lundi 15 juillet 2013

Patrimoine Cette semaine aux Estivales

Tous les jours À 14 h 30, visite « clin d'œil » de la cathédrale suivie à 15 heures de la montée au sommet de la tour (déconseillée aux moins de 6 ans). Tarifs : 5 €, 2,50 €, gratuit pour les moins de 12 ans. À 15 heures et 16 h 30, visites de l'abbaye Saint-Jean-des-Vignes avec un accès exceptionnel aux laboratoires de restauration de peintures murales romaines. Tarifs : 5 €, 2,50 € (de 12 à 18 ans et les porteurs du livret « Trésors et merveilles de l'Aisne), gratuit pour les moins de 12 ans. Lundi À 14 h 30 : promenade insolite à l'abbaye Saint-Jean-des-Vignes. Une occasion exceptionnelle de découvrir des lieux non accessibles au public : le logis de l'abbé, l'entrée médiévale, la faille du Centre de Conservation et d'Études Archéologiques. Tarif unique : 5 € Mardi À 14 h 30 : Le peuple d'Alquin. Le sculpteur Nicolas Alquin a laissé à l'abbaye Saint-Jean-des-Vignes des hommes, des femmes de bois, de cire ou de bronze. Après avoir écouté leurs histoires, le public peut participer à un atelier de modelage avec de l'argile. Vous pourrez y créer en famille vos propres personnages. À partir de 6 ans. Durée : 2 heures. Tarif unique : 5 €. Mercredi À 14 h 30 : Au pays des archers. Le tir à l'arc est une activité importante pratiquée par petits et grands dans le Soissonnais. Savez-vous pourquoi ? En passant non loin du Jeu d'arc, votre guide vous en donnera toutes les explications tout d'abord au musée Saint-Léger à la rencontre de Saint-Sébastien, le patron des archers, puis au Pavillon de l'Arquebuse. À partir de 8 ans (Enfants obligatoirement accompagnés). Rendez-vous au musée Saint-Léger. Durée : 2 heures. Tarif unique : 8 €. Jeudi À 14 h 30 : Mimes et portraits. Au musée Saint-Léger sont exposés de drôles de portraits. Si vous étiez la Comtesse de Largillière, un petit garçon ou une petite fille ou même l'hiver, quelle pose prendriez-vous ? Venez participer en famille à cet atelier d'histoires et de mime. À partir de 5 ans. Rendez-vous au musée Saint-Léger. Tarif unique : 5 €. À 20 h 30 : L'intervention. La Compagnie Acaly présente une œuvre méconnue de Victor Hugo. Marcinelle et Edmond vivent dans la pauvreté. Ils admirent et envient les riches bourgeois qu'ils fréquentent. L'arrivée d'une ancienne amie de Marcinelle, devenue femme du monde provoque une série de méprises et de quiproquos. Tout public. Tarif unique : 5 €. Vendredi À 14 h 30 : Rubens à Soissons Un tableau du célèbre peintre Rubens, L'Adoration des bergers est accroché dans la cathédrale Saint-Gervais Saint-Protais. Le connaissez-vous ? Votre guide vous en racontera l'histoire et vous emmènera dans la salle d'atelier du musée afin d'y créer votre propre composition dans un cadre « versaillais ». À partir de 8 ans. Enfants obligatoirement accompagnés. Rendez-vous à la cathédrale à l'entrée de la nef. Tarif unique : 5 €. Dimanche À 15 heures et 16 h 30, visites de l'abbaye Saint-Jean-des-Vignes et découverte des techniques des bâtisseurs du Moyen Âge. Une maquette à construire vous attend ! Tarifs : 5 €, 2,50 € (de 12 à 18 ans et les porteurs du livret « Trésors et merveilles de l'Aisne), gratuit pour les moins de 12 ans.

http://www.lunion.presse.fr/region/patrimoine-cette-semaine-aux-estivales-jna3b26n154388

vendredi 12 juillet 2013

Une mère de famille est morte sur une route de campagne

L'ÉTAT des véhicules laisse imaginer la violence du choc. La collision s'est produite, hier, aux environs de midi, sur la Départementale 172, à Chaudun, sur la portion de route entre le rond-point de Cravançon et Dommiers. Nathalie Pestelle roulait en direction de Saint-Pierre-Aigle, où elle résidait, lorsqu'un automobiliste circulant dans l'autre sens, à bord d'un 4x4 Mercedes, l'a percutée de plein fouet. Derrière elle, le conducteur d'une Peugeot 307 n'a pu éviter le choc. La Citroën C5 de la conductrice a été projetée dans un champ, surplombant la route d'un peu plus d'un mètre. La malheureuse est décédée sur le coup. Elle était mère de deux enfants et âgée de 43 ans.
Le bas-côté mordu
La Mercedes 4x4 a terminé sa course dans un champ en face, à une centaine de mètres de là. Son conducteur, un homme d'une cinquantaine d'années demeurant à Dommiers, a été médicalisé par les médecins du Smur, avant d'être transféré à l'hôpital. Il est grièvement blessé, mais ses jours ne seraient pas en danger. D'après les premières constatations faites par les gendarmes, ce dernier aurait mordu le bas-côté de la route, provoquant une perte de contrôle. L'avant de la Citroën était pulvérisé, comme dans un face-à-face. Le moteur du 4x4 se trouvait à une centaine de mètres de l'endroit où il a fini sa course. Les pompiers de Soissons n'avaient pas vu d'accident aussi violent depuis longtemps. Le conducteur de la Peugeot, extrêmement choqué, a lui aussi été transporté à l'hôpital. Il s'agit d'un résidant de la commune toute proche de Cœuvres-et-Valsery. Le dépistage de stupéfiants et d'alcool pratiqué sur lui s'est révélé négatif. Les enquêteurs de la gendarmerie de Soissons, chargés de l'enquête, auront à déterminer les circonstances exactes du drame.

http://www.lunion.presse.fr/region/une-mere-de-famille-est-morte-sur-une-route-de-campagne-jna3b26n151541

jeudi 11 juillet 2013

La Ville cultive sa fibre verte

La politique de fleurissement de la Ville a totalement modifié le paysage urbain. C'est cette année qu'elle prend toute son ampleur. Objectif : diversité et développement durable.
LA ville de Soissons fait sa révolution verte. Elle se préparait, couvait, plongeait ses racines depuis trois ans déjà, mais les résultats n'en sont véritablement visibles que depuis ce printemps. Les espaces verts vivent une explosion de couleurs, de variétés et de hauteurs. Patrick Day, le maire, savoure : « En 2008, le fleurissement de la ville était le plus conventionnel qui soit avec des jardinières de géraniums à chaque fenêtre de l'hôtel de ville et des suspensions sur les ponts. Résultat, c'était hyperuniforme. Nous avons voulu redonner de la diversité. » En diversifiant les essences, la Ville n'a pas juste cherché qu'à faire joli dans le paysage urbain. « Auparavant, on ne mettait que des plantes annuelles classiques qui nécessitaient beaucoup d'arrosage et beaucoup de traitement », souligne le maire. Ce fleurissement avait un coût. « Dans le cadre de notre politique de développement durable, nous voulions éviter de gaspiller l'eau et d'utiliser des produits phytosanitaires. »
« Une ville jardin »
Dominique Lepage, responsable du service des espaces verts, et son équipe ont donc réinventé les parterres et les petits jardins, les grandes surfaces enherbées et même les petites surfaces de terre au pied des arbres. N'ont été replantées que « des plantes du coin », indique le maire, « pas de plantes exotiques ». Objectif, un fleurissement au fil des quatre saisons, « avec un fleurissement quasiment permanent », avec dans chaque massif, une association de plantes vivaces, des aromatiques et des annuelles. Euphorbe, bourrache et œillet d'Inde par exemple, cohabitent. En laissant vivre toutes ces essences entre elles en intervenant le moins possible, en espaçant les tontes, l'idée est de faire de Soissons « une ville jardin », indique Élisabeth Tuloup, adjointe au tourisme.
Une identité : la rose
« Une ville jardin avec une identité : le rosier avec une recherche qui a été faite sur les variétés oubliées ou anciennes », poursuit le maire. Deux cents variétés différentes ont été plantées un peu partout dans Soissons. Cette année, le service des espaces verts a planté l'hellébore, « une rose qui fleurira à Noël », signale Dominique Lepage. La recherche de cette diversité est aussi destinée à cultiver la biodiversité. On ne parle plus à Soissons de « mauvaises herbes » mais d'herbes « indésirables » que, selon Dominique Lepage, « l'on n'est plus obligé d'enlever ». Seulement de limiter si leur développement nuit aux autres.

http://www.lunion.presse.fr/region/la-ville-cultive-sa-fibre-verte-jna3b26n149831

mardi 9 juillet 2013

Estivales Des visites et des excursions

Voici le programme des Estivales pour ces prochains jours. Tous les jours • À 14 h 30, visite « clin d'œil » de la cathédrale suivie à 15 heures de la montée au sommet de la tour (déconseillée aux moins de 6 ans). • À 15 heures et 16 h 30, visite de l'abbaye Saint-Jean-des-Vignes avec un accès exceptionnel aux laboratoires de restauration de peintures murales romaines. 5 euros, 2,50 euros, gratuit pour les moins de 12 ans. Mardi • À 14 h 30, atelier taille de pierre (à partir de 9 ans). Mercredi • À 14 h 30 : Cartes magiques. Cet atelier utilisant les techniques du papier plié ou du « pop up » feront surgir les tours de l'abbaye ou les monuments de Soissons (à partir de 8 ans). Jeudi • À 14 h 30 : La maison à pas-de-moineaux. Atelier de dessin en plein air su chevalets posés dans le jardin des vignes de l'abbaye (à partir de 7 ans). • À 20 h 30 : La cité buvard, un spectacle de marionnettes et de masques en musique vous contera les aventures d'une petite fille nommée Amédée Têtepercée. Elle vit dans une ville au sol en papier buvard qui absorbe tout (enfants à partir de 5 ans). Tarif unique : 5 €. Vendredi • À 14 h 30 : circuit en car, promenade patrimoniale à Acy-le-Haut. La guide vous conte l'histoire de cette ferme qui dépendait de la puissante abbaye Saint-Jean-des-Vignes au Moyen Âge. Tarif unique adultes et enfants : 8 €.

http://www.lunion.presse.fr/region/estivales-des-visites-et-des-excursions-jna3b26n148686

lundi 8 juillet 2013

C'est bientôt la fin des silos

Ses boyaux sont énormes. Ils sont cylindriques, mesurent près de 40 m de haut et se reflètent pour encore quelques semaines à la surface de la rivière Aisne (les jours de beaux temps) au pied du quai Saint-Waast. Dès septembre, ils vont être rongés de l'intérieur.
La première phase de déconstruction, insoupçonnable de l'extérieur, avec notamment la dépollution et le désamiantage, entamera le début de la fin de cette colossale bête, morte en 1999. À la mi-octobre, ce sont trois grues qui viendront s'attaquer à elle pour la grignoter de l'extérieur. Elle sera mise à terre par petits bouts, de haut en bas.
Mercredi 10 juillet, à 19 heures dans la salle des fêtes de l'hôtel de ville, une réunion publique destinée aux riverains est programmée par la mairie afin de leur détailler le plan de bataille, expliquer les phases techniques de la fin des silos, répondre aux questions et rassurer. L'on sait notamment que pour limiter les nuisances dues aux poussières, les grues enverront un voile d'eau sur les cylindres pendant leur morcellement. Ces travaux impressionnants entameront les silos d'abord côté rue du Plat d'Étain.
Des logements à la place
La coopérative agricole Acolyance, propriétaire des silos depuis sa fusion avec la coopérative agricole Ax'ion, avait proposé à la ville de Soissons de lui céder ses parcelles pour un montant de 790 000 euros, démolition totale des anciens silos comprise.
Le coût de cette démolition est estimé à 500 000 euros. La délibération avait été votée le 14 février dernier par le conseil municipal. Patrick Day, le maire, et Didier Piot, vice-président de la coopérative, viennent de signer le compromis. Cylindres et tours disparaîtront entièrement du paysage.
Le projet a beaucoup évolué depuis les premières études et les premiers plans du début du mandat municipal. La tour devait être conservée pour y aménager des logements de standing. Cette étape de démolition terminée, le Foyer rémois rachètera les parcelles aux mêmes conditions financières (790 000 euros) pour y réaliser un programme de logements.

http://www.lunion.presse.fr/region/c-est-bientot-la-fin-des-silos-jna3b26n147483

jeudi 4 juillet 2013

Patrimoine L'abbaye de Valsery sauvée in extremis

LA VÉGÉTATION a pris ses quartiers dans l'abbaye de Valsery. Les épais feuillages dégoulinent par les fenêtres béantes, les lianes font corps avec les ruines, conférant à ce tableau des airs de peintures italiennes. Beau, certes, mais en grand péril. De quoi inciter David Balet, tailleur de pierres professionnel, à voler au secours de ce site abbatial du XIIe siècle, dont il ne reste que le bâtiment des moines. Ce passionné de patrimoine a réactivé l'association de sauvegarde de l'abbaye de Valsery, en sommeil depuis plusieurs années, « faute de moyens humains et financiers », précise-t-il. Deux amoureux des vieilles pierres, Pierre et Françoise Pottier, avaient en 1996, convaincu le propriétaire, Philippe Duguet, lequel en avait hérité, de leur céder le site abbatial. Le couple avait ainsi créé l'association et entrepris des fouilles qui avaient permis de mettre au jour les restes de l'église enfouis sous plusieurs mètres de remblais. Sous nos pieds, « il y a les murs d'élévation en morceaux et des parties basses intactes de l'église abbatiale », indique David Balet. Pour l'instant, pas question d'aller exhumer ces trésors. Les bénévoles entraînés dans l'aventure s'en sont tenus au défrichage de plus d'un hectare de terrain. La priorité, désormais, c'est « de préserver ce qui est encore debout », le bâtiment des Moines. David Balet nous fait visiter la salle capitulaire où se réunissaient les moines. Cette très belle pièce à voûtes sur croisées d'ogive ne tient que grâce à des étaiements réalisés par la Drac* dans les années quatre-vingt. « Je vois bien que ça bouge régulièrement. Dans dix ans, si on ne fait rien, il n'y aura plus rien à voir », souffle-t-il. Il s'apprête à retrousser les manches. « On sera sur le chantier tous les week-ends ! ». « Urgentiste du patrimoine » David Balet est tailleur de pierres depuis 27 ans. Il se considère « chirurgien médecin urgentiste du patrimoine. » Cela faisait longtemps qu'il cherchait un endroit « où faire partager [sa] passion ». Il voudrait aménager sur le site de l'abbaye, un lieu dédié à la découverte et à l'initiation à la taille de pierre et à la sculpture. Il prévoit aussi d'organiser des visites à thèmes autour de sites locaux et de créer un musée consacré aux métiers du patrimoine et à l'architecture monastique. De quoi réjouir Philippe Duguet. « J'avais accepté de le céder parce que je ne savais pas comment m'en occuper. Je suis heureux qu'il se passe enfin quelque chose. C'est ce que j'attendais depuis longtemps », confie-t-il. Bien entendu, la bonne volonté des 25 bénévoles ne suffira pas. L'association a d'ores et déjà déposé des demandes de subvention. Ce qui n'empêche pas les bonnes volontés de les rejoindre. En septembre, le site sera ouvert au public pour la première fois à l'occasion des journées du Patrimoine

http://www.lunion.presse.fr/region/patrimoine-l-abbaye-de-valsery-sauvee-in-extremis-jna3b26n144072

mercredi 3 juillet 2013

L'accident de Nogentel examiné au tribunal

Il s'est écoulé trois ans et demi depuis le soir de ce tragique accident à Nogentel. Un enfant de dix ans avait été grièvement blessé, amputé d'une jambe au cours du choc.
Son père, dont il était le passager sur le scooter, avait été sérieusement touché, lui aussi. Les souffrances physiques et psychologiques restent vives aujourd'hui pour l'un et l'autre, pour leur famille, et pour l'homme qui les a percutés le soir du 6 novembre 2009. Cet homme accablé par la culpabilité vient d'être jugé au tribunal correctionnel de Soissons.
« C'est un dossier délicat, concédait d'emblée la substitut du procureur Sabine Georgeot, nous vous avons d'ailleurs poursuivi sur la base de la simple faute d'imprudence, pas d'un manquement délibéré. » Les conséquences « sont dramatiques », observe Me Delaroyere, du barreau d'Amiens, pour la défense, « ça aurait pu arriver à tout à chacun ».
Son client n'avait consommé ni alcool, ni produits stupéfiants, « il ne conduisait pas à une vitesse excessive ». « Quelque chose de grave » C'est au cours d'une manœuvre de dépassement, exécutée par un autre automobiliste avant lui, que le drame est survenu. « J'étais sur une ligne droite. J'ai dépassé la voiture et avant de me rabattre, j'ai senti un choc. Je n'ai pas vu ce que j'avais percuté. Je me suis arrêté et c'est en voyant l'état de ma voiture que je me suis aperçu que quelque chose de grave venait de se passer ».
Un scooter circulait dans l'autre sens. « Il était faiblement éclairé » pour l'avocat du prévenu, qui n'a pas cherché a contesté sa responsabilité. L'éclairage, selon l'expertise, ne semblait pas défectueux. « Peut-être qu'en fonction du régime moteur ne diffusait-il qu'un léger halo », nuance Me Miel, avocat des deux victimes. L'adolescent « est appareillé. Il souffre encore. Il est très mal physiquement », a-t-il noté.
Le parquet a requis quatre mois de prison avec sursis à l'encontre de l'automobiliste, six mois de suspension de permis et un stage de prévention routière.
Le délibéré sera rendu le 8 juillet prochain.
http://www.lunion.presse.fr/region/l-accident-de-nogentel-examine-au-tribunal-jna3b26n87015

mardi 2 juillet 2013

Les joutes de bateliers accrochent

SOISSONS (02). Des embarcations, les Soissonnais ont l'habitude d'en voir sur la rivière. Il y a les péniches et les petits bateaux de plaisance, les avirons de la Société nautique et, depuis le début du mois de juin, les pédalos, voiles et bateaux de l'Association des voiles du Soissonnais. Des barques à fond plat, avec des rameurs, un barreur et des jouteurs perchés sur une planche, c'est beaucoup plus insolite. Le club des jouteurs d'Étreux, près de Guise, s'est déplacé, hier, à Soissons pour offrir des démonstrations dans le cadre des animations d'Été en Sc'Aisne, organisées par la Ville. Sous les yeux des spectateurs confortablement assis dans des transats sur les berges ou allongés dans l'herbe, les équipes de ce club de trente-neuf licenciés, le seul du département, se sont affrontées pour goûter à l'eau de la rivière. Une exception car la baignade est interdite dans la rivière Aisne.
Un peu fraîche
« C'est un sport qui est né avec les bateliers dans le nord de la France. Ils pouvaient attendre deux ou trois jours leurs chargements, alors ils s'amusaient sur des petites barques », explique José Plaza, le secrétaire du club. Dans chaque barque, quatre rameurs, un barreur et un jouteur s'élancent vers l'équipe adverse. L'objectif est de faire tomber, avec une lance, le jouteur de l'équipe d'en face. « C'est très physique. La difficulté est de garder l'équilibre. C'est une question de poids, d'équilibre et de technique. C'est mieux quand on attaque le premier », souligne le trésorier. Hier, mieux valait ne pas tomber à l'eau… un peu fraîche, « mais ils ne se plaignent pas, c'est que ça va. On a déjà jouté à des températures à 10 °C ». L'air ou l'eau ? « Les deux ! »

http://www.lunion.presse.fr/region/les-joutes-de-bateliers-accrochent-jna3b26n84980

vendredi 28 juin 2013

MUSIQUE / Récital sans concession

SOISSONS - Dans la continuité des quatre éditions précédentes, déjà acclamées depuis 2009 par près de quatre mille personnes à Soissons, l'unique challenge symphonique offert par François-Xavier Roth aux jeunes musiciens des conservatoires et écoles de musique de l'Aisne, associés aux artistes de l'orchestre Les Siècles aura lieu le samedi 6 juillet à 20 h 30.

Cette fois, au gymnase Jean-Davesne, et plus à la cathédrale. La formule, elle ne change pas : une véritable immersion dans le grand répertoire au sein d'une phalange complète d'une centaine de musiciens, en compagnie de solistes prestigieux.
La conjugaison d'objectifs pédagogiques exigeants et d'une ambition artistique élevée, pour un résultat musical sans concession.
Rappelons que le répertoire de François-Xavier Roth s'étend de la musique du XVIIe siècle aux créations contemporaines, du répertoire symphonique ou lyrique à la musique d'ensemble.
C'est en accord avec cette démarche, qu'il crée en 2003 « Les Siècles », orchestre d'un genre nouveau, jouant chaque répertoire sur les instruments historiques appropriés. Un concert coproduit avec l'ADAMA.

 
PRATIQUE
Symphonie Les Siècles
Samedi 6 juillet, 20 h 30.
Gymnase Jean-Davesne.
Entrée libre sur réservation.
Rens. 03 23 76 77 70.


http://www.aisnenouvelle.fr/article/culturaisne/musique-recital-sans-concession

jeudi 27 juin 2013

Nuit de l'eau 2013 - Soissons

http://www.laprovence.com/article/actualites/2421787/drome-policiers-et-gendarmes-aux-trousses-du-pere-de-famille.html

mardi 25 juin 2013

Le boucher et l'assureur condamnés

SOISSONS (Tribunal correctionnel). Le tribunal a cherché à comprendre, hier, ce qui avait poussé le boucher d'Ambleny et un assureur à fomenter une telle escroquerie. Ils sont allés jusqu'à incendier le commerce et son habitation.

Ils rappellent ces gangsters minables croisés au cinéma. Un boucher de village et un assureur sans envergure ont fomenté voici un an un plan des plus fumeux. Une escroquerie à l'assurance pour le moins amateur et pour laquelle ils comparaissaient hier au tribunal correctionnel de Soissons.
Le 2 juin 2012, le boucher d'Ambleny est retrouvé ligoté au bord de la RN31. Il raconte alors aux gendarmes qu'il a été cambriolé, frappé, puis emmené dans un camion frigorifié par trois individus encagoulés, qui ont aussi incendié la boucherie. Une affaire criminelle, passible des assises, qui mobilise dès lors beaucoup d'enquêteurs, dont la police technique et scientifique.
Des échanges téléphoniques répétés avec un assureur et d'autres éléments d'enquête vont rapidement trahir le boucher. Il avoue.

"Embobiné"
L'assureur, exerçant dans l'Oise près de Beauvais, faisait de la prospection par téléphone pour vendre ses produits. C'est au cours de ces entretiens qu'ils ont sympathisé. « Je lui ai dit que financièrement, c'était pas ça en ce moment », raconte le boucher. Ensuite, tout s'est enchaîné. « Il m'a touché avec les problèmes de santé de son fils, dit l'assureur ; j'ai eu envie de l'aider. » « Et vous prenez autant de risques pour rien du tout ? », lui demande la présidente du tribunal. « Eh oui », souffle le prévenu.
Ce jour-là, au petit matin, le boucher se pointe avec 15 litres d'essence. Il est convenu d'emporter de la viande dans le frigo, histoire d'être un peu crédible. Comme dans un mauvais film, l'assureur le ligote et lui met un coup de poing. Ils mettent le feu, partent en camion. La suite, on la connaît.
L'incendie a ravagé la boucherie et son habitation et a manqué de gagner l'immeuble mitoyen. Les propriétaires de la boucherie, qui avaient toute confiance en lui, sont venus à la barre témoigner du sentiment de trahison et réclamer des dommages et intérêts. Ils ont obtenu 2 000 euros pour le préjudice moral.
En raison de ces « graves dommages » notamment, le parquet a réclamé quatre ans de prison avec sursis pour les deux hommes. L'avocat du boucher, Me Laurent Landry a évoqué « un scénario de mauvais film. » Pour lui, pas de doute, son client s'est laissé « embobiner par l'assureur ».

La femme du boucher a demandé le divorce et ce n'est que récemment qu'il a retrouvé du travail. Quant à l'assureur, il exerce toujours dans l'Oise, pour le même employeur. Le tribunal les a condamnés à deux ans de prison avec sursis et mise à l'épreuve avec obligation d'indemniser les victimes. « Il s'est déjà préparé à faire un chèque de 100 000 euros », a indiqué Me Landry. Quant à l'assureur, il a interdiction d'exercer sa profession pendant trois ans.

http://www.lunion.presse.fr/article/aisne/le-boucher-et-lassureur-condamnes

lundi 24 juin 2013

Les brocantes victimes du mauvais temps

Double peine, hier, pour les brocanteurs : la pluie s'est ajoutée à la crise pour les freiner. Il en fallait plus pour empêcher les affaires de se réaliser !
«LES gens, ils décrochent leurs tableaux du mur ! » Pour cet habitué des brocantes, les temps sont durs : les marchandises seraient plus chères car ayant davantage de valeur. Selon lui, la crise pousserait les vendeurs à se séparer d'objets auxquels ils tiennent. D'un autre côté, on entendait ce dimanche, sur les trois brocantes organisées dans le Soissonnais « il faudrait tout leur donner ! » de la part des beaucoup, trouvant visiblement les acheteurs un peu avares. Les responsables d'associations, eux, ont en tout cas bien déploré le temps qui n'a pas fait leurs affaires : trois fois moins d'exposants selon le premier adjoint au maire d'Ambleny, deux fois moins selon les responsables de l'association d'animation de Longueval-Barbonval et bien moins aussi pour les participants à celle organisée sur le parking d'un hypermarché de Soissons. Il paraîtrait même qu'un vide-grenier prévu à Pont-Arcy a été annulé faute de participants…
Mais les transactions, elles, étaient toujours là, semble-t-il. À condition de correspondre à la demande. Apparemment, c'est une constante depuis des mois : les vêtements d'enfants trouvent preneurs. Attention « surtout pour les tout-petits ou pour les plus grand à partir de 6 ans », précise une exposante préparant son stand depuis deux mois… Effectivement si, comme on le signalait à Longueval-Barbonville, les vendeurs ont écoulé entre 100 et 200 euros de marchandises, c'est parfois le fruit d'une réflexion pour correspondre aux besoins et aux moyens financiers… Ainsi, les livres ont, paraît-il, également beaucoup de succès.
Trente kilos de frites
Bien sûr, notamment pour cette sorte d'articles, il fallait être organisé ce dimanche puisque les averses n'ont pas arrêté de succéder aux rayons de soleil… Chaque fois, d'un geste d'habitué, les responsables de stands dégainaient leurs bâches en plastique.
Une chose est sûre, les associations trouvent leur compte à la buvette. « Nous
avons
vendu 30 kg de frites, 120 saucisses, 60 merguez… », énumérait la trésorière du comité d'animation de Longueval-Barbonval.
Il suffisait, pour se convaincre du fait que les ventes au déballage ont de beaux jours devant elles, de voir les affiches conviant déjà les amateurs pour de prochaines dates : Vieil-Arcy les accueillera le 7 juillet et Billy-sur-Aisne le 30 juin… Ey, pour la brocante, il n'y a pas de saison !


http://www.lunion.presse.fr/article/aisne/les-brocantes-victimes-du-mauvais-temps

vendredi 21 juin 2013

Un an et demi après l'incendie de leur maison, c'est toujours la galère

Traumatisée par l'incendie qui a ravagé leur maison en février 2012, une famille de Bucy-le-Long n'a toujours pas pu rentrer chez elle.
LEUR cauchemar n'a que trop duré. La famille Oudan, à Bucy-le-Long, le vit depuis cette nuit du 10 février 2012 quand « en deux heures, nous avons tout perdu », raconte Sophie. Il était 4 h 45. Il faisait - 8 °C dehors. Le couple et ses trois enfants évacuent précipitamment le pavillon neuf de la rue du Château.
« Ma fille s'était levée un peu plus tôt, ça m'avait réveillée et puis je me suis rendu compte que la maison était trop silencieuse. Comme on avait une climatisation réversible, on avait un bruit », se souvient Sophie. Son mari fait le tour de la maison : « Le compteur électrique était en feu dans le garage. »

Procédure judiciaire
Un an et demi plus tard, la famille Oudan vit à quelques centaines de mètres de sa maison totalement détruite par les flammes. Philippe et Sophie feuillettent ensemble l'album photos de ce terrible souvenir et le classeur d'échanges de courriers entre avocat, expert d'assurance, expert judiciaire, etc. « Notre dossier n'a pas avancé : ce qui fait qu'au bout d'un an et demi, notre maison est dans le même état. » Depuis le sinistre, ils n'ont cessé de jouer de malchance. Bien sûr, des proches et des habitants de Bucy-le-Long se sont mobilisés autour de la famille. C'est une véritable chaîne de solidarité qui s'est mise en place, dès le lendemain de l'incendie, pour venir en aide à Sophie, Philippe et leurs trois enfants. « Matelas, lit, table, vêtements, électroménager… On nous a même apporté des
courses
», indique la jeune femme.
Côté procédure, en revanche, ils sont passés d'un dossier simple à une procédure en justice qui n'en finit pas, parce que des éléments du dossier sont égarés, parce que des rendez-vous d'expertises sont annulés au dernier moment, parce que toutes les parties ne sont pas convoquées en temps et en heure…


« On nous mène en bateau »
Leur assureur n'a pas trouvé normal « que le compteur d'un pavillon de deux ans et demi prenne feu ». Une procédure judiciaire a été enclenchée en avril. Un premier rendez-vous sur place avec l'expert judiciaire et les différents experts s'est tenu en juillet 2012. Une nouvelle visite doit avoir lieu le 24 septembre. Elle est annulée, la suivante, le 23 octobre, également. Le 17 décembre ce rendez-vous se déroule enfin. « Et là, on nous annonce que l'on a trouvé un point de fusion du départ du feu sur un câble ERDF. Rebelote : démarche, convocations… ».
Prochain rendez-vous : le 10 juillet. « On a l'impression qu'on nous mène en bateau et pendant ce temps, je paie le crédit et une
assurance
pour ma maison, un loyer et une assurance pour l'appartement que je loue. Notre assurance prenait en charge un an de location, maintenant c'est de notre poche », gronde le père de famille. Aujourd'hui, les époux Oudan espèrent « que le 10 juillet, tout le monde soit là, que ça ne soit pas encore annulé et que le juge ordonne la démolition de la maison… que les choses avancent enfin ».

http://www.lunion.presse.fr/article/aisne/un-an-et-demi-apres-lincendie-de-leur-maison-cest-toujours-la-galere

jeudi 20 juin 2013

Des réservations au beau fixe pour le festival Pic'Arts

A deux semaines et demie de l'événement, le festival Pic'Arts enregistre des bons taux de réservation. Pour les organisateurs, il y a clairement un « effet Christophe Maé ».
LA météo changeante ne parvient pas à entamer son moral. À moins de trois semaines de l'édition 2013, le directeur du festival Pic'Arts a le sourire.
« C'est beaucoup mieux que l'an passé en terme de réservations », se réjouit Dominique Létoffé, en relevant notamment que « c'est la première fois que des spectateurs viennent d'aussi loin. Nous
avons
des gens du Havre, de Lille et même de Nice, et beaucoup de Parisiens. »

Une belle renommée
C'est la possibilité de réserver en ligne sur le site du festival* qui permet aux organisateurs de mieux connaître leur public.
« Pour le vendredi soir, nous sommes à 30 % de préventes et à 20 % pour le samedi. Pour la première fois, nous avons fait du réassort "enfants" dans nos points de vente », confie Dominique Létoffé, qui note également que « les réservations des comités d'entreprise marchent fort. Nous avons même de nouveaux CE. »

Le patron du festival, événement dont l'union est à nouveau partenaire, y voit, clairement, un « effet Christophe Maé » : « Il propose un vrai show, avec douze musiciens sur scène. C'est un spectacle très familial. Ce qui me plaît, c'est que grâce à une tête d'affiche comme lui, on fait découvrir d'autres artistes que les spectateurs ne connaissent pas forcément comme Barcella. »
Aux yeux de Dominique Létoffé, « après 16 ans, le festival a une belle petite renommée ». Une notoriété qui vaut d'ailleurs autant pour les spectateurs que pour les artistes qui viennent s'y produire : « Les Cowboys fringants, qui viennent le samedi soir, c'est un joli coup. Nous sommes donc assez contents de la façon dont ça se présente. »
Face aux grosses machines - avec le Main square festival d'Arras le même week-end -, Pic'Arts a su garder sa spécificité et surtout, site fermé oblige, sa taille humaine.
« Notre force, c'est la proximité », assure Dominique Létoffé. L'écrin du donjon de Septmonts n'y est, sans doute, pas non plus étranger…

* Site web du festival Pic'Arts : www.festival-picarts.com

http://www.lunion.presse.fr/article/aisne/des-reservations-au-beau-fixe-pour-le-festival-picarts

mardi 18 juin 2013

Se garer un jour de marché n'est plus un problème

Avec les beaux jours qui arrivent - enfin ! - quoi de plus agréable que d'aller flâner sur le marché du samedi matin. Pour les Soissonnais, rien de plus facile pour s'y rendre : à pied, à vélo ou en bus. Pour tous les autres, ceux des communes environnantes, le problème du stationnement peut les dissuader de venir à Soissons, d'autant que l'esplanade du Mail, gros pourvoyeur de places gratuites à l'entrée du centre-ville, est actuellement inaccessible en raison des travaux de requalification des berges de l'Aisne.
La mairie de Soissons, la communauté d'agglomération du Soissonnais et le Situs* ont peut-être trouvé la solution. Tous les samedis matin, à partir du 22 juin, une navette partira du Parc Gouraud direction le marché, sans arrêt. Avant de repartir pour le parc Gouraud et ainsi de suite. Le service fonctionnera sans interruption, ce qui représentera environ vingt-cinq trajets.
La navette sera mise en place à titre expérimental du 22 juin au 28 septembre inclus. Si le test s'avère concluant, le service sera maintenu jusqu'au dernier samedi matin de décembre. Si vraiment c'est un succès, il n'est pas exclu de pérenniser le service, « sous une forme plus aboutie en prenant en compte l'aspect financier global d'un éventuel nouveau service ».
On n'en est pas là. Pour l'instant, la navette est en accès libre, « car nous
avons
souhaité réunir toutes les conditions pour que ça marche », insiste Didier Boda, président du Situs. Les automobilistes pourront se garer allée des Internautes, où se trouvera l'arrêt du Parc Gouraud, et où le stationnement est gratuit le samedi matin.

Cela coûtera environ 8 000 € au Situs, donc à la communauté d'agglomération qui le subventionne. La RTA assurera le service, avec un minibus d'une capacité de 25 places assises.
Pour le maire Patrick Day, il s'agit par cette action, « d'utiliser les équipements existants de la façon la plus rationnelle ». Le parking en surface du parc Gouraud en est une illustration. Il est vrai que, surtout allée des Internautes, les places sont souvent vides, « alors qu'on encombre le centre-ville », constate le maire. Les habitants de Presles pourraient aussi en profiter.
Reste à savoir maintenant si le public adhérera.
La ville de Soissons espère par la même occasion amener le plus de monde en centre-ville le samedi, pour en faire profiter les commerçants sédentaires.
* Situs : syndicat intercommunal des transports urbains soissonnais.

http://www.lunion.presse.fr/article/autres-actus/une-navette-depuis-gouraud-en-experimentation-se-garer-un-jour-de-marche-nest-p

lundi 17 juin 2013

Chevreux a une mauvaise réputation et pourtant…

Chevreux : le plus récent quartier de Soissons mais aussi le plus mal connu des habitants des cinq autres quartiers de la ville. Qui n’habite pas Chevreux ose peu s’y aventurer… Mal conçu, centré sur lui-même autour de la dalle et de son parking sous-terrain fermé depuis de nombreuses années, il véhicule souvent une mauvaise réputation. Parce que Presles et Chevreux vivent de profondes transformations, les services du patrimoine et de la rénovation urbaine ont décidé d’en faire une visite guidée à deux voix, « pour casser certains préjugés », a précisé d’emblée Catherine Giugiale, animatrice de l’atelier de rénovation urbaine.
Pas d’angélisme ici : il ne s’agit pas pour la jeune femme de nier les problèmes. « La conception du quartier de Chevreux n’est pas l’erreur de quelques-uns mais il correspond à une vision de la société de l’époque. » Construit entre 1975 et 1985, Chevreux avait été voulu comme un petit village. « Les architectes avaient une notion du vivre ensemble. À Presles, on était dans la théorie de l’hygiénisme : on s’élevait du sol, on crée des espaces verts. Il s’agissait aussi de loger vite et beaucoup. »
« Le pari a échoué »
Au moment de la construction de Chevreux, « nous étions au début de la société d’individualisme. On voulait donc refaire cohésion ». L’animatrice poursuit : « ce n’est pas vrai qu’ils n’ont pas été réfléchis mais on verra qu’il y a eu des erreurs et comment ça a vieilli ». Dans ce petit village, donc, de 330 logements, 800 m de voie piétonne (l’allée Pierre Mendès-France) tout autour de la dalle, devait permettre « aux gens de se croiser et de se rencontrer mais le pari a échoué ».
Catherine Giugiale a une explication : « Vous n’avez ici que des locataires du parc social. Ils sont nombreux avec les mêmes problèmes et se sont retrouvés dans un quartier de relégation. » Il y a du bon et du moins bon dans le plus jeune quartier de Soissons. Si des immeubles ont déjà disparu du paysage depuis janvier 2012, il ne s’agit pas de tout raser pour reconstruire. « La construction de la dalle, par exemple, est une prouesse technique, relève l’animatrice, elle a été conçue pour assurer la stabilité des immeubles car il y avait ici un marécage. On veut garder l’idée mais l’adapter. » Cette dalle abrite un parking sur toute sa longueur. Ce coin sombre et d’insécurité avait été condamné. Il va être retravaillé et rouvert.
Ouverture physique avec la déconstruction d’immeubles, nouveaux équipements aux attraits pour l’ensemble des habitants de la ville et nouveaux logements avec, notamment, accession à la propriété, sont les axes qui ont été travaillés dans le cadre de la rénovation de Chevreux. « On va éviter de refaire les erreurs du passé », souligne Catherine Giugiale.
Certains points ont été remis à la réflexion : comme le sort réservé aux commerces de l’avenue Salvador-Allende. « On ne le savait pas mais c’est le troisième pôle commercial de la ville, indique la jeune femme. Il y a beaucoup d’atouts cachés dans ce quartier, beaucoup de richesses insoupçonnées. »

http://www.lunion.presse.fr/article/aisne/chevreux-a-une-mauvaise-reputation-et-pourtant

samedi 15 juin 2013

Les salariés de Baxi manifestent au siège

Vendredi matin, les salariés de Baxi sont allés manifester bruyamment devant leur siège, au Blanc-Mesnil. La direction a tenté de faire pression sur les syndicats.
Soutenus par les élus au départ, hier matin, de leur usine de Villeneuve-Saint-Germain, les salariés de Baxi ont fait le siège de leur siège social au Blanc-Mesnil durant le comité central d'entreprise extraordinaire. Une nouvelle réunion qui ne sert, selon l'intersyndicale, que de prétexte à la direction, « pour dire qu'elle maintient le dialogue social ».
Une nouvelle fois, les représentants du personnel et leur expert-comptable ont tenté de faire revenir la direction sur sa décision de fermeture du site à l'horizon 2014. L'argument économique ne serait pas fondé et il existerait surtout une possibilité, en réorganisant et en restructurant l'usine de montage de chaudières, de sauver près d'une centaine d'emplois sur les cent quarante. « La direction nous a dit que quoique l'on fasse, sa volonté était de fermer », souligne Christophe Rousselle, délégué syndical CGT.
Les représentants du personnel ont eu un débat houleux avec la direction et le
cabinet
Sofred : « Ils essaient par tous les moyens juridiques d'ouvrir le livre II du PSE (Plan sauvegarde de l'emploi, NDLR) », explique Christophe Rousselle.

« Préoccupante »
L'intersyndicale a aussi constaté que la direction faisait pression sur elle : « Ils nous ont dit que si on continuait, on allait faire fuir les projets à venir des quarante postes de logistique à Villers-Cotterêts et le projet de reprise de la tôlerie, qu'on risquait de tout perdre ».
Dès hier après midi, l'intersyndicale sortait un tract en interpellant François Hiriart, le PDG de Baxi France : « Comment a-t-on pu en arriver là M. Hiriart ? Rappelons le comité central d'entreprise de juin 2012 et celui du mois de décembre 2011, où la Direction et vous-même vous vous vantiez que la situation était en équilibre et que le Groupe BDR n'avait pas l'intention de supprimer les usines et les services en doublon. À l'époque, face à votre manque de crédibilité et d'informations, les élus ont voté un droit d'alerte car nous estimions que la situation était préoccupante pour la pérennité des emplois ». Pour Thierry Depret, délégué syndical central CFTC, la réunion d'hier est satisfaisante au moins sur un point : « Notre expert-comptable a pu démontrer la stratégie d'abandon du site du groupe. »
Le prochain comité central d'entreprise se réunira le 26 juin. L'entreprise fermera ses portes le 19 juillet pour les congés annuels et rouvrira le 23 août. L'intersyndicale promet d'être vigilante durant cette période de « trêve ».
http://www.lunion.presse.fr/article/aisne/les-salaries-de-baxi-manifestent-au-siege

Exposition Changer le regard sur la maladie

La bibliothèque expose à nouveau les travaux des ateliers d'écriture animés à l'hôpital de Soissons par Lucien Rosenblat. Dans le cadre de la convention Culture-santé, il parcourt les unités d'alcoologie, de soins palliatifs, de soins de longue durée, de soins de suite et réadaptation, d'Alzheimer, et le pôle de prévention. Devant des représentants de la Ville, de l'hôpital et de la bibliothèque, Lucien Rosenblat explique sa démarche.
Il se met à la disposition de chaque patient, discute de tout et de rien, jusqu'à sentir que la parole s'éveille, que le patient touche à quelque chose qui compte pour lui. « Ce n'est pas le contenu qui compte, c'est la forme. » L'écrivain aide à la mettre en mots, mais « la forme vient du patient. » C'est comme si les mots employés comptaient moins que le fait, pour un patient, de les structurer, de créer un poème. Il devient poète.
« L'objectif est de changer le regard sur le patient, sur le soin et sur la démarche artistique. » Car un créateur n'est plus un malade passif qui subit des soins. Plus que cela, l'art n'est plus réservé à un milieu d'artistes : la maladie devient la porte d'accès à la création, et non pas une barrière.
Certes, les lecteurs en route pour les rayonnages verront surtout les mots qui habillent ces « formes » :
« C'est un temps gris comme une souris. Ah ! si j'étais un chat ! » (unité Alzheimer).
« Dans les bras d'un enfant, même une peluche est vivante » (unité de soins palliatifs).


http://www.lunion.presse.fr/article/autres-actus/exposition-changer-le-regard-sur-la-maladie

vendredi 14 juin 2013

Deux ouvriers sauvés par leurs collègues

SOISSONS (Aisne). Grosse frayeur, hier matin, pour les ouvriers d'un chantier d'assainissement. Deux des leurs ont été emprisonnés par un éboulement puis tirés de là par leurs collègues.

«ON se surveille tous les uns les autres. » Cette mesure de précaution, permanente lorsque des employés sont dans une tranchée, selon les premiers témoignages du personnel présent hier matin, rue des Feuillants, a sûrement sauvé deux ouvriers.
Ces salariés de la société Hublin, de Cuffies, travaillaient à environ trois mètres de profondeur lorsqu'une importante quantité de terre s'est effondrée près d'eux, vers 10 heures. Protégés par le blindage - un coffrage réalisé avec des plaques de métal - qui s'est néanmoins un peu resserré sur eux, ils se sont pourtant retrouvés piégés, l'un enseveli jusqu'aux genoux et l'autre jusqu'à la taille.
La réaction rapide de leurs collègues, déblayant la terre, a permis de les délivrer. « On n'allait pas les laisser au fond ! », lançait, quelques minutes après les faits, l'un de ces hommes, encore ému.
Lui-même, debout en bordure de la cavité, avait senti le sol se dérober sous ses pieds. « Il est juste descendu d'un étage », relativisait un autre, sous le coup de l'émotion, après avoir vu ses acolytes en danger. Si un éboulement de cette ampleur est très rare, selon eux, ces personnes chargées de travaux d'assainissement sont quotidiennement «préoccupées par ces risques». Les deux victimes, précisaient-ils, étaient correctement équipées, casquées, et positionnées en sécurité, entre les plaques de métal.

Fissures
Constitué d'une matière relativement meuble, dans cette partie de la rue, non loin de l'intersection avec l'avenue de l'Aisne, le sous-sol peut s'affaisser. Un ouvrier montrait, après l'incident, de très petites fissures, du type de celles qui doivent être surveillées. Lorsqu'elles sont plus importantes, il peut s'avérer nécessaire de retirer une partie du terrain pour éliminer le risque.
Hier matin, les ouvriers ont visiblement été surpris et n'ont vraisemblablement pas constaté de signes avant-coureurs.
Si, à première vue, les deux Soissonnais, l'un de 26 ans bloqué jusqu'au niveau du bassin et l'autre de 54 ans compressé une quinzaine de minutes aux jambes, ne souffraient d'aucunes blessures, ils ont tout de même été transportés au centre hospitalier de Soissons pour des examens de contrôle.

Sur place, les pompiers les ont pris en charge alors qu'ils étaient déjà dégagés et sortis de la cavité.
Également sur les lieux, les policiers ont établi un périmètre de sécurité et interdit la zone aux piétons. L'équipe, quant à elle, est restée sur le chantier, revenant sur les faits durant un certain temps.


http://www.lunion.presse.fr/article/aisne/deux-ouvriers-sauves-par-leurs-collegues

mardi 11 juin 2013

Berges et mail se mettent au vert

Les travaux ont débuté sur l'esplanade et vont bon train. Ils pourraient même se terminer plus tôt que prévu. La perspective va totalement changer. Tour de chantier avec le maire.

ILS ne passent pas inaperçus, les travaux des berges de l'Aisne et de l'esplanade du Mail. Tandis que les premiers touchent à leur fin (pour le 30 juin), les seconds ont bien démarré. Tant et si bien que Patrick Day, le maire, estime, qu'ils seront terminés « en octobre » avec un peu d'avance sur le calendrier et bien avant l'arrivée des forains pour la foire Saint-Martin.
C'est toute la physionomie de l'endroit qui va changer ces prochaines semaines. La rue Jean-de-Dormans, actuellement coupée à la circulation, va être élargie en grignotant l'esplanade et passera en double sens de circulation. Elle accueillera aussi 180 places de stationnement qui compenseront celles qui n'existent déjà plus sur le mail. « Toute la partie « bordures » est en train d'être faite. La chaussée fera 4 m de large », explique le maire.
Alors qu'elle ressemblait à un petit champ labouré, ces derniers mois, après les fouilles archéologiques menées cet hiver, l'esplanade du Mail nouvelle version, celle de la future « prairie enherbée », prend forme. Le sol est abaissé et l'allée centrale a été creusée. Une voie bétonnée traversera toute la surface « pour que les camions puissent passer sans problème ». De part et d'autre de cette voie, un mélange terre-pierre, recouvert de terre, recevra la fameuse prairie.

Recréer la perspective
« Nous allons recréer la perspective avec un grand mail », souligne le maire. Pour cela, la portion de la rue Paul-Deviolaine, située entre l'avenue du Mail et la rue Jean-de-Dormans, disparaît purement et simplement.
Sur les berges et l'esplanade, 73 arbres ont été abattus ainsi que 24 érables, avenue du Mail. Ces abattages ont fait l'objet d'autorisations préfectorales avec avis favorable de l'architecte des bâtiments de France et de la Direction départementale du territoire.

Pour les remplacer, 59 arbres seront plantés, 1 545 arbustes pour favoriser la biodiversité et 23 967 plantes vivaces.
Le long des berges, des voies ont été tracées pour les promeneurs ou les cyclistes. Ils pourront consulter, sur des panneaux prochainement installés, quelles essences ont été plantées le long de la rivière.
Du parc Saint-Crépin à la rue de la Paix, la Ville veut ainsi créer une coulée verte au bord de l'Aisne.


http://www.lunion.presse.fr/article/autres-actus/berges-et-mail-se-mettent-au-vert

lundi 10 juin 2013

Été en Sc'Aisne / Au service des écoles maternelles

Les tout-petits vont pouvoir s'initier au plaisir de la voile dans des mini-bassins.
DEUX professeurs des écoles Aline-Véchard et Emmanuelle-Tinelli ont profité de la mise en place de l'opération Eté en Sc'Aisne pour élaborer un projet pédagogique à l'attention des enfants de maternelle.
Ce projet pédagogique vise à sensibiliser des enfants de 3 à 6 ans à la découverte de la voile et des activités nautiques. Il s'effectue sur un baby-bassin de quatorze mètres de long, de huit mètres de large et d'une profondeur d'eau de vingt-cinq cm, avec dix embarcations adaptées à l'âge des enfants. Les embarcations sont équipées soit d'une voile avec barre de direction et rames, soit d'un pédalier avec dissociation droite-gauche pour la direction.
Chaque séance de 45 minutes est destinée à un groupe de seize élèves maximum. Elle s'articule selon trois axes : la sécurité sur et près de l'eau, le sens marin et l'apprentissage d'une technique.

L'encadrement de cette activité, qui se déroulera au cours des mois de juin et septembre, est assuré par Babette, animatrice titulaire d'un brevet d'Etat de technicien d'éducation populaire. Les séances ont une durée d'une heure et demmie par groupe et sont gratuites pour les écoles de la ville. Le matériel, propriété des Voiles soissonnaises, comprend un bassin sécurisé, quatre mini-bateaux, six pédalos, ainsi qu'un gilet de sauvetage par participant. Trente-deux enfants répartis en deux groupes peuvent être accueillis. La salle de la halte fluviale est mise à disposition pour des actions de sensibilisation autour de l'eau pour un groupe pendant que l'autre évolue sur le bassin.
Renseignements et réservations au 06.42.95.27.83.

http://www.lunion.presse.fr/article/culture-et-loisirs/ete-en-scaisne-au-service-des-ecoles-maternelles

samedi 8 juin 2013

EDF coupe l'électricité ...pourquoi ?

Le 4 juin 14H00, madame L... rentre d'une visite post opératoire passée à l'hôpital de Soissons. Elle est accompagnée d'une amie qu'elle a invitée à déjeuner. MAUVAISE SURPRISE !!! Il n'y a plus d'électricité dans son appartement. Elle se renseigne à l'aide de son portable (plus d'électricité... plus de téléphone) auprès de ses voisins si eux aussi ont une coupure d'électricité... La réponse est négative... les voisins ont du courant...Panique ... renseignement pris auprès de son bailleur, elle comprend qu'EDF lui a coupé le courant sans avertissement et sans raisons !!!
Il faut réagir !!!
Elle contacte à 15H00  les services d'EDF pour avoir des explications et que l'électricité lui soit remise sans délais (son congélateur est plein!!!) Une première conseillère lui donne un rendez vous téléphonique à 16h30 pour que le problème se règle. A 16h30 pas d'appel d'EDF !!! à 16h45 elle recontacte les services d'EDF. Elle a une nouvelle correspondante à qui elle doit à nouveau expliquer son problème ... cette dernière la fait patienter avec une musique d'attente et à 17h00 la communication est coupée !!! ça devient scandaleux ! Elle rappelle à nouveau et tombe sur une nouvelle conseillère qui après avoir pris connaissance de son problème lui annonce que les services techniques ont terminé leur travail... donc pas de "jus" ce soir. Il lui est demandé de rappeler le lendemain à 8h00.
Madame L. restera donc une nuit sans électricité. Le problème n'est pas réglé... imaginez les interrogations de la dame ... sa panique ...elle ne sait pas pourquoi on lui a coupé son électricité...elle règle (prélèvement automatique) ses facture d'électricité sans problème depuis 1963!
Le 5 juin, madame L. rappelle l'EDF à 8h00. Elle a une nouvelle correspondante qui lui redemande l'objet de son appel...Cette conseillère à l'air mieux réveillée que ses collègues...et lui dit qu'elle fera tout pour que l'électricité lui soit remise...peut être ce jour sinon le vendredi 7 juin soit deux jours plus tard... elle lui donne un rendez vous téléphonique dans la matinée pour lui donner des nouvelles. Ce rendez vous sera honoré et l'électricité sera à nouveau dans l'appartement de madame L. à 16h30 le 5 juin.
Le problème vient de où ? vient de qui ?
Le problème vient d'EDF qui a coupé le compteur de madame L à la place du compteur de l'appartement voisin de cette dame qui était inoccupé !!!
L'erreur est humaine... mais un peu d'humanité aurait pu régler le problème rapidement....
Aujourd'hui, les gens ne font plus preuve d'humanité... une dame sans électricité ne les choque pas ... des conseillères d'une entreprise ne savent plus faire la part de ce qui normal ou anormal ... ne savent plus réagir pour régler un problème rapidement... la soirée, le petit copain ou le repas qui les attendent est plus important à leurs yeux qu'une personne qui va rester sans électricité une nuit...
Jamais un ancien de l'EDF n'aurait laissé un usager sans "jus" ...sauf cas de force majeure... (orage ou autre catastrophe naturelle ) croyez moi ...(je suis petit fils et fils d'agent EDF.....)

Nouvelle menace de suicide chez un transporteur

Un routier a menacé de mettre fin à ses jours jeudi soir. Délégué syndical chez United Savam groupe Norbert Dentressangle, il fait l'objet d'une mesure conservatoire dans le cadre d'un licenciement pour faute grave. Il n'en connaît pas le motif.
UN homme en larmes laisse un message à son collègue en pleine nuit. Ses propos sont inaudibles mais le regard de Brahim Alouache se trouble encore quelques heures plus tard, lorsqu'il réécoute l'enregistrement. Stéphane Cousin, délégué syndical FNCR à la United Savam, groupe Norbert Dentressangle de Soissons, a appelé au secours. Il n'a pas supporté la pression et a menacé de mettre fin à ses jours, jeudi soir. Il a indiqué à son collègue qu'il faudrait « l'enterrer avec un camion rouge ». C'est la couleur des poids lourds du groupe.
Stéphane Cousin a été retrouvé par les sapeurs-pompiers et les gendarmes, à la Chapelle-la-Reine en Seine-et-Marne, « dans un état déplorable », nous confiait-il hier après-midi. Il n'avait ni bu ni consommé de produits stupéfiants. Il était juste au bout du rouleau.
« Attendre le 17 juin »
Après une semaine où il a pressenti que quelque chose se tramait contre lui, au siège, le syndicaliste a été convoqué jeudi dans le bureau de Renaud Johann, le directeur régional : « Il m'a dit : j'ai un gros souci avec vous. Vous êtes en procédure de licenciement pour faute grave avec mise à pied conservatoire. »
La faute en question, ni Stéphane Cousin ni Brahim Alouache, responsable syndical CFDT, ne parviennent à la connaître. « Il faut attendre le 17 juin », indique Brahim Alouache. « Je ne sais pas ce que l'on me reproche et je ne peux pas préparer ma défense », souligne Stéphane Cousin.
« Stress inutile »
En mars dernier, c'est précisément dans les mêmes circonstances qu'un autre chauffeur routier de Norbert Dentressangle avait vosulu en finir dans son camion. Après une sanction disciplinaire pour une erreur qu'il avait contestée à l'été 2012, les échanges de courrier avec sa direction n'avaient pas cessé. Le 26 février dernier............ La suite sur ce lien ............. http://www.lunion.presse.fr/article/region/nouvelle-menace-de-suicide-chez-un-transporteur

vendredi 7 juin 2013

EDF lui coupe l'électricité

N'oubliez pas de venir dimanche dans la journée pour connaitre ce fait divers scandaleux.
Nous sommes en 2013 et  EDF coupe l'électricité sans préavis ...Erreur humaine... erreur informatique ... qu'en penser...
Mettons nous à la place de cette septuagénaire sans électricité pendant plus de 24 h00 !!!
Et son congélateur ?
Et le café du matin ?
Imaginez....

Fermeture annoncée de Baxi Ils se battront pour maintenir une centaine d'emplois

Hier matin, l'intersyndicale a convié les 140 salariés de Baxi à une réunion d'information en présence de l'avocate du CCE. Ils avaient deux options. Ils ont choisi de lutter.

DANS la cour de Baxi, à Villeneuve-Saint-Germain, l'herbe devenue haute, a été fauchée. Les croix - disposées à l'automne comme dans un cimetière pour signifier la mort des 140 emplois de l'usine de montage de chaudières - avaient été déposées pour faire passer la tondeuse. Elles ne se sont pas restées coucher plus d'une journée. Hier matin, elles se dressaient à nouveau. Les Baxi ne sont pas encore morts.
En fin de matinée, ils ont décidé de ne pas s'avouer vaincus. Lors d'un vote à main levée, dans la salle du centre socioculturelle de Villeneuve-Saint-Germain, ils ont décidé de suivre l'intersyndicale et de se battre. Deux options leur ont été présentées par les délégués syndicaux et l'avocate du comité centrale d'entreprise (CCE).
La première : décider de partir avec un chèque, après négociation et finalisation du PSE et valider ainsi le projet de fermeture de l'usine à l'horizon 2014 par le groupe BDR Therméa.
La seconde : lutter, défendre une alternative à cette fermeture avec 90 à 100 emplois sauvés. Présentée dans différents rapports, cette alternative préconise une restructuration et une réorganisation du site, un investissement qui serait absorbé en moins d'une année en terme de trésorerie.
Cette solution maintiendrait « encore cinq ans une centaine d'emplois sur le site pour le coût du plan de sauvegarde de l'emploi », revendiquait, en mars dernier, Thierry Depret, secrétaire CFTC du CCE.
« Au pire du pire »
Les salariés ont été prévenus : choisir la seconde option, celle que défend l'intersyndicale, c'est s'engager dans une lutte âpre, longue. « On ne sait pas combien de temps ça peut durer. Est-ce que vous vous sentez capables de maintenir la pression ? Chacun prend sa responsabilité », a lancé Christophe Rousselle, délégué syndical CGT.
À trois exceptions près, l'ensemble des salariés a décidé de sauver le site et, pour le faire savoir, de monter dans les bus, vendredi 14 juin en direction du siège social du Blanc-Mesnil pour soutenir leur élus lors du comité central d'entreprise extraordinaire.
« C'est à nous de démontrer que cette alternative est viable », souligne Thierry Depret. Pour cela, l'expert-comptable du CCE doit avoir en main toutes les données : « Il faut la laisser avancer dans la procédure. Nous redemandons donc un complément de mission que notre direction avait refusée. Il va y avoir une bataille juridique. »
Me Caroline Substelny, l'avocate du CCE, est prête à la mener. « Au pire du pire, prévient-elle, s'il y a licenciements, on aura tendance à vous diriger vers une action prud'homale. Vous auriez des chances importantes de gagner car le motif économique est ubuesque. »


http://www.lunion.presse.fr/article/social/fermeture-annoncee-de-baxi-ils-se-battront-pour-maintenir-une-centaine-demplois

jeudi 6 juin 2013

Finis les concerts symphoniques à la cathédrale

Depuis 2008, des concerts symphoniques étaient organisés, une à deux fois par an, à la cathédrale. Depuis deux ans, ce n'est plus possible.

C'EST suffisamment rare pour être relevé. Patrick Day, le maire, et Édith Errasti, son opposante de droite, sont d'accord sur au moins un sujet : ils regrettent tous les deux que les concerts organisés depuis 2008, notamment par la Ville et le Département, ne puissent plus avoir lieu en la cathédrale Saint-Gervais-Saint-Protais. C'est ainsi que l'orchestre des Siècles, dirigé par François-Xavier Roth, a produit ses notes tout récemment au gymnase Ferary.
« Je trouve dommage que la cathédrale soit fermée à certains concerts maintenant. N'est-il pas possible de laisser un petit mot ? » interrogeait Édith Errasti. Si Patrick Day observait que « la qualité des prestations n'est pas dégradée par les lieux insolites », tels que les gymnases Ferary et Jean-Davesne, il soulignait : « Cela ne dépend que d'une seule personne qui a été sollicitée plusieurs fois par les adjoints et l'Adama mais il poursuit sa route. On ne peut que le regretter. »

L'exercice du culte
Il n'y a pas, de la part du curé de la cathédrale, de fin de non-recevoir ferme et définitive. Les raisons invoquées à chaque fois relèvent de difficultés matérielles ou organisationnelles. Difficultés qui ne sont apparues que vers fin 2011, début 2012, après la nomination d'une nouvelle équipe de prêtres en septembre 2011 au sein de la paroisse Saint-Sixte dont dépend la cathédrale. En prévision d'un concert le 7 juillet 2012 à 20 h 30, Alain Moreau, conseiller municipal délégué aux Affaires culturelles, avait alors pris la plume le 27 février pour solliciter auprès du nouveau curé « une demande d'utilisation de la cathédrale pour l'organisation du concert de la Symphonie des siècles […] présenté traditionnellement le premier week-end de juillet ».
L'abbé David Gilbert lui avait répondu quelques jours plus tard. « Nous vous remercions d'avoir effectué cette démarche qui répond effectivement à l'obligation légale de recueillir l'accord du clergé affectataire, seul habilité à apprécier la compatibilité de la manifestation envisagée avec l'exercice du culte », précisait-il en avant-propos. Et de préciser ensuite qu'un « projet de concert dans la cathédrale pour cette date du 7 juillet est compromis pour des difficultés matérielles ».
L'installation du podium dans la matinée du samedi 7 étant incompatible avec « la messe quotidienne célébrée à 9 heures, trois mariages sont prévus successivement à 14 h 30, 16 heures et à 17 h 30 ». Depuis, deux autres demandes de concert à la cathédrale ont été formulées par la Ville, dont une il y a un an pour un concert le 6 juillet 2013. Les mêmes contre-indications matérielles ont été soulevées.

http://www.lunion.presse.fr/article/autres-actus/finis-les-concerts-symphoniques-a-la-cathedrale

mercredi 5 juin 2013

SOISSONS : EDF coupe l'électricité à une veuve septuagénaire

Bientôt sur ce site un article relatant ce fait divers scandaleux....
Vous saurez ce qu'il s'est passé...
Elle est restée plus de 24 heures sans électricité alors qu'elle paie ses factures d'énergie sans retard depuis 1963 !!!
L'histoire bientôt ici !!!

Le raton laveur, charmant mais nuisible

Le raton laveur capturé lundi à Crouy est loin d'être un cas isolé dans l'Aisne. Un millier de ses congénères est tué chaque année en terre axonaise.
IL est joli comme une peluche, mais l'apparence est trompeuse. Le raton laveur, comme celui qu'ont capturé les sapeurs-pompiers de Soissons lundi après-midi à l'école du Tivoli de Crouy (l'union d'hier), n'a pourtant rien d'un jouet.
Il dévore tout
Si ce raton laveur-là n'a pas fait dans la discrétion et a créé l'attraction aux abords de l'établissement scolaire, il révèle surtout un phénomène plus général qui n'est pas sans préoccuper la fédération départementale des chasseurs de l'Aisne.
« Nous avons une expansion géographique de l'espèce. Au départ, le raton laveur était surtout présent dans les secteurs de Couvron et Saint-Gobain, mais il étend progressivement son territoire au sud et au nord de l'Aisne », indique Nicolas Voyard, chargé de communication à la fédération des chasseurs, qui rappelle qu'il est considéré comme nuisible. Il est particulièrement présent près de l'Ailette, la Serre, Blérancourt et la champagne crayeuse vers Guignicourt et le Tardenois.
« C'est un animal très opportuniste qui mange tout ce qu'il trouve : les œufs, les jeunes oiseaux, et peut vider un poulailler. Il fait aussi de gros dégâts dans les cultures », précise Nicolas Voyard, en relevant qu'il a notamment une « influence très néfaste sur la petite faune » (alouette, lièvre…) présente dans l'Aisne, un département où il aurait été introduit par les soldats américains - dont c'était la mascotte - dans les années soixante.
Selon le chargé de communication de la fédération départementale des chasseurs, le raton laveur est un « prédateur exogène » qui vient en fait contrarier un équilibre naturel déjà fragile entre espèces animales.
Le raton laveur n'a que l'homme comme prédateur, à l'image du renard, de la fouine ou, moins connu, de la corneille noire.

Le raton laveur capturé par les sapeurs-pompiers lundi à Crouy n'est donc nullement un cas isolé. Un millier serait tué chaque année dans l'Aisne.

http://www.lunion.presse.fr/article/autres-actus/le-raton-laveur-charmant-mais-nuisible

mardi 4 juin 2013

Prison ferme après l'escapade dans la concession BMW

Deux jeunes Laonnois ont été condamnés, hier, par les juges du tribunal correctionnel de Soissons. Dans la nuit de samedi à dimanche, ils ont tenté de voler une voiture dans une concession.
C'EST un drôle de duo de Laonnois qui a tenté sa chance dans la nuit de samedi à dimanche à Soissons. « On est venu ici parce qu'à Laon, il y a des contrôles et on avait bu », explique aux juges Ruddy Destrumelle. Il a été condamné hier, en comparution immédiate à un an de prison ferme avec mandat de dépôt pour un vol commis par effraction, en réunion et en récidive, à 3 h 40 dimanche matin. Son complice, au casier judiciaire vierge, a écopé d'un an de prison avec sursis mise à l'épreuve.
Les fonctionnaires de police ont été avisés, cette nuit-là, que l'alarme de la concession BMW s'était déclenchée et qu'une grosse détonation avait été entendue.
À leur arrivée sur place, ils trouvent une berline de la marque, une Série 5, détruite, et le portail transpercé de l'intérieur vers l'extérieur. Ils repèrent également un piéton qui tente de prendre la fuite et l'interpelle. Ruddy Destrumelle, lui, a quitté les lieux à bord d'une Audi noire, celle de sa grand-mère. « Puis de façon étrange, vous revenez sur les lieux », note le président, Yannick Gressot.

Les deux hommes interpellés, ils sont placés en garde à vue : « Vous n'avez pas été coopératifs et vous avez mis beaucoup de temps à en venir à la reconnaissance des faits ». Pourquoi cette concession ? « On allait zoner pour trouver une voiture pour faire les c… C'était pour pas abîmer la voiture de sa grand-mère », explique le complice aux juges.
100 000 euros de préjudice
Après s'être introduits dans les locaux, les deux Laonnois, tous deux âgés de 21 ans, ont essayé de démarrer plusieurs voitures. Ruddy Destrumelle parvient à faire vrombir un moteur et choisit de quitter les lieux au volant… de la manière la moins conventionnelle qui soit : en défonçant une porte, puis un portail et en élançant enfin la grosse cylindrée sur le portail de la sortie.
Pour la partie civile, entre les dégâts occasionnés sur la voiture et les locaux, le préjudice pourrait s'élever à près de 100 000 euros.
L'audience sur les intérêts civils a été fixée au 3 septembre prochain pour permettre de chiffrer et de justifier très précisément le montant des réparations.

Jean-Baptiste Bladier, le procureur de la République, estime que « ce préjudice est colossal, bien au-delà de ce que (vous) pourrez jamais payer ». Au regard du casier judiciaire de Ruddy Destrumelle, portant sept condamnations, dont la dernière date de février dernier par le tribunal correctionnel de Laon pour des faits similaires, il requiert une peine plancher de quatre années d'emprisonnement et un mandat de dépôt ; pour son complice, 15 mois de prison également avec mandat de dépôt et la possibilité d'un aménagement de peine.
Face à ces « réquisitions cinglantes », Rudy Blanchart, l'avocat des deux prévenus, ne conteste pas « la gravité des faits. Il faut sanctionner, tout le monde est d'accord mais la question est celle de la proportion ». Notant que les deux jeunes gens avaient dû faire face, dès l'enfance, « à un délaissement paternel », l'avocat a plaidé la clémence.
Les peines prononcées étant en deçà des réquisitions, le parquet a fait savoir qu'il ferait appel de la décision


http://www.lunion.presse.fr/article/aisne/prison-ferme-apres-lescapade-dans-la-concession-bmw

lundi 3 juin 2013

Du fait-maison abordable, c'est possible !

Le projet d’appellation « restaurant » fait débat. Rencontre avec un restaurateur, pour qui le fait-maison est un art de vivre.
LES catalogues  de plats préparés, Yannick Diot en reçoit régulièrement, comme tous les restaurateurs. Des tartes aux fraises, du sauté de veau, des amuse-bouche,… Pas question pour lui de céder à la facilité. Son métier, il y tient. Dans son restaurant, le Saint-Jean, à Soissons, tout est fait maison, même les frites. « On me demande parfois comment je fais. D’autres attendent le livreur à 11 heures, moi je me lève tôt et je suis au restaurant à 9 heures. » Le temps pour lui d’éplucher les pommes de terre, de faire la vinaigrette, de concocter les sauces. « Prenez la mayonnaise. Il suffit de trois œufs, c’est rapidement fait. Et ce qu’il reste en fin de service, je le jette. C’est sans risque et ça ne coûte presque rien. Comment faisait-on dans le temps ? »
De bonnes marges
Chez lui, tout est frais, les légumes sont de saison, achetés sur le marché ou chez des producteurs locaux. Sauf le poisson, un produit trop fragile. « Mais je suis pour une transparence totale. Ça ne me dérange pas de l’indiquer sur ma carte. » Une « question d’honnêteté vis-à-vis du client mais aussi vis-à-vis de la profession. » « Pour moi, les chaînes ne devraient pas s’appeler restaurant », estime-t-il. « Aujourd’hui, il suffit de rajouter des champignons à un plat préparé ou de la chantilly à un dessert pour dire qu’il est maison. » D’après lui, « l’assemblage, ce n’est pas de la cuisine. Sinon, tout le monde peut ouvrir un restaurant. Il faut dire la vérité aux gens. Et là tout le monde est gagnant ».
Yannick Diot est d’autant plus convaincu par le fait-maison — l’authentique !- que cela est moins coûteux. « Le prix est un faux argument et je peux le prouver. Lorsque je regarde les catalogues, je vois les prix. Je prépare ces plats ici pour deux fois moins cher. » Et il répercute sur sa carte. Il conserve une marge intéressante et propose un plat du jour à 7,70 euros, et un menu entrée-plat-dessert à  12,70 euros. Les desserts, c’est Sylvie, son épouse, qui les prépare. Le restaurateur va même jusqu’à fabriquer le foie-gras lui-même.
Et les pertes ? « Cet argument-là ne tient pas non plus. S’il reste des carottes râpées ou des biftecks, c’est pour le personnel et nous. » Alors évidemment, laver les légumes, découper les pommes et trancher les entrecôtes, tout cela réclame un peu de main-d’œuvre, donc du personnel. « Le sous-vide, ça se paie et ça supprime des emplois dans notre métier ! », déplore-t-il.
Qu’on établisse une appellation « restaurant » ou « artisan restaurateurs », le meilleur des labels, ce devrait être le palais des consommateurs. Le sous-vide, pour peu qu’on soit exigeant, on en consomme une fois, pas deux.


http://www.lunion.presse.fr/article/aisne/du-fait-maison-abordable-cest-possible

vendredi 31 mai 2013

Domaine des Cordonniers Une résidence respectueuse de l'environnement

L'opération Le Domaine des Cordonniers, mise en place par le Foyer rémois, boulevard Branly et allée du Jeu-d'Arc, a été inauguré à l'issue de l'ouverture de la seconde résidence.
La cérémonie inaugurale a eu lieu en présence de Benoît Pellot et Christophe Villers respectivement président du conseil de surveillance et président du directoire du Foyer rémois. Le ruban a été coupé par Patrick Day, maire de la ville, sous les yeux de Mireille Tiquet, vice-présidente du conseil régional, Franck Delattre, vice-président de la communauté d'agglomération en charge de l'habitat et de nombreux élus des communes voisines. Ce programme immobilier offre deux résidences de 25 appartements chacune du type 1 bis au type 4. Il s'agit de logements labellisés Très haute performance énergétique (THPE), de plus tous les appartements répondent aux règles d'accessibilité pour les personnes à mobilité réduite.
Après la visite d'un appartement, les personnalités ont regagné le parking engazonné de la résidence où ont eu lieu les différentes allocutions. Le président du directoire a retracé l'historique des constructions en soulignant le respect du contrat de réalisation. Il a ensuite insisté sur la qualité des constructions destinées à être inscrites dans le temps avant de terminer en remerciant l'ensemble des entreprises pour la qualité remarquable de l'ensemble des réalisations. L'architecte, Jean-Michel Jacquet a ensuite apporté les précisions techniques en signalant : « L'environnement a été pris en compte dans la réalisation de ces bâtiments, qui, vous l'avez sans doute remarqué dispose de deux orientations, les espaces respectent les individus, c'est important pour le comportement. »
Patrick Day a fait le point sur les objectifs fixés il y a deux ans lors de la pose de la première pierre : « Le 20 mai 2011 le Foyer rémois s'était engagé dans une démarche de construction qui se voulait novatrice, qu'en est-il aujourd'hui ? » Il répondait ensuite à sa question : « Le cadre et le confort sont au rendez-vous, l'architecture est sobre et moderne, l'accessibilité est excellente et sécurisée, les dépenses d'énergie sont maîtrisées. » L'opération a été séduisante puisqu'aujourd'hui tous les logements ont été attribués. Au niveau du financement, 42 logements sont financés en Prêt locatif à usage social (PLUS) et 8 en prêt locatif aidé d'intégration (PLAI). Le Foyer rémois va poursuivre maintenant ses actions dans la Cité du Vase avec le dépôt imminent d'un permis de construire dans le projet d'aménagement du quartier des silos.

http://www.lunion.presse.fr/article/autres-actus/domaine-des-cordonniers-une-residence-respectueuse-de-lenvironnement

mardi 28 mai 2013

Trafic d'héroïne : dix prévenus et deux ans d'enquête

Ecoutes téléphoniques et filatures viennent d'aboutir à l'audience de ce lundi avec dix personnes à juger dans le cadre d'un trafic de drogue.
Plusieurs dizaines de kilos auraient, selon le vice-procureur, Éric De Valroger, été vendues dans le cadre d'un trafic de produits stupéfiants - héroïne, cannabis « et surtout cocaïne » - démantelé au cours des derniers mois par les policiers. Ceux-ci n'ont pas ménagé leurs efforts et, comme le rappelait le représentant du ministère public, d'importants moyens ont été mis en œuvre pour parvenir à l'audience de ce lundi, au tribunal correctionnel de Soissons, avec dix prévenus poursuivis. Neuf seulement étaient présents et ils ne connaîtront leur condamnation que jeudi puisque, au terme d'une journée fleuve consacrée à cette affaire, le président a préféré la mettre en délibéré.
Des peines allant, pour certains, jusqu'à quatre ans de prison ferme avec mandat de dépôt à l'audience ont été requises. Deux des prévenus comparaissaient déjà détenus et sous solide escorte, l'un étant en préventive depuis plus d'un an et l'autre purgeant une autre peine, déjà dans une affaire de stupéfiants.
Missiles
Ecoutes téléphoniques, filatures et bien sûr perquisitions… Rien n'a été laissé au hasard depuis le début de l'enquête préliminaire lancée en février 2011. Il suffisait, pour se convaincre du travail réalisé, d'observer les volumineux dossiers disposés sur la table des trois juges, exceptionnellement présidés par Luc Billon, un magistrat venu spécialement de l'extérieur. « T'as du rab ? » ou « Envoie-moi le truc » : de telles phrases ont conduit les enquêteurs à établir, par exemple, que de la drogue parvenait en prison auprès de deux Soissonnais qui, justement s'étaient retrouvés dans la même cellule, à la demande du plus anciens dans les lieux.
De là à penser qu'ils organisaient, via des téléphones portables, un trafic à l'intérieur, il n'y a qu'un pas qui a été franchi par l'enquête. Ce que les intéressés ont toujours nié, assurant n'avoir demandé l'envoi de ces « missiles », lancé au-dessus du mur du centre pénitentiaire de Laon, que pour leur consommation personnelle.
Car peu d'aveux, hier. Une jeune femme s'est ainsi retrouvée « devant », comme l'a affirmé son avocat, Me Leclerc, reconnaissant, elle, avoir vendu régulièrement à une quinzaine de clients et s'approvisionner auprès de l'un des deux frères mis en cause, un troisième étant rejoint au Maroc. Ce qui a fait clamer à ce « fournisseur » - réfutant le terme de « tête de réseau » - qu'on en voulait à sa famille ! Car ce voyage est en effet crucial dans l'enquête, avec une fameuse photo devant une importante quantité de hachisch.
Des voyages, il y en a eu d'autres, en Belgique et en Hollande pour aller ensuite en Bretagne, car la vente y serait plus lucrative, comme l'affirmait le dénonciateur anonyme, par qui tout a commencé !

http://www.lunion.presse.fr/article/aisne/trafic-dheroine-dix-prevenus-et-deux-ans-denquete

lundi 27 mai 2013

Conseil municipal La ballade du maire et de l'opposante

Vous avez trop et mal dépensé : l'argument du maire à son opposante depuis le début du mandat. Elle lui retourne à chaque fois que les réalisations se font attendre.

C'EST un peu comme le refrain d'une chanson. Dès que les finances publiques interviennent dans un couplet du conseil municipal de Soissons, Patrick Day, le maire, et Édith Errasti, son opposante de droite et ancien maire, reprennent en chœur leur discours préféré. Vendredi soir n'a pas failli à ce qui est devenu une rengaine, à la faveur des débats menés sur le compte administratif 2012.
Patrick Day a une nouvelle fois voulu démontrer « la maîtrise » des dépenses publiques de son équipe, par la rigueur de sa gestion, chiffres à l'appui, et le retour à une situation financière saine pour la ville.
Il s'est notamment félicité d'une augmentation des dépenses réelles de fonctionnement de 1 %, « moins que l'inflation », tandis que les recettes de fonctionnement augmentent de 1,7 % : « Il n'y a donc pas d'effet ciseaux dans le budget, c'est-à-dire que les dépenses de fonctionnement n'augmentent pas plus vite que les recettes. »
Il a rappelé que « les taxes communales n'avaient pas augmenté depuis trois ans » et que « la politique menée avait permis de sortir de l'emprunt ».
2008, la référence
Comme toujours visée sur son bilan, Édith Errasti a rejoué sa partition pour contre attaquer : « Ici les conditions financières sont assez favorables. La majorité des ressources de la commune provient soit directement, soit indirectement des contribuables. Directement, les contribuables soissonnais sont généreux, ils ont apporté plus de 4 millions supplémentaires au compte administratif de 2008 grâce à l'augmentation des impôts. »
Son argument : si les finances sont saines, que fait la municipalité de tout cet argent ? « Pour les berges de l'Aisne, le coût pèse en totalité sur les Soissonnais. La question est donc de savoir si toutes ces dépenses améliorent réellement le confort ou le développement économique local. » Elle a cité également, entre autres, « le boulevard Jeanne-d'Arc, les Soissonnais se demandent ce que l'on attend ».
La réponse ne s'est pas fait attendre. Patrick Day lui a renvoyé comme un boomerang le bilan de la trésorerie pour la période 2004-2008 : « Soissons se trouvait placée dans les 10 % de communes les plus en difficultés. »
La mélodie se fera certainement encore entendre d'ici les élections, dans moins d'un an.


http://www.lunion.presse.fr/article/autres-actus/conseil-municipal-la-ballade-du-maire-et-de-lopposante

dimanche 26 mai 2013

Vague de cambriolages dans le Soissonnais

Oulchy-la-Ville, jeudi après-midi. Il est 14 h 40 quand un homme surprend deux individus dans la cour de son voisin en train de porter une petite armoire forte contenant des armes à feu. Il intervient pour demander ce qu'il se passe et reçoit pour toute réponse, tout comme un autre témoin de la scène, un jet de gaz lacrymogène.
Plan de recherche
Les deux individus abandonnent le coffre sur place et prennent la fuite à bord d'une Twingo noire. Un plan de recherche a été mis en place par les gendarmes sur le territoire des compagnies de Soissons et de Château-Thierry. Les deux individus n'ont pas été retrouvés mais des témoins ont précisé aux forces de l'ordre que les deux hommes avaient frappé aux portes des maisons, prétextant chercher une adresse, pour vérifier s'il y avait une présence ou non.
Dans la même journée, entre 9 heures et 18 heures, en l'absence des propriétaires, deux cambriolages ont été commis à Mortefontaine, un à Dampleux et un autre à Laversine. Dans la nuit de jeudi à vendredi, cette fois dans la commune d'Arcy-Sainte-Restitue, durant le sommeil des occupants du logement, des individus se sont introduits dans une habitation et ont emporté deux téléphones portables, un ordinateur et des bijoux.
Vigilance
La gendarmerie appelle à la plus grande vigilance et invite à composer le 17 en cas de comportement suspect


http://www.lunion.presse.fr/article/aisne/vague-de-cambriolages-dans-le-soissonnais

jeudi 23 mai 2013

Grève générale au collège de Presles

Les profs de Gérard-Philipe protestaient contre le projet de suppression des postes d'assistants pédagogiques.
C'ÉTAIT un appel à la grève générale. Elle le fut. À part deux profs le matin, les enseignants du collège Gérard-Philipe étaient mobilisés contre le projet de suppression des neuf postes d'assistants pédagogiques. Du personnel jugé indispensable dans ce collège classé Éclair (ex-ambition réussite).
Les « AP », comme on les nomme ici, sont présents dans les classes pour aider les élèves en difficulté, sur l'aide aux devoirs et lors des sorties. « Cela remet en question plein de choses, notamment la classe de remotivation qui vient d'être créée », explique Odile Chériot, prof de mathématiques.
Une centaine de personnes a signé la pétition que les enseignants ont fait circuler hier. Parallèlement, des élèves ont spontanément lancé la leur. « Ils nous aident, nous conseillent et nous réconfortent aussi quand ça va mal », explique la jeune Zibelle. « Quand on est trop nombreux, leur présence permet au prof de couper la classe en deux et de faire deux niveaux », souligne de son côté Jihane.

Le rectorat fait un pas en arrière
Les parents sont, eux aussi, venus assez nombreux soutenir les professeurs. « L'an dernier, ma fille avait 8 de moyenne. Je l'ai mise à l'aide aux devoirs avec un assistant pédagogique. Cela l'a beaucoup aidée. Cette année, elle est presque à 12 », raconte une maman. Emeline confirme : « Il y avait des choses que je ne comprenais pas en classe, avec tous les autres élèves. » La fille de Yann Amiot a pu en bénéficier aussi. « Elle avait des difficultés de lecture et d'orthographe ; aujourd'hui, elle a les félicitations. » Une autre maman, Lætitia Feurté, confirme : « Ils sont vraiment derrière eux, ils n'en lâchent aucun. »
Le principal du collège, Gilles Bayard, a été un peu surpris devant une telle mobilisation. Il a fallu gérer l'accueil des élèves qui ne pouvaient pas rentrer chez eux. Pour lui, pas de doute, les AP sont « un accompagnement plus qu'utile à l'établissement », et leur suppression serait « encore un coup porté à l'éducation prioritaire ».
La décision de supprimer les assistants pédagogiques dans l'académie d'Amiens - ils sont plus de 200, soit 126 en équivalent temps plein - avait été annoncée le 11 avril. Cela s'inscrit dans la volonté de Bercy de faire des économies de fonctionnement dans tous les domaines.

Compte tenu de la protestation un peu partout en Picardie, le recteur a annoncé, mardi, aux chefs d'établissement rassemblés à Amiens, que les deux tiers des AP seraient conservés dans les établissements Éclair. Le tiers restant se verra proposer des solutions, comme les emplois d'avenir.
Reste à savoir si cela s'avérera suffisant pour le corps enseignant.


http://www.lunion.presse.fr/article/region/greve-generale-au-college-de-presles

mercredi 22 mai 2013

La fibre optique arrive !

La fibre optique, qui assure un Internet à très haut débit, va se déployer sur Soissons à partir de la mi-juin, avec la mise en œuvre de deux premières boucles, l'une vers le plateau, l'autre pour le centre-ville.
C'EST une étape importante pour le développement économique que va franchir, à la mi-juin, le bassin de Soissons avec la mise en place de deux premières boucles de fibre optique. Les deux, pour un total d'un peu plus de 25 km, transiteront par le parc Gouraud, où sera physiquement installé le point de présence d'opérateurs. L'une reliera la zone d'activités du plateau et passera par Mercin-et-Vaux. La seconde (en rose) desservira le centre-ville.
« Deux autres boucles devraient être ouvertes au cours du 4e trimestre de cette année, vers les Étomelles (en rouge) et vers la zone des Taillepieds (en bleu) », indique Jean-Michel Guillon, directeur des services techniques de la communauté d'agglomération du Soissonnais.
Plus rapide et plus sûr
L'Agglo s'est dotée de cette compétence d'opérateur de télécommunication en février 2008, afin d'aménager des infrastructures dites « passives ».
L'objectif affiché était alors de « favoriser l'essor des technologies de l'information auprès des entreprises, des administrations et établissements publics de l'agglomération en créant pour les opérateurs de télécommunications des conditions techniques et financières susceptibles d'offrir des services variés à haut débit à des tarifs attractifs ».

Comme le précise Denis Collet, technicien à l'aménagement numérique auprès du Conseil général, « ce sera ainsi le premier réseau d'initiative publique (RIP) à se mettre en place dans le département ». Saint-Quentin et Laon devraient suivre, mais sans qu'un calendrier précis soit encore fixé.
Pour l'heure, les opérateurs privés SFR et Orange disposent déjà de leur réseau de fibre optique mais pour leur propre compte. La formule du RIP a pour intérêt de proposer des offres tarifaires plus abordables pour les entreprises. Vice-présidente en charge du dossier à l'Agglomération, Claire Le Flécher rappelle que l'intérêt de la fibre optique est de « proposer un Internet plus rapide mais aussi plus sûr. Il y avait un vide pour les entreprises ».

Le réseau, déployé et entretenu par la communauté d'agglomération du Soissonnais, sera ainsi « 100 % sécurisé », assure Claire Le Flécher. Le choix de la structure intercommunale, qui a voté une délibération dans ce sens la semaine dernière, c'est aussi de « proposer des prix attractifs pour les entreprises », avec ce souci, insiste la vice-présidente, de « ne pas pénaliser financièrement celles qui sont les plus éloignées ».
Le catalogue tarifaire adopté se veut, en effet, « adapté aux entreprises de tailles petite (moins de 10 salariés) et moyenne (moins de 50 salariés) en raison du coût de location dissuasif sur des distances importantes ».

L'autre objectif affiché par la communauté d'agglomération est « d'élargir l'offre concurrentielle en favorisant l'installation sur le territoire d'opérateurs télécoms dits alternatifs ».
Pour les particuliers soissonnais, la fibre optique devrait se déployer en 2015 via l'opérateur Orange.


http://www.lunion.presse.fr/article/aisne/la-fibre-optique-arrive

mardi 21 mai 2013

Cartes postales anciennes Le salon profite… de la pluie

Le malheur des uns fait le bonheur des autres. Alors que la pluie battante a dissuadé les brocanteurs autant que les chineurs, le salon organisé dimanche, bien au chaud, par les Cartophiles soissonnais a récupéré une partie de la « clientèle » perdue par les vide-greniers.
Ce rendez-vous traditionnel du mois accueillait une quarantaine d'exposants au foyer socioculturel de Villeneuve-Saint-Germain.
A la mi-journée, le président, Jean-Pierre Corneille, avait déjà enregistré plus de la moitié du demi-millier de visiteurs que reçoit chaque année le salon.
Si, pour le public, cet événement était avant tout l'occasion de trouver certaines cartes manquantes à sa collection, il permettait aussi aux Soissonnais de découvrir l'exposition « De l'Hôtel-Dieu au centre hospitalier », avec quelques photographies étonnantes prises au cœur des anciens hôpitaux soissonnais.


http://www.lunion.presse.fr/article/autres-actus/cartes-postales-anciennes-le-salon-profite-de-la-pluie