrivés sur le lieu de l’agression étaient la brigade équestre. Ils ont aperçu quelqu’un qui courrait et ont pu le rejoindre et l’arrêter immédiatement. Ensuite, avant d’aller tout de suite sur le volet répression, le cheval a un effet apaisant. Il permet de nouer un contact, plus aisé qu’avec une patrouille classique. Spontanément, les gens viennent vers un cavalier. D’ailleurs, c’est lui que l’on voit en premier, et non le policier  ». Le retour de cette brigade équestre, Christophe Gaudard, le conseiller municipal délégué à la sécurité, la santé et la prévention et hauteur de ses propos liminaires, en est ravi. Et en parle sans détour.Ce type de brigade existait sous le mandat d’Emmanuelle Bouquillon. Puis sous celui d’Édith Errasti, avant d’être mis en sommeil avec l’arrivé de l’équipe Patrick Day. Quand le contrat liant la Ville et l’école de garde à cheval de Cuffies n’avait pas été prolongé. C’est de nouveau avec cette école que l’équipe d’Alain Crémont a passé un contrat pour la mise à disposition des chevaux et d’un ou une élève qui patrouille avec une cavalière, policière municipale, recrutée pour ce poste. Qui, selon les informations, est cadenassé, pour éviter toutes les mauvaises surprises avec une école privée.
«  Pour l’instant, nous partons sur un seul couple, précise le conseiller municipal, mais nous ferons le point dans un an ou moins, pour savoir si nous passons à deux duos ». Qui permettra de multiplier les endroits de patrouille. Mais cela a aussi un coût. Cette brigade équestre fonctionnera dix mois sur douze puisque les chevaux ont besoin d’un repos, qui se prendra sur les deux mois d’été.
«  Le maire avait annoncé son choix de renforcer la police municipale, par des moyens techniques puisque la vidéo surveillance sera mise en œuvre, mais aussi par des effectifs supplémentaires. Ce choix de la brigade équestre correspond à une ligne de conduite, mélangeant prévention et développement durable. On va d’ailleurs travailler très rapidement avec les services techniques pour récupérer le crottin et l’utiliser. Il y a dans Soissons, des axes privilégier pour ce style de patrouille : parcs, jardins, et berges de l’Aisne  ». Après les premiers jours, les commentaires des passants qui se sont retrouvés nez à naseau avec cette patrouille semblent positifs. Et rassurant.

http://www.lunion.presse.fr/region/une-brigade-tres-a-cheval-sur-la-securite-ia3b26n408094

lundi 15 septembre 2014

Les spots des joggers soissonnais

SOISSONS (02). Avec la rentrée, des Soissonnais se remettent à courir pour entretenir leur corps. Voici un bref aperçu des endroits les plus courus par les joggers locaux.
Rentrée égale remise en forme. C’est l’équation qu’adoptent de plus en plus de Soissonnais. Du coup dès septembre, beaucoup se remettent à la course à pied. Le phénomène est global, touche toutes les classes sociales (médecins, ouvriers, chômeurs…) et tous les âges (adolescents, étudiants, quadras, retraités…). Il est vrai que la commune et ses alentours offrent une multitude de sites où courir.
Saint-Crépin. Tous les joggers du Soissonnais sont passés au moins une fois au parc Saint-Crépin. C’est un petit peu le «  place to be » des coureurs. C’est à la fois l’endroit où certains font leurs premières armes et où d’autres viennent régulièrement « parce que c’est pratique et pas loin du centre », comme le précise un citadin pur jus. M. et Mme Lalu sont aussi des habitués. « Nous venons ici une fois par semaine, indique le mari. Nous faisons aussi du VTT ailleurs, mais là c’est davantage une course pour l’entretien. Je reviens de maladie et c’est une façon de se remettre progressivement en forme. » En dehors du cadre (vieilles pierres, écureuils et lapins, sentiers propres et larges…) certains confessent arpenter ces lieux car ils sont plus sûrs qu’ailleurs. « Beaucoup de monde passe par ici et je n’y suis jamais seule. Je me sens en sécurité », confie une demoiselle, tout de rose vêtue. Enfin un nombre important de sportifs amateurs en fait un point de ralliement pour s’échauffer en groupe.
Berges de l’Aisne. Pour ceux qui veulent aller loin tout en bénéficiant des bienfaits apaisants de l’eau, courir le long des berges de l’Aisne fait un bien fou. Ce parcours rectiligne permet notamment de relier Soissons à Villeneuve-Saint-Germain, voire Venizel. « C’est idéal pour courir en loisir. C’est un chemin bien aménagé où tu ne te casses pas le dos », commente Julien, un cadre moyen qui emprunte ce trajet deux fois par semaine.
Le Parc de l’Arbre à l’oiseau. et les grands axes du Nord-Est de la ville (avenues de Coucy et de Laon, boulevard Gambetta, rue Porte de Crouy) sont privilégiés par des coureurs bien équipés qui s’inscrivent plus dans un effort cardiovasculaire intense. Nombre d’entre eux sont pompiers ou gendarmes, mais l’on y trouve aussi pas mal d’étudiants du STAPS. Circulaire, le parc de l’Arbre à l’oiseau permet de bien se repérer pour fixer un nombre de boucles précis (3 tours, 5 tours, etc.).
Hauteur de Cuffies. Les durs à cuire, les vrais de vrais, préfèrent les hauteurs de Cuffies et le charme de Pasly. C’est en tout cas le constat que dresse Toufik Mkadmi, pizzaïolo de son état : « Le parc Saint-Crépin c’est pas mal, mais on tourne vite en rond. Et puis il y a les promeneurs avec leurs chiens, dont on ne sait jamais comment ils vont réagir. » Zakia Habbani qui l’accompagne souvent ajoute : « On va souvent dans le coin où certains font du parapente. On souffre pas mal pour monter là-haut, mais une fois qu’on y est c’est un vrai bonheur. »

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dimanche 14 septembre 2014

Une aire d’accueil prévue à Soissons, mais quand?

SOISSONS (02). Le maire de Soissons a récemment annoncé qu’une aire d’accueil pour les gens du voyage de 20 places allait sortir de terre. Les obstacles restent néanmoins nombreux.
Dernièrement le maire de Soissons Alain Crémont a affirmé qu’il ne serait pas « le maire du statu quo sur la question de l’accueil des gens du voyage ». Une question on ne peut plus d’actualité au regard de l’occupation que vient de connaître le parc Saint-Crépin ces trois dernières semaines. Depuis la fin du mois d’août, un important campement de gens du voyage s’y est installé. Les forces de l’ordre ont comptabilisé jusqu’à 126 caravanes, habitées de 4 à 5 personnes chacune.
Cet « épisode » doit prendre fin lundi. Mais le problème est récurrent, notamment pour une vingtaine de familles « sédentaires », contraintes, faute d’aire d’accueil, d’occuper « sauvagement » différents secteurs de la Ville. Or, la législation est claire sur le sujet. « Le schéma départemental, adopté en 2012, prévoit l’aménagement de 40 places de stationnement. Les élus s’orienteraient vers la construction de deux aires de vingt places chacune », explique la mairie de Soissons. L’une serait dans la ville centre, la seconde dans une autre commune de l’agglomération. La construction de ces aires relève de la communauté d’agglomération. Néanmoins, cette collectivité ne peut pas faire grand-chose sans l’accord des mairies concernées.
Pour la Cité du Vase « la ville de Soissons va prendre ses responsabilités et proposer un terrain pouvant accueillir une aire de 20 places. Charge à la communauté d’agglomération de travailler avec les élus pour déterminer le second site d’accueil », explique le cabinet du maire de Soissons.
Pour le président de la communauté d’agglomération Jean-Marie Carré, « la volonté affichée de la ville de Soissons va permettre de lancer la réflexion au sein des autres communes. Sans ça, nous ne pouvions pas avancer ».
Reste désormais la question du terrain et de la date de réalisation. « Une fois le terrain trouvé, il y a une phase administrative lourde. Au mieux, ce peut être fait dans deux ans pour la première aire », décrit Jean-Marie Carré. Une fois l’aire en service, les populations nomades auront obligation d’y stationner.« Contrairement à la situation actuelle, le recours à la force publique sera immédiat si elles ne respectent pas cette obligation. », précise la mairie

http://www.lunion.presse.fr/region/une-aire-d-accueil-prevue-a-soissons-mais-quand-ia0b0n407074

samedi 13 septembre 2014

Les gens du voyage soissonnais réclament toujours leur aire

O n sait qu’on est dans notre tort, on sait qu’on vole l’électricité et l’eau, mais on n’a pas le choix. On voudrait bien payer cette énergie, mais pour cela il faudrait qu’on ait une aire d’accueil à Soissons », déclare cet auto-entrepreneur issu de la communauté des gens du voyage. Depuis ce dimanche, cet homme et plusieurs membres de sa famille se sont installés avec d’autres nomades à côté du parc Saint-Crépin, sur le stade situé à l’arrière de l’Espace Parisot.
Il y a dorénavant une vingtaine de caravanes sur ce terrain herbeux. Ces Soissonnais étaient auparavant basés au parc de L’Arbre à l’Oiseau, toujours dans la cité du Vase.
Apprenant leur arrivée sur le nouveau site, le maire, Alain Crémont, est venu leur rendre visite lundi vers midi. Les gens du voyage ont fait savoir à l’élu qu’ils aimeraient bien bénéficier d’une aire d’accueil. « Depuis 2007, une loi précise que les communes de plus de 5 000 habitants doivent avoir une aire d’accueil. La ville de Soissons n’en a pas et nous sommes obligés de nous installer où l’on peut », commente l’un d’entre eux.

Relations tendus avec les riverains

Rosiane Lafont, une habitante temporaire des lieux s’exprime avec calme et détermination : « C’est toujours la même histoire. Nous vivons à Soissons depuis des années. Personnellement ça fait trente ans que je suis Soissonnaise. Nos enfants et petits-enfants sont scolarisés ici et nous avons besoin d’eau et d’électricité. On ne veut nuire à personne, on veut juste vivre à notre façon. »
Reste que les installations illégales provoquent toujours des remous avec les riverains. « On nous insulte et l’on crève nos pneus », s’insurge un jeune migrant. Certaines expériences malheureuses encouragent il est vrai des réactions haineuses. Cette fois, on leur reproche d’être passés par le parc Saint-Crépin pour rejoindre le terrain qu’ils occupent. « C’est vrai que ce n’est pas agréable pour les joggers, les familles et la nature », admettent certains.
De toute façon ils savent qu’ils devront quitter les lieux d’ici peu. Pour aller ailleurs et sans doute revenir…

http://www.lunion.presse.fr/region/departements/aisne/soissons

vendredi 12 septembre 2014

Un binôme gagnant pour le carton dans le Soissonnais

                    Nous partageons avec eux nos volumes globaux, cela permet de programmer leurs besoins en matière première et planifier leur organisation. » Lors de l’inauguration de deux machines chez Fellmann cartonnages, Michel Leroy, président de Dailycer, semblait largement aussi satisfait que Pascal Fellmann, président de la société de cartonnages de Villeneuve-Saint-Germain. Cet investissement, d’une valeur de six millions d’euros, est possible grâce au partenariat concrétisé entre les deux entreprises il y a un an et demi, selon Michel Leroy. Ce dernier avait souhaité s’adresser à un fournisseur plus proche. « Nous faisions partie d’un groupe néerlandais et chaque pays développait son propre design. Aussi avions-nous une multitude de fournisseurs », relate ce responsable basé à Montdidier. Il préfère avoir un interlocuteur unique, prêt à s’adapter, à répondre à une demande sur un simple coup de fil, et à fournir de la quantité. D’où l’investissement.
L’équipement d’impression offset « six couleurs + vernis », qui vient de prendre place dans l’atelier picard permettra de produire plus vite. Même chose pour la machine de découpe qui présente, en plus, la particularité d’être complètement automatisée. Ainsi, les boîtes remplies des céréales de Dailycer seront par exemple commercialisées en Italie, en Espagne, en Belgique ou en France par Carrefour avec des inscriptions différentes. Et fabriquées dans le Soissonnais car les locaux étaient assez grands. Ce qui n’est pas pour déplaire à Jean-Marie Carré, président de l’Agglo et Alain Crémont, maire de Soissons car, remarquait ce dernier  : « Quand vous créez des emplois, c’est un plus pour le développement des écoles, de la santé et de l’économie. »

http://www.lunion.presse.fr/region/un-binome-gagnant-pour-le-carton-dans-le-soissonnais-ia3b26n405798

jeudi 11 septembre 2014

Les amplitudes horaires des commerçants soissonnais en cause

Le lundi matin avant 10 heures, le centre-ville de Soissons ressemble un peu à un désert. Les autres matins, c’est à peine mieux. Certains consommateurs s’en plaignent. Nous sommes allés voir ce qu’il en était. « Nous, on ouvre à 9 h 30, avant on ouvrait à 9 heures mais on se sentait bien seules », rétorquent Micheline Ribi et Helena Grecu. Toutes deux responsables du magasin Ève lingerie, rue Saint-Martin, elles semblent ajuster l’ouverture à la situation. « On va rouvrir le lundi », annonce ainsi la première. Pour elle, le problème est ailleurs : « En ce moment, il y a un réel problème dans le commerce soissonnais. » Cette commerçante, qui exerce ce métier dans la cité du Vase depuis quinze ans, témoigne même avoir dû rétrécir sa période de fermeture estivale pour faire le chiffre d’affaires nécessaire. Pour elle, il serait intéressant d’ouvrir à 9 heures si tout le monde le faisait. « 10 heures, c’est trop tard », juge une de ses clientes qui se souvient aussi : « dans le temps c’était à 9 heures ». C’était encore le cas il y a pas deux ans, précise la gérante.
Phénomène d’entraînement, expérience déjà tentée : souvent les mêmes les propos d’une boutique à l’autre. Un peu plus loin, la propriétaire d’un magasin de prêt-à-porter estime qu’elle a déjà essayé d’ouvrir plus tôt avant d’y renoncer en raison d’un manque de fréquentation et d’un manque de personnel. « Pourtant, on est plus vers l’élargissement des horaires, constate-t-elle, puisque les chaînes, elles, ouvrent non-stop  ». Elle affirme ne pas avoir beaucoup de clients en début de matinée les jours de marché, les familles commençant leurs achats par l’alimentaire, selon elles.
Le magasin Carador, lui, ouvre justement à 9 h 30 le samedi. Sa responsable Nadia Minel, qui parle également pour la boutique Heure et montres, confirme que les acheteurs ne commencent pas par sa boutique avant le marché. Elle n’ouvre qu’à 10 heures que depuis le mois d’avril après des essais à 9 h 30 et même 9 heures, « Et je n’ai pas perdu de clientèle », affirme-t-elle.
Le client semble suivre… « On s’adapte, je ne me lève pas de bonne heure de toute façon », reconnaît Michèle Lefèbvre, de Belleu. Rencontrée lundi, elle confirme qu’il n’y a pas grand monde dans les rues ce jour-là, elle en a profité pour aller à la pharmacie. Un peu plus loin, d’autres passants disent que tout va bien pour eux, ils n’ont pas à se plaindre. Quant à Sephora, ouvert tout le lundi et pendant la pause déjeuner : « on travaille bien le lundi », révèle Vanessa Da Silva-Pinho.
Même chose pour l’opticien Olivier Gojo qui explique ouvrir le lundi après-midi en même temps que les grandes enseignes. Mais aussi à 9 heures. « On a régulièrement des gens qui viennent entre 9 et 10 heures », constate celui qui est aussi président du Commerce club créé l’an dernier. En tant que responsable de ce groupe, il convient que l’ouverture tardive « ça peut être un problème » mais il assure aussi que « les habitudes de consommation ont changé ». Quant à l’ouverture entre 12 et 14 heures, elle mérite réflexion selon lui car « il y a beaucoup de promeneurs ». Mais cela peut servir de repérage.

http://www.lunion.presse.fr/region/les-amplitudes-horaires-des-commercants-soissonnais-en-cause-ia3b26n405373

mardi 9 septembre 2014

Obligé de se mettre à internet à 93 ans

Marcel Brocheton a 93 ans. Ce Soissonnais s’imagine mal se mettre à Internet et à la télédéclaration à son âge. C’est pourtant ce que lui impose le service des impôts des entreprises du centre administratif de Soissons. À compter du 1er octobre 2014, « toutes les entreprises devront obligatoirement télétransmettre leurs déclarations et paiement de TVA », lui rappelle par courrier papier l’administration fiscale.
Le nonagénaire possède les murs d’un fonds de commerce à Soissons. À ce titre, chaque trimestre, il signe une déclaration et paie la taxe qu’il doit. Taxe qu’il ne conteste pas d’ailleurs. Il s’en acquitte sans sourciller depuis toujours. Mais accomplir la formalité avec un clavier, un écran et une souris, c’est lui demander l’impossible.

http://www.lunion.presse.fr/region/soissons02-oblige-de-se-mettre-a-internet-a-93-ans-ia231b0n404397

samedi 6 septembre 2014

Fellmann investit dans le Soissonnais

Les cinquante employés actuels de Fellmann cartonnages à Villeneuve-Saint-Germain n’ont apparemment pas de souci à se faire. Si beaucoup d’entreprises du Soissonnais diminuent leur masse salariale ou ferment leurs portes, celle-ci prend au contraire de l’ampleur. De 15 000 tonnes, la production de ce site va même passer à 30 000, révèle son président-directeur-général, Pascal Fellmann. Alors même que, ce dirigeant le souligne d’ailleurs, ce secteur d’activité est sinistré. Mais « nous arrivons à être performants et nous poursuivons nos investissements ».
Un client, qui sera un peu l’invité d’honneur de l’inauguration des nouvelles machines mardi 9 septembre, y est pour beaucoup. « C’est notre plus gros client et grâce aux volumes qu’il nous commande, nous pouvons investir », indique ainsi Pascal Fellmann, qui a racheté en 1996 la société fondée par son père en 1947. Implanté à une soixantaine de kilomètres de Soissons, cet acheteur de carton permettra donc au site de Villeneuve de devenir le plus gros de la société qui produit actuellement quelque 50 000 tonnes de carton pour emballer des produits agroalimentaires. Plats cuisinés, céréales pour le petit-déjeuner, biscottes, biscuits et sucre sont mis en boîtes par Fellmann cartonnages.
Six millions d’euros seront donc injectés dans l’unité du Soissonnais pour y faire venir deux nouvelles machines ainsi que les aménagements qui vont avec. Pourquoi Villeneuve-Saint-Germain et pas le site alsacien demanderez-vous peut-être ? Tout simplement parce que la taille du local s’y prêtait. Et aussi en raison d’une situation géographique propice puisque « proche de beaucoup de nos donneurs d’ordres, installés au nord de la France ». Et ce n’est sans pas pour déplaire aux Axonais. Car, comme une bonne nouvelle n’arrive jamais seule, une vingtaine d’emplois supplémentaires pourraient être créés pour mener à bien cette production. Des emplois divers aux compétences variées, signale le PDG. Sans compter que, remarque-t-il, la pyramide des âges est ainsi faite dans l’entreprise qu’une partie du personnel va devoir être remplacée. Un passage de relais bien souvent anticipé par le biais de l’intérim afin de tester les futurs employés. Alors, si le carton vous emballe, vous savez ce qui vous reste à faire.

http://www.lunion.presse.fr/region/fellmann-investit-dans-le-soissonnais-ia3b26n401841

vendredi 5 septembre 2014

Douze enfants privés de cantine

P endant toutes les vacances, on a alerté les parents. On leur a écrit trois fois pour leur expliquer que s’ils ne payaient pas leurs dettes, ils ne pourraient pas inscrire leurs enfants à la cantine. » Daniel Moitié, maire, semble presque gêné d’avoir dû sévir, mais la situation à laquelle il était confronté depuis plusieurs mois ne lui a pas laissé le choix. Hier, une succession d’impayés l’a obligé à refuser l’accès à la cantine à douze enfants de foyers n’ayant pas soldé leurs comptes.
Ces soucis seraient récurrents sur le groupement scolaire où un nombre important de ménages ne s’acquitterait pas correctement des sommes dues. Une famille originaire de Margival n’aurait même rien versé depuis deux ans. Résultat, l’année dernière près de 10 000 euros manquaient dans les finances publiques. « On peut bien sûr avoir des problèmes pour payer, mais ces gens-là doivent se rapprocher d’une assistante sociale pour les aider », s’émeut l’élu. Ce manque de liquidités grève non seulement la trésorerie communale mais il accroît la difficulté de la mise en place des activités périscolaires liées aux nouveaux rythmes. « Beaucoup plus de familles que prévu se sont inscrites aux activités. Le périscolaire nous coûtera 85 000 euros rien que pour payer le personnel, alors qu’on avait tablé sur une dépense de 50 000 euros. Avec ces 10 000 euros en moins, ce sont les autres actions que la mairie comptait lancer qui vont être limitées. » Daniel Moitié a donc dû se montrer ferme avec les resquilleurs. Et encore il s’est montré magnanime jusqu’au bout : « Plusieurs personnes concernées ont soldé leurs comptes le matin même, dès le retour des écoliers. Ils ont donc pu inscrire leurs enfants. »

Deux enfants délaissés par leurs parents

Dans la matinée, la mairie a téléphoné aux parents des douze derniers petits n’ayant pas régularisé leur situation. Ces irréductibles mauvais payeurs étaient invités à reprendre leur progéniture dès midi. Dix marmots seulement ont été récupérés. « Évidemment, on n’a pas laissé les deux autres sans repas. On leur a acheté des sandwiches qu’ils ont mangés à l’école et un adulte est resté avec eux », indique l’élu.
On ose à peine imaginer ce qu’ont dû ressentir ces malheureux enfants le jour de la rentrée des classes…

http://www.lunion.presse.fr/accueil/douze-enfants-prives-de-cantine-ia0b0n401828

mardi 2 septembre 2014

SOISSONS (02). Deux jeunes enfants blessés dans un accident de mini-quad

Soissons. Deux jeunes enfants de 4 et 5 ans ont été blessés dans un accident de mini-quad survenu vers 18 heures, rue d’Héloïse quartier Saint-Médard à Soissons. Le plus jeune des deux, pilote du mini-quad, aurait perdu le contrôle du petit engin motorisé dans le virage de cette rue où il réside, de même que sa passagère. Il a heurté le mur de l’habitation du n°23 de cette rue. La passagère a été éjectée et les deux enfants, blessés, ont été transportés au centre hospitalier de Soissons.

http://www.lunion.presse.fr/region/soissons-02-deux-jeunes-enfants-blesses-dans-un-ia231b0n400851

lundi 1 septembre 2014

120 hectares pour séduire

Des massifs ne vont pas fleurir ces prochains jours à Soissons, sous prétexte que le jury régional des Villes et villages fleuris passe jeudi prochain. Pour Dominique Lepage, responsable du service Espace verts à la Ville, et les 42 personnes qu'il dirige, la gestion des 120 hectares dont ils ont la charge se déroule dans la continuité. Même si des changements ont été opérés au cours de ses derniers mois. « Nous avons voulu redonner ses lettres de noblesse au jardin de l'hôtel de Ville », rappelle Luc Mouny, conseiller municipal en charge de l'embellissement de Soissons, élu dans la nouvelle équipe depuis mars.
Outre le « choix politique » consistant à refaire un jardin à la française en « réinjectant 5 000 fleurs annuelles » là où les vivaces étaient reines, il se félicite aussi de l'apparition des couleurs bleue, blanche et rouge. Une initiative du service pour célébrer le centenaire de la Grande Guerre.
La cité du Vase a déjà obtenu trois fleurs, comme Serval et Limé, qui recevra le jury jeudi matin. Soissons et Limé (lire ci-dessous) à être visitées cette année puisque l’« on veut le laisser le temps », déclare Françoise Van Hecke, conseillère régionale chargée de ce domaine. Elle pense que la ville se prépare ensuite au passage à quatre fleurs mais Soissons en est bien loin, de l'avis général. « Il faudrait un plan de dix ans », assure Luc Mouny, évoquant des critères dépassant largement les plantations de fleurs : une homogénéisation du mobilier urbain, l'enfouissement des réseaux... même les poubelles devraient être uniformisées.
Déjà, pour en arriver là, la Ville a travaillé sur la gestion de l'eau et a réduit l'utilisation de produits phytosanitaires. Maintenant, le service travaille normalement, « notre critère, c'est la population, le Soissonnais est notre jury, il faut qu'il ait l'impression de se promener dans son jardin », lance Dominique Lepage. Le jury aura peut-être cette impression. Il arrivera vers 15 heures, et sera justement reçu dans le fameux jardin, dans l'enceinte de la mairie, entre la maison commune et les bords de l'Aisne. De là, un bus affrété par la municipalité emmènera ces juges de la beauté d'une ville, à travers ses différents sites. À la découverte de cette ville « verte et bleue », car traversée par une rivière.

http://www.lunion.presse.fr/region/120-hectares-pour-seduire-ia3b26n400248