lundi 20 mai 2013

Deux voleurs présumés trahis par leur ADN

SOISSONS (Aisne). En septembre dernier puis en novembre, des cambriolages avaient été commis à Courmelles et Vregny. Les auteurs présumés viennent d’être retrouvés grâce à leur ADN.

LA police technique et scientifique (PTS) est, de plus en plus, un allié précieux des enquêteurs pour identifier les auteurs de vols par effraction. Deux affaires solutionnées en fin de semaine dernière par les gendarmes l'ont encore démontré, grâce à des retours positifs d'empreintes génétiques.
Le premier cambriolage résolu remonte au 14 septembre 2012. Cette nuit-là, la société Anett de Courmelles est la cible de voleurs qui, après avoir fracturé les distributeurs, fouillent l'ensemble des locaux et repartent avec du matériel informatique et des aspirateurs.
Sur place, un technicien d'investigations criminelles de proximité (TICP) procède au relevé d'indices et empreintes digitales et génétiques. Transmise à l'Institut de recherches criminelles de la gendarmerie nationale (IRCGN) basé à Rosny-sous-Bois, puis confronté au fichier national des empreintes génétiques, la trace ADN finit par parler.
Elle conduit les gendarmes de la compagnie de Soissons… à la maison d'arrêt de Liancourt, dans l'Oise. C'est là qu'est incarcéré un Roumain dont le profil génétique est le même que celui retrouvé à Courmelles.

Des dizaines de vols déjà à son actif
Entendu par les enquêteurs, le cambrioleur présumé a reconnu les faits. Il comparaîtra devant le tribunal correctionnel de Soissons le 16 septembre.
Les autres vols par effraction solutionnés, avec le même renfort de la PTS, se sont tous déroulés à Vregny le 20 novembre dernier. L'équipe qui a sévi dans le village du nord de Soissons avait visiblement été déposée à l'entrée de la commune avant de mener son équipée nocturne.

Quatre faits ont été recensés par les gendarmes, rue du Général-de-Gaulle, place de la Mairie puis chemin de Pierrelet. Au fil de leur périple dans Vregny, les voleurs ont fait main basse sur des outils dans des abris de jardin, mais aussi sur des numéraires, des bijoux et du matériel informatique dans des habitations.
Ce sont, là, des traces ADN trouvées sur une perceuse ayant servi au cambriolage et abandonnée sur place, ainsi que sur un briquet laissé maladroitement dans l'une des résidences visitées, qui ont permis de confondre l'un des auteurs présumés.

C'est là encore en prison, mais à Rouen (Seine-Maritime) que les gendarmes sont allés, vendredi, auditionner le mis en cause, un ressortissant des pays de l'Est écroué pour plusieurs dizaines de cambriolages. Face aux militaires, l'homme a affiché un mutisme total. Il sera jugé le 16 septembre.

http://www.lunion.presse.fr/article/aisne/deux-voleurs-presumes-trahis-par-leur-adn

dimanche 19 mai 2013

Feu rue Léon-Blum : deux familles relogées

Un violent incendie a touché, vendredi soir, un immeuble de la rue Léon-Blum. Le sinistre est parti au 2e étage et s'est propagé au 3e. Deux familles ont dû être relogées, l'une par le bailleur, l'autre chez des proches.
Portable en main, un riverain montre le cliché qu'il a pris de l'incendie. On y voit d'impressionnantes flammes sortir des fenêtres qui donnent sur l'arrière de l'immeuble du quartier de Presles, témoignant de la violence du sinistre.
C'est vers 20 h 45, vendredi soir, que l'alerte a été donnée. Une équipe de sapeurs-pompiers était présente dans un immeuble proche pour un secours à personne et a pu intervenir aussitôt pour s'assurer que d'autres n'étaient pas prisonnières des flammes. Un fourgon et la grande échelle, accompagnés d'un chef de groupe, les ont vite rejoints.
Tout l'immeuble - soit une trentaine de résidants, dont un handicapé qui vivait au dernier étage - a été évacué. C'est dans un appartement situé au 2e étage du 16, rue Léon-Blum que le feu s'est déclaré, pour une raison que l'enquête de police déterminera.
Logement ravagé
« C'est dans ma chambre que ça a pris. Toute ma famille était là, mais on a eu le temps de sortir », témoigne un père, encore sous le choc. Très violent, l'incendie a rapidement commencé à se propager à l'étage supérieur, via le balcon où séchait du linge.
Le logement directement touché a été ravagé par les flammes, celui du 3e étage a été essentiellement endommagé par la fumée. Le 4e étage a, lui aussi, été « léché par le feu », mais sans dommage à l'intérieur.
Maire-adjoint de permanence, Franck Delattre s'est rendu sur les lieux dans la soirée, accompagné d'un fonctionnaire, pour s'assurer que le concours de la Ville n'était pas nécessaire.
Les six occupants de l'appartement détruit ont, dès avant-hier soir, été relogés dans un hôtel par leur bailleur Logivam qui avait dépêché un agent d'astreinte. La famille du 3e - cinq enfants et deux adultes - a, pour sa part, pu être recueillie chez des proches à Fère-en-Tardenois.

http://www.lunion.presse.fr/article/aisne/feu-rue-leon-blum-deux-familles-relogees

samedi 18 mai 2013

Le centre de conservation et d'études archéologiques inauguré

Chercheurs, archéologues et spécialistes de la restauration de vestiges cohabiteront dans ce lieu unique en Picardie. Enfin inauguré hier.
Certains l'appellent le sarcophage, d'autres y voient le sous-marin du capitaine Némo. Chacun y va de son imaginaire. Ce qui est certain, c'est que son architecture, tellement décriée par le passé, se fait tout doucement accepter.
D'ailleurs, beaucoup de Soissonnais sont venus, hier matin, participer à l'inauguration du centre de conservation et d'études archéologiques. Même ceux qui ne sont pas friands de son aspect rouillé. Ce fut l'occasion de rencontrer l'architecte Karine Herman (K Architectures) et sa chef de projet Emilie Bourdier.
Un outil de travail
Après de longs discours, les curieux ont pu se promener dans la faille, sorte de rampe bétonnée sur le flanc du bâtiment, où ils ont découvert, à travers des vitres, quelques vestiges gallo-romains, l'objet de fouilles intenses dans la vallée de l'Aisne. Visite sous la houlette de Karine Jagielsi, responsable du patrimoine. Cette partie du bâtiment est consacrée aux réserves lapidaires du musée de l'abbaye Saint-Léger et de Saint-Jean-des-Vignes.
Mais cet équipement, le premier du genre en Picardie, est avant tout un outil de travail. Les archéologues de l'Institut national de recherches archéologique préventives (Inrap) viennent y déposer le produit des fouilles du département, lesquelles sont mises à la disposition des chercheurs.
Par ailleurs, une grande salle est dédiée aux chantiers d'études et de restauration du centre de peintures murales romaines, un centre unique en France pour son savoir-faire, installé dans les anciens greniers à farine, près de Saint-Jean-des-Vignes.
Un projet vieux de quinze ans
Cet équipement municipal à vocation départementale a tout naturellement été installé à Soissons, au cœur de la Vallée de l'Aisne, où des équipes archéologiques se sont implantées dans les années 1970. Les plus anciens se souviendront aussi des importantes fouilles réalisées sur le site de l'ancienne abbaye Saint-Jean-des-Vignes.
Ce projet se trouvait dans les réserves depuis quinze ans, entamé par Edith Errasti, concrétisé par l'actuel maire Patrick Day. Comme l'a rappelé son directeur, Dominique Roussel, il a connu « des hauts et des bas ». Le voilà enfin inauguré. Tout le monde s'en est félicité. A commencer M. Day, pour qui la volonté était claire : « Donner à ce site patrimonial exceptionnel, une vocation culturelle, pédagogique, scientifique et touristique. » Eh oui, tout ça.

http://www.lunion.presse.fr/article/aisne/le-centre-de-conservation-et-detudes-archeologiques-inaugure

vendredi 17 mai 2013

Le complexe aquatique déjà couronné

Le futur complexe aquatique de l'agglomération a, d'ores et déjà, reçu la certification NF HQE™ « Equipements Sportifs » qui récompense, notamment, ses spécificités environnementales.
Pas encore construit, déjà couronné ! La certification NF HQE™ « Équipements Sportifs », gérée par l'organisme certificateur Certivéa, vient d'être délivrée à cinq premières opérations au travers de l'Hexagone, dont le futur complexe aquatique de la communauté d'agglomération du Soissonnais qui sera bâti sur le territoire de Mercin-et-Vaux. Ce dossier a été labellisé avec la mention « HQE excellent ».
Cercle vertueux
Dans sa catégorie, le centre aquatique soissonnais rivalise avec le Centre Aqualudique « La Vague » du Puy-en-Velay (43) et la reconstruction du stade aquatique de l'Institut national du sport, de l'expertise et de la performance (INSEP) de Paris.
« Le projet a été monté dans ce cadre-là. Les équipes ont bien travaillé », se félicitait hier Bernard Grégoire, vice-président de la communauté d'agglomération en charge des équipements sportifs, après avoir appris la bonne nouvelle.
Pour Eric Delhaye, directeur adjoint des services techniques, « la certification NF Equipements sportifs adossée à la démarche HQE est un outil qui engage la collectivité dans un processus vertueux s'intégrant dans les politiques de l'agglomération ».
Initiée par Association pour l'information et la recherche sur les équipements de sport et de loisirs (AIRES) dans le cadre de sa convention d'objectifs avec le ministère des Sports, de la jeunesse, de l'education populaire et de la vie associative, la certification NF HQE™ Équipements sportifs permet de distinguer en France, comme à l'international, les équipements sportifs « dont les performances environnementales, énergétiques, de santé et de confort correspondent aux meilleures pratiques actuelles ».
Sur les étangs
Selon Patrick Nossent, président de Certivéa, « cette certification permet d'améliorer et de valoriser les performances des équipements sportifs tout en conservant une haute qualité d'usage ». Le coût global prévisionnel du projet - imaginé par le cabinet parisien BVL Architecture - sera, hors taxes, de 15,1 millions d'euros.
Le complexe aquatique aura pour particularité de donner sur les étangs mercinois. L'espace baignade se caractérisera notamment par son bassin principal de 25 m x 25 m, un exemple unique en Picardie. Ainsi, il y aura dix lignes d'eau, au lieu de six actuellement. Cela permettra notamment de doubler la capacité d'accueil des scolaires.
 
http://www.lunion.presse.fr/article/aisne/le-complexe-aquatique-deja-couronne

jeudi 16 mai 2013

Soissons ne rate pas l’événement et l’Arsenal, St Jean des Vignes et le musée St Léger vous attendent le 18 mai 2013.

La Nuit des Musées aura lieu le samedi 18 mai 2013. En Picardie 36 musées et lieux patrimoniaux ont préparé une programmation variée et attractive pour tous les publics.
Visites libres ou commentées, ateliers pour les enfants, visites à la torche, mises en lumières exceptionnelles,
expositions temporaires, conférences, concerts, spectacles jalonneront la soirée des visiteurs, petits et grands.


http://www.agglo-soissonnais.com/images/actus/nuit_des_musées_2013_soissons.pdf

Un dimanche cartes sur table

SOISSONS (Aisne). Dimanche, le foyer socioculturel de Villeneuve-Saint-Germain accueillera la 33e édition du salon proposé par les Cartophiles du Soissonnais.

C'est, chaque année, un rendez-vous très attendu du public.
Les Cartophiles du Soissonnais proposeront, ce dimanche*, leur 33e salon des cartes postales, une manifestation où l'on pourra aussi trouver des monnaies, timbres, cartes téléphoniques, vieux papiers et autres livres anciens.
« Cette année, nous attendons une quarantaine d'exposants. Le plus éloigné viendra des Pays-Bas. Ce sera sa première participation. L'an passé, il était venu comme visiteur incognito. Nous aurons aussi des Allemands », explique Jean-Pierre Corneille, le président des Cartophiles. Au total, cela représentera près de 200 mètres de tables.

Les critères qui fixent la valeur
Il y aura évidemment une majorité de professionnels de la carte postale ancienne, mais aussi quelques membres du club soissonnais ou d'autres amateurs de Laon ou Reims. Si Jean-Pierre Corneille ne cache pas que le marché de la carte postale « connaît des hauts et des bas », il se porte, à ses yeux, « mieux que celui des timbres ».
« Il y a des vendeurs qui ont fait le choix d'Internet pour vendre leurs cartes postales parce qu'ils touchent beaucoup plus de monde. Ceux-là, on ne les voit plus dans les salons. Ceux qui continuent d'en faire en font plus en revanche », constate Jean-Pierre Corneille.
Plusieurs critères rentrent en ligne de compte pour fixer la valeur d'une carte postale ancienne : le sujet, la rareté et la qualité de la photographie. « Ici, la carte postale la plus chère actuellement vaut 220 euros. C'est une carte de Villeneuve-Saint-Germain. On y voit une machine à tailler les pierres en gros plan, avec deux ouvriers qui sont nommés et on sait de quelle entreprise il s'agit. Ce sont tous ces éléments qui lui donnent de l'intérêt », révèle le président des cartophiles.
Sur des documents encore plus spécifiques, « comme les montreurs d'ours par exemple » pointe Jean-Pierre Corneille, « les prix peuvent s'envoler ». Plus que celles éditées aujourd'hui, et qui ne diffèrent guère de Nice à Saint-Malo et de Bayonne à Annecy, hormis les paysages, les cartes postales anciennes témoignaient du quotidien de chaque village. Ça n'est pas là la moindre de leur valeur.
* 33e salon des cartes postales, dimanche 19 mai de 8 heures à 17 heures au foyer socioculturel de Villeneuve-Saint-Germain, route de Reims.

http://www.lunion.presse.fr/article/aisne/un-dimanche-cartes-sur-table

mercredi 15 mai 2013

L'opération "Des tulipes contre le cancer" est lancée à Soissons (02)

L'initiative est organisée actuellement à Chaudun près de Soissons. L'opération "des tulipes contre le cancer" est menée chaque année en avril et début mai depuis 24 ans par le Lion's club de Soissons vise à récolter des fonds pour lutter contre cette maladie et soutenir les malades.

Les vols de carburant augmentent

Depuis quelques semaines, les plaintes pour vol de carburants sont plus nombreuses. Ce week-end, trois Cotteréziens ont été interpellés pour avoir siphonné le réservoir d'un poids lourd.
Une recrudescence de vols de carburant est constatée depuis quelques semaines dans les communes de la circonscription de gendarmerie de la compagnie de Soissons. À Villers-Cotterêts, c'est grâce à l'appel au 17 d'un témoin que les trois jeunes soupçonnés d'avoir volé du carburant dans le réservoir d'un poids lourd ont pu être interpellés ce week-end.
Ces faits se sont produits dans la nuit de samedi à dimanche, à 2 heures du matin. Les trois jeunes gens, tous les trois Cotteréziens, auraient siphonné le réservoir d'un poids lourd, pendant le sommeil du routier roumain. Ce dernier avait stationné son camion à proximité de la ZAC de la queue d'Oigny, à Villers-Cotterêts.
Pour faire le plein
Le témoin aurait alors vu arriver une Citroën C3 blanche avec trois individus masqués à bord. Tandis que l'un reste près de la voiture pour faire le guet, les deux autres sortent de la voiture, munis d'un bidon de 30 litres. Ils siphonnent le réservoir, remplissent le bidon qu'ils déposent dans le coffre de la Citroën… pour en embarquer un second.
À l'arrivée du peloton de surveillance et d'intervention de la gendarmerie de Soissons, qui se trouvait à proximité de Villers-Cotterêts, le jeune homme qui faisait le guet s'enferme dans la voiture. Les deux autres individus prennent la fuite dans deux directions différentes.
Le premier a été placé en garde à vue. Un autre s'est présenté de lui-même à la gendarmerie, le troisième, étudiant, a été interpellé dans son établissement scolaire dans l'Oise, où il est interne. Ils ont expliqué de pas avoir assez d'argent pour faire le plein. Tous les trois ont reçu une convocation en justice pour le 30 septembre prochain.
En zone rurale
Si à Soissons, peu de ces vols sont constatés, dans les zones rurales, à proximité des grands axes mais aussi dans les exploitations agricoles, les plaintes sont en augmentation ces dernières semaines : en avril, près de la RN31 au niveau de la commune de Courcelles-sur-Vesles et sur le chantier d'Intermarché à Crouy ; ce week-end dans une exploitation agricole à Juvigny ; et dans la nuit de lundi à mardi, sur les bords de la RN31 dans le canton de Vic-sur-Aisne, dans une entreprise, les réservoirs de trois camions étaient dégradés et du carburant volé

http://www.lunion.presse.fr/article/aisne/les-vols-de-carburant-augmentent

Les vols de carburant augmentent

Depuis quelques semaines, les plaintes pour vol de carburants sont plus nombreuses. Ce week-end, trois Cotteréziens ont été interpellés pour avoir siphonné le réservoir d'un poids lourd.
Une recrudescence de vols de carburant est constatée depuis quelques semaines dans les communes de la circonscription de gendarmerie de la compagnie de Soissons. À Villers-Cotterêts, c'est grâce à l'appel au 17 d'un témoin que les trois jeunes soupçonnés d'avoir volé du carburant dans le réservoir d'un poids lourd ont pu être interpellés ce week-end.
Ces faits se sont produits dans la nuit de samedi à dimanche, à 2 heures du matin. Les trois jeunes gens, tous les trois Cotteréziens, auraient siphonné le réservoir d'un poids lourd, pendant le sommeil du routier roumain. Ce dernier avait stationné son camion à proximité de la ZAC de la queue d'Oigny, à Villers-Cotterêts.
Pour faire le plein
Le témoin aurait alors vu arriver une Citroën C3 blanche avec trois individus masqués à bord. Tandis que l'un reste près de la voiture pour faire le guet, les deux autres sortent de la voiture, munis d'un bidon de 30 litres. Ils siphonnent le réservoir, remplissent le bidon qu'ils déposent dans le coffre de la Citroën… pour en embarquer un second.
À l'arrivée du peloton de surveillance et d'intervention de la gendarmerie de Soissons, qui se trouvait à proximité de Villers-Cotterêts, le jeune homme qui faisait le guet s'enferme dans la voiture. Les deux autres individus prennent la fuite dans deux directions différentes.
Le premier a été placé en garde à vue. Un autre s'est présenté de lui-même à la gendarmerie, le troisième, étudiant, a été interpellé dans son établissement scolaire dans l'Oise, où il est interne. Ils ont expliqué de pas avoir assez d'argent pour faire le plein. Tous les trois ont reçu une convocation en justice pour le 30 septembre prochain.
En zone rurale
Si à Soissons, peu de ces vols sont constatés, dans les zones rurales, à proximité des grands axes mais aussi dans les exploitations agricoles, les plaintes sont en augmentation ces dernières semaines : en avril, près de la RN31 au niveau de la commune de Courcelles-sur-Vesles et sur le chantier d'Intermarché à Crouy ; ce week-end dans une exploitation agricole à Juvigny ; et dans la nuit de lundi à mardi, sur les bords de la RN31 dans le canton de Vic-sur-Aisne, dans une entreprise, les réservoirs de trois camions étaient dégradés et du carburant volé.
Les opérations de surveillance vont se multiplier.

http://www.lunion.presse.fr/article/aisne/les-vols-de-carburant-augmentent

mardi 14 mai 2013

Livres en fête De la lecture pour tous les goûts

Le samedi 18 mai 2013, de 10 heures à 18 heures, se déroulera, à l'Hôtel-de-Ville de Soissons, la deuxième édition de « Livres en Fête ». Un programme très diversifié attend le public qui pourra rencontrer une quinzaine d'auteurs, éditeurs, illustrateurs, installés dans la salle des fêtes.
Les ateliers de la bibliothèque municipale seront : concours de dessin avec remise de prix, exposition « le livre dans tous ses états (du manuscrit à la liseuse) », Heure du conte, atelier pop up. Les quatre centres sociaux de la ville et le Centre communal d'action sociale présenteront les bandes dessinées réalisées avec l'école Ramon, le travail des écoles et des centres sur les sélections « les incorruptibles », le livret jeux « histoire sans fin » et l'exposition « Phil Lacter mène l'enquête ».
Des ateliers calligraphie se tiendront de 11 heures à midi, de 13 h 30 à 14 h 30, de 15 heures à 16 heures et de 16 h 30 à 17 h 30 et Sébastien Dieu (caricaturiste) se tiendra à la disposition du public de 14 heures à 18 heures. Des animations podium auront lieu tout au long de la journée avec à 13 h 30 un spectacle et un débat « la grande conférence des vilains de contes de fée » qui sera suivi des contes de Anna Parker.
La compagnie Acaly déambulera sur le marché et dans la rue Saint-Martin afin de « propulser » les badauds vers la mairie !


 Une belle journée préparée par Ludivine Gobinet (porteur du projet) du centre social de Saint-Waast, Saint-Médard, assistée de Violette Legrand, Adjointe au maire, chargée de la vie des quartiers, des centres sociaux et de la démocratie locale, de Nathalie Duchateau (directrice adjointe Pôle social à la mairie de Soissons), des responsables des centres sociaux ainsi que de Sophie Froger ( animatrice espace jeunesse, bibliothèque municipale).

http://www.lunion.presse.fr/article/autres-actus/livres-en-fete-de-la-lecture-pour-tous-les-gouts

mardi 9 avril 2013

Saint Sébastien La cathédrale a accueilli le Chapitre

La messe pontificale annuelle de l'ordre de Saint-Sébastien s'est déroulée dans la cathédrale de la cité du Vase. Le grand aumônier, Don Vincent Clavery, a accueilli le connétable Norbert Bonnaud, le conseil supérieur et les membres de l'ordre de Saint-Sébastien à l'issue de la procession qui a conduit les invités face à l'autel de l'édifice religieux. Les reliques de saint Sébastien arrivèrent à Soissons en 826 à l'abbaye Saint-Médard. La confrérie fut transférée en la cathédrale en 1403. L'uniforme et le manteau, semblables aux autres ordres, seront adoptés en 1935, le cérémonial d'adoubement sera codifié et l'évêque de Soissons, Pierre Douillard, acceptera de devenir grand maître de l'ordre le 24 juin 1952. Le grand maître ne peut être que l'évêque du lieu où siège la confrérie ; en son absence, il peut être remplacé par l'abbé grand aumônier. Après que le grand aumônier ait célébré l'office, le connétable Norbert Bonnaud a procédé, selon le rite traditionnel, à la nomination des nouveaux impétrants en tant que membre d'honneur, de dame et monsieur de Saint-Sébastien, d'aspirant archer-gardien. Paul Palmans, Philippe Parmentier, Léo Bernard, Christophe Lemaire, Michel Moisy et Jean-Pierre Wibaut furent adoubés comme au Moyen Âge sous les yeux de leurs parrains.

http://www.lunion.presse.fr/article/autres-actus/saint-sebastien-la-cathedrale-a-accueilli-le-chapitre

lundi 8 avril 2013

Semaine de l'environnement Apprendre à trier, c'est ludique

Plutôt qu'un fastidieux discours sur le recyclage, les enfants de la communauté d'agglomération ont assisté à une pièce de théâtre sur le sujet.
DANS le cadre de la semaine du développement durable, le service ordures ménagères de la communauté d'agglomération du Soissonnais a lancé un programme d'initiation au tri à l'attention des élèves de CE1 et CE2 des écoles du secteur.
Lionel Azeroual, animateur environnement, a établi un programme en deux volets : un spectacle donné par la compagnie Acaly dans la salle Prestige des Terrasses du Mail. Puis des animations en milieu scolaire qui auront lieu au cours des mois de mai et juin.
La première partie de l'opération a réuni plus de 550 élèves issus de neuf écoles du territoire qui ont assisté au spectacle intitulé « Mam'zelle Kitty et Mister Detritus ».
Ce spectacle, qui est à la fois ludique et pédagogique, explique avec un humour détonant les règles d'or du tri. Désormais, ils savent dans quelle couleur de poubelles ils doivent déposer le verre, le papier, le plastique et le tout-venant. Mais ensuite, comment sont recyclés ces déchets et dans quelles fabrications interviennent -ils ? Là aussi, la pièce donne des éléments de réponse convaincants.
Cette pièce, d'une durée de 50 minutes, interprétée, avec tout le talent qu'on leur connaît, par France Dufour et Fabien Dardenne a été suivie d'un petit débat qui a permis aux écoliers de poser quelques questions intéressantes. Depuis plusieurs années la communauté d'agglomération intervient auprès du jeune public, consciente de la place et du rôle joués par les enfants dans la protection de l'environnement.


http://www.lunion.presse.fr/article/autres-actus/semaine-de-lenvironnement-apprendre-a-trier-cest-ludique

vendredi 5 avril 2013

L'aérodrome ouvre ses ailes

Samedi et dimanche, les Ailes soissonnaises participeront aux Journées aéronautiques nationales en faisant découvrir leurs activités.
CE week-end, ce Robin-là, un DR 400, devrait être le héros de la fête. Samedi et dimanche, les Ailes soissonnaises proposeront une opération portes ouvertes à l'aérodrome à l'occasion des journées nationales organisées par la Fédération française aéronautique (FFA), qui regroupe 41 000 pilotes dans l'hexagone.
« Nous présenterons notamment ce DR 400 qui a été entièrement rénové à Cosne-sur-Loire pendant trois mois. Il avait 20 ans, aujourd'hui il peut être considéré comme neuf », annonce le président du club, Jean-Paul Loublier, avec une certaine fierté. C'est l'un des trois avions de la flotte des Ailes soissonnaises, deux pour l'apprentissage du pilotage, un pour les voyages.
L'association compte cette année environ 70 pilotes. En 2012, le club a totalisé 934 heures de vol, un peu moins que l'année précédente où les Ailes avaient effectué 1 034 heures.
Avec la météo guère favorable de ces dernières semaines, la saison 2013 tarde, elle aussi, à décoller.

Le prix du rêve
« Nous sommes à 50 % de ce que nous aurions dû faire. L'hiver a été long et cela a notamment des répercussions sur l'arrivée de jeunes », indique Jean-Paul Loublier. Actuellement, les Ailes accueillent une douzaine d'élèves. Le plus jeune a 15 ans, l'âge minimum requis pour apprendre à piloter.
« Le paradoxe, c'est qu'on peut piloter son avion à 17 ans et se faire amener à l'aérodrome par ses parents parce qu'on n'a pas le permis voiture ! » relève Jean-Paul Loublier, aux yeux duquel « c'est bien de commencer tôt ».
Malgré les caprices du ciel, le responsable ne désespère pas d'attirer de nouvelles recrues au sein du club, même s'il concède que cela représente un certain coût. « L'avantage d'apprendre à piloter dans un club, c'est que ça revient globalement 30 % moins cher, soit de l'ordre de 8 000 euros sur deux ou trois ans » indique le président. Aujourd'hui, ce qui grève essentiellement le budget des pilotes, c'est le carburant : « Cela représente 55 % du total, contre 35 % il y a 20 ans. Les charges fixes ne bougent pas tellement. »
Pour l'heure, il n'y a cependant guère d'alternative. « L'électrique ne fonctionnera pas avant 15 ans. Bientôt, nous devrions avoir l'essence classique », indique Jean-Paul Loublier.
Voler a un coût, mais c'est le prix du rêve.


http://www.lunion.presse.fr/article/culture-et-loisirs/laerodrome-ouvre-ses-ailes

jeudi 4 avril 2013

Des écoliers correspondent avec des soldats basés en Afghanistan Des cartes postales en provenance de la guerre

Cadeaux et dessins se sont échangés entre des écoliers de Presles et des soldats basés en Afghanistan. Une leçon de géographie pas comme les autres.
«ON a des enfants qui connaissent la guerre. Nous accueillons ici, par exemple, de petits Kosovars. » Pour ces élèves de l'école Michelet spécialement mais aussi pour d'autres, les heures de cours consacrées à l'Afghanistan auront eu un écho particulier. Le directeur, François Hanse, ne savait pas forcément où allait le mener la participation de trois classes à l'envoi de dessins, pour Noël, à des soldats français en Afghanistan. Un véritable échange s'en est suivi avec des bénéfices scolaires à la clé, l'enseignant en est convaincu. « L'intérêt, pour nous, ce sont les apprentissages, rappelle logiquement le responsable de cet établissement du quartier de Presles, ils concernent la géographie, mais aussi l'histoire, la méthodologie, puisqu'il faut préparer des questions. »
Tout est parti d'un travail d'écriture… Les classes de Mmes Bourdeau (Clis, soit classe pour l'inclusion scolaire), Lavigne (CM1-CM2) et Effroy (grande section de maternelle) ont répondu à l'invitation du recteur d'Amiens et au souhait de l'amiral Lanxade, président de l'association Solidarité défense, en adressant des dessins aux soldats en opération en Afghanistan, à l'occasion des fêtes de fin d'année. Ceux-ci ont ensuite répondu, individuellement, à chaque enfant.
Les cartes postales de ce lointain pays trônent maintenant en bonne place dans une des salles de l'école, ainsi qu'un diplôme signé par l'amiral. « Certains ont même envoyé des cadeaux fait main », s'enthousiasme le directeur. Le même intérêt se voyait chez les enfants, surtout les plus grands, interrogeant le militaire venu leur rendre visite ce mardi (voir par ailleurs) et surtout leur dire « un grand merci ».
L'urbanisme, la vie des enfants là-bas, les conditions de vie des écoliers… Autant de thèmes que les enseignants avaient l'intention d'aborder dans le cadre de cet échange. « Bien sûr, entre-temps, chaque classe a évoqué différents sujets touchant de près ou de loin ce pays. » Ainsi les enfants ont-ils pu découvrir que plusieurs langues sont parlées dans ce vaste pays, que l'on y trouve des montagnes plus hautes qu'en France… « Les enfants sont d'un naturel généreux, particulièrement dans ce quartier », soulignait le directeur, peu surpris de voir l'entousiasme des élèves à dessiner képis, véhicules et bonshommes plus traditionnels pour envoyer aux soldats. Il se félicitait : « L'école est un lieu apaisé. On étudie… » Même satisfaction du côté de Michel Boillereau, délégué du préfet dans les quartiers prioritaires, présents ce mardi : « C'est intéressant de maintenir le lien entre les armées et l'école. » Avec le responsable de l'école, ils estimaient tout les deux pouvoir tirer le meilleur parti pour les élèves de cette plongée dans la réalité !


http://www.lunion.presse.fr/article/autres-actus/des-ecoliers-correspondent-avec-des-soldats-bases-en-afghanistan-des-cartes-pos

mardi 2 avril 2013

Spectacle Une sacrée soirée avec les Portugais

L'association portugaise proposait récemment une soirée bien sympathique et se prépare à faire de nouveau la fête tout au long du printemps.
TOUTES les occasions sont bonnes à l'Associcao départemental dos portuguese (ADP) pour faire la fête ! La structure basée dans la cité du Vase n'a donc pas dérogé à cette règle, s'en donnant même à cœur joie au cours d'une soirée (soigneusement) orchestrée par José Pirès.
Après avoir pris soin de se restaurer, les adhérents… privilégiés - « nous avons dû refuser du monde par manque de places », regrettait l'organisateur - se laissaient alors charmer par un spectacle où spontanéité, humour et tradition s'affirmaient comme les maîtres mots.
Sur une scène improvisée, quelques membres de l'association se succédaient et donnaient le ton à une manifestation « sans la moindre prétention exceptée celle de distraire » Pari audacieux mais… réussi cependant par une troupe qui ne résistait d'ailleurs pas à faire durer le plaisir. A maintenir le bon tempo d'une animation qui se prolongeait alors jusqu'au bout de la nuit.
Pour tous les goûts
« Tout n'a peut-être pas été parfait mais nous y avons mis notre cœur ! » osait préciser José Pirès avant que le rideau ne tombe. Définitivement. Les applaudissements accompagnaient alors la fine équipe d'acteurs jusqu'en coulisses, comédiens d'un soir soulagés à l'idée de n'avoir rencontré le moindre coup de théâtre au cours d'une représentation pas vraiment comme les autres. Une manifestation populaire où ce même José Pirès pris soin également de pousser la chansonnette.
Dynamisme que l'ADP entend préserver au cours d'un printemps assurément show ! Au programme des festivités, « un dîner dansant ouvert à tous à Villeneuve-Saint-Germain le 20 avril, une soirée Fado au centre culturel le 27 avril avant un grand rassemblement folklorique prévu le 23 juin », dévoile Manuel Carvalho Da Silva. Un président qui n'oublie pas d'indiquer « aussi le traditionnel tournoi de football le 16 juin » Tout un programme.


http://www.lunion.presse.fr/article/autres-actus/spectacle-une-sacree-soiree-avec-les-portugais

lundi 1 avril 2013

Après la liquidation, l'au revoir en musique des Transcom

SOISSONS (Aisne). Après la liquidation de la filiale Transcom France, prononcée par le tribunal de commerce le 21 mars, les salariés du centre d'appels du parc Gouraud se sont réunis une dernière fois pour passer la journée ensemble sur la plateforme.
Le plan de sauvegarde de l'emploi, négocié mardi dernier, devrait être validé lors du CCE de jeudi. « Même si ce n'est pas la panacée, les gens peuvent être fiers d'eux car, au début, nous partions de zéro », confie un syndicaliste.
C'est une ambiance de fête et de tristesse qui règne sur le « floor » du parc Gouraud où les salariés vont encore se retrouver cette semaine, notamment dans le cadre des accords transactionnels avec la direction avant le comité d'entreprise

http://www.lunion.presse.fr/article/aisne/apres-la-liquidation-lau-revoir-en-musique-des-transcom

dimanche 31 mars 2013

Au Mail le 9 avril Bernard Mabille, grosse tête sur scène

Il est l'auteur de « L'emmerdant c'est la rose » pour Thierry Leluron, écrit pour Anne Roumanoff dans « radio bistrot ». Bernard Mabille est actuellement en tournée. Il passe par Soissons. LE 9 avril prochain, Bernard Mabille sera sur la scène du Mail de Soissons. Cette « grosse tête » de l'équipe de Philippe Bouvard est, actuellement, en tournée pour un one-man-show intitulé Bernard Mabille sur mesure (tailleur de costards depuis 1976). l'union : comment résumeriez-vous votre spectacle ? Bernard Mabille : C'est un ensemble de coups de gueule sur tout ce qui m'agace, avec une grande partie basée sur l'actualité. J'essaie de réactualiser à chaque passage en scène car je m'emmerderais à répéter tous les soirs la même chose. Ça permet aussi de tester des trucs et de se remettre en question. Trois adjectifs pour qualifier votre spectacle ? Drôle, drôle et… drôle ! C'est le principe du truc. Le spectacle marche bien jusqu'à présent mais ce succès, c'est quelque chose qui m'est arrivé très tard. Je ne m'y attendais plus. Trois adjectifs pour vous qualifier ? Timide, complexé et marrant. Je pense que je le suis quand même. Un petit peu gamin peut-être parce que je sors des trucs que je n'aurais pas aimés que mes gosses disent à l'école. Ça ne veut pas dire inconscient ou insouciant. Soissons, Clovis, le vase… ça vous parle ? Oui je connais le vase ! Mais ne me posez pas de questions culturelles (rires). J'ai un souvenir de Soissons… mes parents avaient des amis qui y habitaient. Il y avait, chez eux, comme une sorte de train électrique sur lequel on pouvait s'asseoir. C'était il y a très longtemps. Quel est le fait d'actualité qui vous a le plus fait rire ou sourire ces derniers jours ? C'est Cahuzac. Il est passé de la repousse à la re-tonte et maintenant, il peut se faire des cheveux à nouveau ! C'est terrible quand même comme le pouvoir peut changer les gens… Ce qui vous a navré ou attristé ? La mort de nos soldats ou l'affaire Merah, c'est terriblement triste. Votre blague fétiche du moment ? Pourquoi Audrey Pulvar est toujours célibataire ? Parce que tout ce qui est visité par Montebourg ne trouve jamais de repreneur ! L'emmerdant c'est la rose, c'est de vous. Le public régirait-il de la même manière aujourd'hui ? Oh oui ! C'est un bon baromètre. Je sens sur scène le revirement. J'étais content de voir Hollande arriver car le petit me sortait par les trous de nez. Je fais partie des déçus. Vous « taillez des costards » selon le titre de votre one-man-show… même à vous ? Je ne peux pas taper sur tout le monde et dire que je suis superman. Mon principe : tous des c… à commencer par moi !

http://www.lunion.presse.fr/article/francemonde/au-mail-le-9-avril-bernard-mabille-grosse-tete-sur-scene

jeudi 28 mars 2013

Opération de police : veiller à la sécurité des piétons

Il y a une quinzaine de jours, une femme de 60 ans qui traversait la chaussée à l'angle du boulevard Gambetta et de la place de la République avait été renversée par un camion de 3,5 tonnes, qui avait pris la fuite. Le chauffeur avait rapidement pu être interpellé par les policiers (l'union du 21 mars). Grièvement blessée, la victime a été hospitalisée à Soissons avant d'être transférée, il y a quelques jours, au CHU d'Amiens.
Depuis le début de l'année, c'est le cinquième accident corporel impliquant un piéton sur la circonscription de sécurité publique (CSP) de Soissons, sur un total de douze dans tout le département. C'est ce qui a conduit, hier après-midi, le commissariat à mener une opération de police de la route axée sur la sécurité des piétons, des contrôles qu'est venu suivre le préfet Pierre Bayle.
Six piétons tués dans l'Aisne en 2012
« Nous avons une accidentologie relativement forte dans ce domaine, singulièrement à Soissons », relève le représentant de l'État, en notant qu'en 2012 dans l'Aisne, « les piétons ont été impliqués dans quarante-sept accidents, pour un bilan de quarante-cinq blessés et six tués (contre quatre en 2011 et deux en 2010). Ils représentaient, l'an passé, 16,67 % des accidents corporels et 15,79 % des tués. » En 2012, vingt-quatre piétons ont été blessés sur la seule zone de police soissonnaise.
L'opération menée ce mercredi, en centre-ville, au rond-point de l'Écusson puis à Presles, a mobilisé une douzaine de fonctionnaires de la CSP autour de la commissaire Audrey Roux, auxquels s'étaient joints quatre motards du commissariat de Saint-Quentin.
« Cette sensibilisation vise autant les conducteurs que les piétons », explique Audrey Roux, en rappelant que ces derniers « n'ont pas forcément la priorité. Ils ont une obligation de vigilance, notamment pour évaluer la vitesse à laquelle arrivent les véhicules. » Lorsqu'un passage piéton est situé à moins de 50 mètres du point où l'on traverse, il y a, faut-il le rappeler, obligation de l'emprunter.
L'an passé, la responsabilité des piétons était en cause dans 28 % des accidents où ils étaient impliqués. Les seniors sont, évidemment, particulièrement exposés. Ainsi, sur les douze piétons tués entre le 1er janvier 2010 et le 28 février 2013 dans l'Aisne, cinq avaient plus de 60 ans.
« Ces accidents concernent aussi les jeunes, notamment parce qu'ils pianotent sur leur téléphone portable sans se préoccuper de ce qui se passe autour », constate la commissaire, en soulignant que ce sont souvent ces mêmes téléphones portables au volant qui posent problème côté conducteurs.
Par ailleurs, confie Audrey Roux, un travail est mené avec la ville sur les éventuelles améliorations à apporter pour assurer la sécurité des piétons, au plan de l'éclairage public par exemple.

http://www.lunion.presse.fr/article/aisne/operation-de-police-veiller-a-la-securite-des-pietons

mercredi 27 mars 2013

Salon du livre : le bilan d'A Contresens

SOISSONS (Aisne). Lundi soir, le Salon du livre de Paris a fermé ses portes. Créateur d'A Contresens Éditions, Joël Lévêque fait le bilan de sa participation à cette édition 2013.
À Contresens Éditions a vu le jour, il y a cinq, à Vauxrezis. Son créateur, Joël Lévêque, était au Salon du livre, avec deux de ses auteurs, Lucia Jalba et Philippe Halvick, et un illustrateur de la série « Moko », le Dr Maxime Metron.
Quelle impression générale retenez-vous de ce Salon du livre ?
Joël Lévêque : « C'était ma seconde participation. Il y a énormément de monde, beaucoup de créations, c'est incroyable. C'est un très beau salon. »
De quelle façon une petite maison d'édition comme la vôtre peut-elle se démarquer dans un grand rendez-vous comme celui-là ?
« Par l'authenticité. Les gens sont très sensibles à l'originalité, la création, le fait de travailler tous ensemble autour d'un projet commun, auteur, éditeur, maquettiste, illustrateur… Notre objectif, c'est de publier peu mais bien, en défendant les valeurs de tolérance, d'humanisme, de respect des autres, comme avec le roman de Lucia Jalba, mais aussi de proposer des publications originales, comme la série « Moko, la santé en s'amusant » pour les enfants, quelque chose qui ne s'était jamais fait. »

La région, sans régionalisme


À Contresens, c'est un peu un OVNI dans le monde de l'édition ?
«Oui. Nous croyons à ce que nous faisons. Aucune grande maison d'édition ne travaille comme nous. Chez les grands éditeurs, le temps accordé à un auteur, c'est dix minutes ! Chez nous, non. Notre participation à ce salon est aussi possible parce que nous sommes bien accompagnés par le Centre régional du livre, mais sans faire de régionalisme. Nos livres peuvent être lus à Marseille, même s'ils se vendent plus ici parce qu'il y a une proximité. »
Quelles retombées avez-vous après ce Salon ?
« Outre les retombées financières, il y a tout d'abord les rencontres avec des organisateurs de salons, comme celui qui aura lieu le 1er mai à Arras autour des expressions populaires. Lucia Jalba y participera à un débat sur l'intégration. Il y a aussi les retombées médiatiques. Au salon, on fait de la communication autour de nos livres. »
Quels sont les projets d'A Contresens ?
« En juin, nous allons publier « Exodes », le roman d'un Axonais de 78 ans qui habite Buire, Claude Mouflard. Cela se passe dans les années quarante, avec un exode au sens premier du terme, et l'exode dans la pensée d'une femme qui trouve le bonheur et la liberté le jour où elle perd tout. En 2014, il y aura une suite avec « Exils ». Nous allons aussi sortir un nouveau « Moko », le cinquième. »

http://www.lunion.presse.fr/article/aisne/salon-du-livre-le-bilan-da-contresens

mardi 26 mars 2013

Les braqueurs de la bijouterie Carador sous les verrous

Deux hommes originaires de Bobigny ont été condamnés, hier, à quatre et trois ans de prison, pour le braquage de la bijouterie Carador, voici plus d'un an.
«Il est rare que nous soyons confrontés à des faits d'une telle gravité. Les Soissonnais attendent beaucoup de cette audience ». Pour le vice-procureur de Soissons, Eric De Valroger, pas d'indulgence possible à l'égard des deux braqueurs de la bijouterie Carador-La Guilde des Orfèvres, le 9 février 2012. Ceux dont a découvert le visage hier, au tribunal correctionnel de Soissons, avaient un beau matin déboulé rue du Collège, à moto, en plein centre-ville, dans une boutique qu'ils avaient repérée la veille.
Encagoulés et gantés, ils avaient menacé les employés d'une arme de point, non chargée, avant de mettre à sac des vitrines à l'aide de marteaux.
Tombés nez à nez avec des policiers en patrouille, prévenus de leur présence par un témoin, ils avaient pris la fuite. L'un d'eux a pu être rattrapé, Randy Kabongo, 20 ans au moment des faits. L'autre s'est volatilisé. Il serait reparti en taxi, à Paris, a-t-on appris hier. Yaya Njie, 19 ans à l'époque, a été retrouvé quelques mois plus tard grâce aux traces ADN, laissé sur ses affaires abandonnées à la hâte dans la rue. Il se trouvait à ce moment-là en maison d'arrêt, à Nancy, en détention provisoire pour un autre vol similaire, à Metz, commis huit jours après celui de Soissons. Tous deux comparaissaient en état de récidive légale.
« Des apprentis »
Ces deux jeunes hommes demeurant à Bobigny, en Seine-Saint-Denis, ont expliqué avoir été envoyés par une connaissance, « un grand », selon les termes de Randy Kabongo. Ce dernier se serait laissé convaincre après avoir refusé plusieurs fois. Quant à M. Njie, il y aurait été contraint en raison d'une dette. En dépit des relances du président du tribunal Yannick Gressot, aucun n'a souhaité dévoiler le nom de l'instigateur. L'histoire du troisième homme n'a vraisemblablement pas convaincu, en dépit des efforts de la défense. « Je plaide la vraisemblance », a lancé Me Court, persuadé que les mauvaises rencontres sont légion dans le quartier où demeure son client, M. Kabongo.
Quant à Me Bouchy-Lucotte, conseil de M. Njie, il a évoqué deux « apprentis, des enfants attardés encore dans la bande dessinée ». Les deux voleurs avaient négligé d'emporter ce qui avait le plus de valeur, l'or, preuve selon les avocats de leur amateurisme.
Mais le traumatisme laissé chez les victimes, la gravité des faits, tout près d'un collège qui plus est, dix jours après qu'un bijoutier d'Albertville eut perdu la vie dans un braquage, ne pouvaient bénéficier de la clémence du tribunal qui a suivi les réquisitions du parquet : trois ans ferme pour Randy Kabongo, quatre ans pour Yaya Njie. Ils sont partis immédiatement et sous bonne escorte pour la maison d'arrêt de Laon.
Les victimes, représentées par Me Lusseau, ont obtenu 2 000 (salariés) et 3 000 euros (gérante) de dommages et intérêts.

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lundi 25 mars 2013

Une Journée défense et citoyenneté exceptionnelle Devenir un meilleur citoyen

La commune a servi exceptionnellement de cadre à l'organisation d'une session de la Journée défense et citoyenneté (JDC). Chaque conseil municipal possède en effet dans ses rangs un correspondant défense, pour Bucy il s'agit de Patrice Donio. Ce dernier a eu l'idée de proposer aux responsables du Centre de service national (CSN) de Creil de décentraliser dans la commune une des journées normalement prévue à Sissonne, pour les jeunes de la région. Les responsables du CSN ont immédiatement adhéré au projet.
Cette journée, très importante et obligatoire, s'adresse aux jeunes qui ont accompli la démarche du recensement auprès de leur mairie dans la période préconisée, soit dans un délai de 3 mois à compter de la date anniversaire de leurs 16 ans.
Un véritable sésame
Le certificat remis aux participants à l'issue de la journée représente un véritable laisser passer pour l'ensemble des examens scolaires… En effet, seul les titulaires de ce précieux sésame seront autorisés à se présenter aux examens et concours de l'éducation nationale jusqu'à l'âge de 25 ans. Les participants ont alors découvert au cours de cette journée d'instruction les droits et devoirs du citoyen, l'environnement, les addictions et leurs risques.


http://www.lunion.presse.fr/article/autres-actus/bucy-le-long-une-journee-defense-et-citoyennete-exceptionnelle-devenir-un-meill
 Caroline Tassel, la responsable du CSN de Picardie, qui gère 25 000 jeunes, épaulée par son chargé de communication, Christian Wattelier, organisent une présentation des métiers du matériel de la défense. C'est ainsi qu'à Bucy, les jeunes ont pu découvrir deux véhicules du peloton de sécurité routière de Laon.
Les ateliers gérés par Béatrice Cardinal et Nadia Leturgez ont été animés par Olivier Guilleteau et l'adjudant David Caron. La séquence addiction a été confiée à un retraité des services de police résidant dans la commune, Jacques Edange, tandis que l'exposé sur le droit de vote était confié à Jocelyne Bannier. Sur les cinquante jeunes convoqués, trente-deux se sont présentés et ont obtenu leur certificat de citoyenneté. Les dix-huit absents ne seront pas reconvoqués et devront entreprendre par eux-mêmes la démarche auprès du CSN de Creil.


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dimanche 24 mars 2013

Café-chantier de Presles le 21 mars

Soirée de lancement de Soissons Cap 2020 - Discours d'Isabelle Létrillart

Habitat Deux nouveaux projets d'écoquartier de plus

Nouveau programme de logements à Berzy-le-Sec et Septmonts. Ces projets d'écoquartier s'ajoutent à ceux de Crouy et Billy-sur-Aisne.
APRÈS Crouy et Billy-sur-Aisne, ce sont Septmonts et Berzy-le-Sec qui se tournent vers la communauté d'agglomération du Soissonnais pour mener à bien leur projet d'écoquartier. Ces deux projets ont été déclarés d'intérêt communautaire jeudi soir. L'agglo, qui s'est engagée dès le début du mandat, sur la voie d'un développement équilibré du territoire, vise une croissance démographique mesurée de 1,5 % en cinq ans. L'objectif est de garder une démographie supérieure à 50 000 habitants et de redonner un second souffle au territoire.
À Septmonts, le conseil municipal et Michel Douay, le maire, sont partis d'un constat : « Nous avons déjà perdu une classe. Il y a une nécessité de développer l'habitat pour maintenir l'école et le commerce et de s'inscrire dans le projet communautaire. » Si son village de 580 âmes « ne fait pas partie des communes qui ont perdu des habitants », Septmonts espère compter 700 habitants d'ici 2025. La zone retenue pour l'écoquartier à vocation d'habitat est celle de la « Jonchère ».
Deux villages de vieilles pierres
Dans le cas de Berzy-le-Sec, la commune subit déjà la décroissance démographique. Un phénomène constaté sur l'ensemble du territoire de l'agglo. En trente ans, la population de ce petit village perché au-dessus de la D1 est passée de 411 à 392 habitants. Dans le centre bourg, deux secteurs ont été retenus pour ce nouveau projet. Leurs disponibilités foncières permettent un développement de l'urbanisation dans le prolongement du village.
À Berzy-le-Sec comme à Septmonts, deux villages plantés de vielles pierres et des vestiges de châteaux, les conseils municipaux veulent intégrer de façon harmonieuse les nouvelles constructions, « plutôt que d'avoir de petites touches », a souligné Franck Delattre, vice-président en conseil communautaire.
Concertation
« Nous sommes satisfaits que cela puisse être projeté avec l'agglo, observe Michel Douay. Nous voulons garder la main car nous avons une exigence d'intégration architecturale. Il y a un caractère particulier à Septmonts. Grâce à la concertation, la commune reste partie prenante dans le projet. »
À Crouy, cette concertation est terminée. Les fouilles archéologiques dans la zone « Sous-Clémencins » vont débuter dans quelques semaines. À Billy-sur-Aisne, les prochaines réunions auront lieu les 2 et 23 avril et 14 et 28 mai, à 18 heures, à la Maison des associations.


http://www.lunion.presse.fr/article/autres-actus/habitat-deux-nouveaux-projets-decoquartier-de-plus

vendredi 22 mars 2013

Le chantier titanesque de la Cité de la musique

Lancé en avril dernier, le chantier de la Cité de la musique et de la danse avance à grands pas. Hier d'imposantes poutres en béton, ont commencé à être posées sur le grand auditorium .
LE CONVOI exceptionnel n'est sans doute pas passé inaperçu sur les routes et ronds-points qu'il a empruntés depuis la Belgique. Les poutres, de 18 tonnes et 22 mètres chacune, à installer au-dessus du grand auditorium, sont arrivées hier matin sur le chantier de la Cité de la musique et de la danse, à Gouraud. Il y en aura une vingtaine.
Si la première pierre avait, symboliquement, été posée le 21 juin dernier, jour de la Fête de la musique, les travaux avaient en fait débuté dès le mois d'avril. « Nous en sommes au gros œuvre, avec une trentaine de personnes qui travaillent à plein-temps. Nous avons nos équipes propres, des intérimaires et des gens en insertion », explique Hervé Duteil, conducteur de travaux de Rabot Dutilleul construction.

Le gros œuvre devrait être terminé en juin, puis le clos et le couvert en septembre. Les travaux intérieurs débuteront dans la foulée, avec une livraison prévue au printemps 2014.
« L'hiver a été difficile. Nous avons eu quarante jours d'intempéries », note Hervé Duteil.

« Si tout va bien, le premier concert y aura lieu lors de la Fête de la musique », espère Jean-Marie Carré, le président de la communauté d'agglomération, qui a visité le chantier hier matin, en compagnie du président du conseil général, Yves Daudigny, et de plusieurs élus communautaires et fonctionnaires de l'agglo.
« Pas une coquille vide »
Grâce au grand auditorium de 600 m2, avec un plateau de dimensionné pour permettre à un orchestre symphonique de 70 musiciens de se produire face à un public de plus de 500 personnes, l'objectif est d'être « dans les dix meilleurs équipements de ce type en France », comme le rappelle Jean-Michel Verneiges, le délégué général de l'Association pour le développement des activités musicales dans l'Aisne (Adama). « Ça ne sera pas une coquille vide. Il faudra que ce lieu vive. C'est tout le travail que nous allons notamment faire avec l'orchestre Les Siècles », précise Jean-Michel Verneiges.
Pour Gonzague Sandevoir, le directeur général des services de l'agglo, l'enjeu est clair : « Ici, nous visons l'excellence. »

http://www.lunion.presse.fr/article/culture-et-loisirs/le-chantier-titanesque-de-la-cite-de-la-musique

jeudi 21 mars 2013

A l'Arsenal Hommage aux Ballets russes

L'entrée en scène est frappante : pour la première fois depuis le quatuor Aviv en 2006, des femmes occupent toute l'estrade de l'Arsenal. Le sextuor des Pléiades, solistes de l'orchestre Les Siècles, présente un programme en hommage aux Ballets russes.
Ceux qui attendaient Debussy, Prokofiev, Stravinsky ont trouvé des compositeurs plus anciens : Borodine, Rimsky-Korsakov et Brahms, dont d'autres œuvres avaient été adaptées au ballet. Ce choix faisait entendre des pièces moins connues.
Le plaisir que prenaient les musiciennes à être ensemble pour les jouer était palpable. Les trois sextuors reflètent autant le plaisir de vivre, sans sonder les noirceurs de l'âme slave ou allemande.
Un beau prétexte
Du sextuor en ré mineur de Borodin n'ont survécu que deux mouvements, un canon où les instruments se suivent, et une mélodie russe. Dans le sextuor en majeur, Rimsky-Korsakov, a expliqué la violoniste Laetitia Ringeval, était surtout fier de la fugue du second mouvement. Dans le second sextuor de Brahms, ses efforts pour échapper au « Romantisme », par des innovations et contrastes, laissent une œuvre néanmoins profondément de son temps.
L'hommage n'aura guère éclairé les Ballets russes, mais a servi de beau prétexte à ce concert à six


http://www.lunion.presse.fr/article/autres-actus/a-larsenal-hommage-aux-ballets-russes

mercredi 20 mars 2013

Son combat pour rénover les monuments de 14-18

Le président de l'association « Soissonnais 14-18 » ne veut pas laisser passer le centenaire sans rénover les monuments. Il les évalue à une centaine dans son secteur.
«C 'EST maintenant ou jamais ! » Pour le président de « Soissonnais 14-18 », si rien n'est fait, au moment du centenaire, pour redonner un coup d'éclat aux édifices ou plaques liés au conflit de 1914-1918, plus personne ne s'en souciera par la suite…
Selon le responsable de cette association à qui le « patrimonial » tient à cœur, sur le front, de Noyon à Soissons, « c'est la der des der ». Aussi fait-il entendre sa voix, dans le cadre de la préparation des manifestations commémoratives. « Avant les petits fours, déjà, qu'on restaure le patrimoine ! » tempête-t-il. Et par là, il n'entend pas forcément d'importantes constructions : « Des monuments, des sculptures, des tombes, il y en a partout », affirme celui qui vit à Confrécourt, sur la commune de Nouvron-Vingré - « J'habite une terre », aime-t-il rappeler, vivant apparemment son engagement comme un devoir à ceux qui se sont battus là. Une centaine de réalisations sont concernées, d'après ses estimations. « Dans l'Aisne, nous avons le triste privilège d'être le département le plus touché. Les soldats et les familles ont voulu laisser des traces », relate-il constatant enfin à propos de ces témoignages : « Ils ont 80 ans et sont en train de se dégrader ».
L'appui d'un professionnel
Une famille a parfois posé un ouvrage, peut-être au milieu d'un champ ou perdu dans la forêt. Ces propriétés privées ne sont pas forcément prises en charge par un descendant, les personnes concernées ignorant peut-être avoir là un point de ralliement et les riverains ne sachant comment les joindre.
Intervenir ne serait pourtant pas forcément compliqué. « Rien que rendre visible les lettres… » souhaite Jean-Luc Pamart qui en voit tous les jours.
Dans certains cas, il ne demande même pas une intervention sur la construction elle-même. Il cite l'exemple du « Monument de la victoire du 18-Juillet 1918, sur la RN2, il n'y a pas d'accès. On a fait la quatre voies sans s'en occuper ! » Invité bien entendu aux commissions de préparation du centenaire, il relate avoir recensé une dizaine de réalisations dont le sort paraissait plus important. « Ils seront sauvés, pense-t-il, le reste, qu'est-ce qu'on en fait ? » Il ne veut pas forcément de grosses sommes d'argent ni faire venir des entreprises.

Des bénévoles pourraient peut-être intervenir mais « il faut des professionnels pour dire ce qu'il faut faire », souhaite Jean-Luc Pamart, désireux d'organiser des chantiers d'insertion bénéficiant de cet encadrement, par exemple en maçonnerie. Il pense voir au moins la mise en place d'un tel projet.
En attendant, le nombre de deux restaurations par an pendant les cinq ans du centenaire a été évoqué… « On est en train de faire la liste ! »

http://www.lunion.presse.fr/article/region/son-combat-pour-renover-les-monuments-de-14-18

lundi 18 mars 2013

Un supplément d'âme pour l'aide à domicile

L'Association d'aide et de garde à domicile de l'Aisne a créé un service innovant. Des agents apportent maintenant un supplément d'attention.
UN « laboratoire ». Le mot ne fait pas peur à Dominique Villa, le directeur général de l'Association d'aide et de garde à domicile de l'Aisne (AAGDA). Mieux, il le revendique.
Depuis sa création en 1987, l'association que préside aujourd'hui le Dr Yannick Lenquette, travaille en effet sur « l'humain » puisqu'elle aide, soutient et accompagne des publics fragilisés par l'âge, le handicap, un accident ou la maladie, ainsi que des actifs non dépendants.
Aide à la toilette, aux déplacements ou la prise de repas, entretien de la maison et courses constituent ses principales missions payantes.
Depuis quelques mois maintenant, l'AAGDA a créé un nouveau service à l'attention de ses bénéficiaires, innovant… et gratuit. Il repose sur une équipe qualifiée de six agents de proximité et de convivialité.

"On leur donne du temps"
Comme l'explique Dominique Villa, cette création est partie d'un constat : « Sur le terrain, nos bénéficiaires vivent un rapport de plus en plus complexe avec les aides à domicile, avec des morcellements de prestations, trois à quatre fois dans une journée. Faute de temps, ces interventions se limitent à des gestes très techniques. On a perdu cette notion de proximité »
Pour autant, juge le directeur général de l'association, ces personnes sont en attente de bien plus, d'autre chose. Avec le recrutement d'agents de proximité et de convivialité, l'idée est de « remettre du temps de présence auprès des bénéficiaires, pas pour la pathologie, mais pour l'humain. Il ne s'agit donc pas que de soins, mais aussi de prendre soin de la personne. »
Kheira Boudabouz et Ophélie Martire ont rejoint l'AADGA pour accomplir cette mission nouvellement créée le 5 novembre dernier.
« On leur donne de notre temps, de notre écoute. C'est un échange » confie Kheira Boudabouz, aux yeux de laquelle cela permet aussi de « sortir de l'isolement » les bénéficiaires et de leur « apporter un soutien moral. On tisse des relations privilégiées avec ces personnes. » Jouer, faire des sorties, partager ou tout simplement discuter constitue la raison d'être de ce service mis en place depuis quelques mois.
« Un service tel que celui-là, c'est rare. C'est un partage », estime pour sa part Ophélie Martire, dont l'objectif est de « suivre une formation qualifiante et de continuer à travailler dans l'aide à domicile ».
La philosophie que s'efforce de développer l'association, Dominique Villa la résume à sa façon : « On ne fait pas du médico-social, mais du socio-médical. »


http://www.lunion.presse.fr/article/aisne/un-supplement-dame-pour-laide-a-domicile

vendredi 15 mars 2013

Transcom : 407 emplois menacés

L'entreprise Transcom France, qui compte trois centres d'appels en France et 407 salariés, s'achemine vers la liquidation judiciaire faute d'offres de reprise, selon les syndicats.

"Comme il n'y a aucun repreneur, l'administrateur a pris la décision de solliciter la mise en liquidation judiciaire devant le tribunal de Versailles le 21 mars", a déclaré à l'AFP Christophe Hissler, délégué central CFDT à l'issue d'un Comité central d'entreprise (CCE). Cette filiale du groupe suédois, Transcom World Wide, avait été placée en redressement judiciaire en janvier dernier. "En même temps, nos avocats négocient avec le groupe pour avoir un plan de sauvegarde de l'emploi (PSE) de qualité avec des indemnités supra-légales", a ajouté M. Hissler.

Une délégation de représentants du personnel a été reçue en début de semaine au ministère du Travail "afin d’étudier les différentes pistes permettant de sauvegarder les emplois", selon lui. De son côté, Sandra Blaise (CGT), a déploré que "la recherche de repreneurs sérieux ne constitue pas la priorité de la direction" .
L'entreprise accuse des pertes importantes depuis 2008, après la fin d'un contrat avec SFR, son principal client. Depuis ce départ, Transcom n'a pas réussi à trouver de nouveaux clients et s'est retrouvée en situation de dépendance économique de la maison-mère. Les salariés sont répartis sur trois sites: Montluçon (Allier), Raon-L'Etape (Vosges) et Soissons (Aisne).

http://www.lefigaro.fr/flash-eco/2013/03/15/97002-20130315FILWWW00514-transcomvers-la-liquidation-judiciaire.php

jeudi 14 mars 2013

Un groupe d'Irlandais naufragés de la route

SOISSONS (Aisne). La ville a accueilli ses premiers naufragés de la route, mercredi. La veille au soir, la Ville avait, en liaison avec la préfecture, décidé d'ouvrir le gymnase Ferary pour accueillir d'éventuels usagers qui seraient piégés par la neige au cours de la nuit.
À 3 h 30, le gymnase implanté à Chevreux a servi de point de chute à un groupe de trente-huit jeunes, âgés de 14 à 16 ans, et cinq accompagnants d'un établissement scolaire d'Omagh, en Irlande du Nord. Le groupe avait décollé de son pays, mardi au petit matin et avait atterri à Charleroi, en Belgique. De là, il devait reprendre un second avion pour l'aéroport de Beauvais-Tillé (Oise) mais le vol a été annulé.
Les Irlandais ont donc finalement pris un autocar, dans l'espoir de rallier Paris dans la journée d'avant-hier mais se sont retrouvés bloqués pendant plusieurs heures sur l'autoroute A 26. Au terme d'un long périple sur les routes du Nord et de Picardie, ils ont trouvé refuge au gymnase soissonnais.
Avec sa double casquette de maire-adjoint et de proviseur du lycée des métiers Le-Corbusier, Éric Montigny a organisé l'accueil des « réfugiés » avec l'aide d'agents communaux et de personnels de l'établissement.
« Tout le monde était fatigué. On nous a fourni des couvertures de survie isothermiques et des tapis en mousse pour pouvoir nous reposer. Nous sommes très reconnaissants », confie Sonya, l'une des enseignantes qui accompagnaient les jeunes Irlandais.
« On a toujours vu ça à la télé mais, là, c'est nous qui sommes bloqués », racontent ses collègues, Marianne et Angeline. « On leur a servi un petit-déjeuner. Cela mobilise tout le monde. Pour les aider à passer le temps, des élèves du lycée hôtelier leur ont même proposé de visiter les cuisines », indique le chef d'établissement.
« Nous, nous sommes internes et nous ne pouvons pas rentrer chez nous. Nous sommes coincés dans l'autre sens, en fait », témoignent d'une même voix Cassandra, Jérémy et Pierre, tous trois élèves en section hôtellerie-restauration, qui ont eu à cœur d'accueillir leurs camarades irlandais avec le personnel du lycée.
Si la bonne humeur était de mise, le groupe espérait pouvoir reprendre la route de la capitale dans l'après-midi et découvrir la France autrement qu'à travers ses routes enneigées et ses gymnases.
Le feu vert leur a finalement été donné vers 14 h 30, suscitant une émotion partagée entre les naufragés et leurs hôtes.

http://www.lunion.presse.fr/article/aisne/un-groupe-dirlandais-naufrages-de-la-route

mercredi 13 mars 2013

Pic'Arts / Une édition 2013 hyper vitaminée

Christophe Maé et Skip The Use seront les têtes d'affiche du festival Pic'Arts, les 5 et 6 juillet. Ça va guincher du côté du donjon !
LA programmation du festival Pic'Arts, si secrètement gardée depuis des semaines, a été dévoilée sur le site Internet du festival hier. L'an dernier, Bénabar et Thomas Dutronc avaient attiré près de 10 000 spectateurs sur deux jours. Les deux têtes d'affiche Christophe Maé et de Skip The Use feront-ils mieux ? Quoi qu'il en soit, c'est une programmation qui se veut « populaire et festive », « parce qu'on en a bien besoin », lance un organisateur.
Cette 16e édition aura lieu un peu plus tard que d'habitude, les 5 et 6 juillet, premier week-end des grandes vacances. C'est de bon augure. D'autant que la programmation est résolument tournée vers les jeunes, surtout le samedi soir, avec Skip The Use, révélation rock de l'année.
Quant à Christophe Maé, le chanteur présentera son tout nouvel album, le troisième, pour lequel il n'a prévu que huit dates, dont Septmonts ! Au total, ce sont douze artistes et groupes, dont certains régionaux, qui fouleront la scène du donjon. Reste un concert à dévoiler, pas tout à fait validé. Affaire à suivre.


Tél. 03.23.23.48.49 www.festival-picarts.com

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mardi 12 mars 2013

Les généalogistes traquent leurs ancêtres

Chaque mois, le cercle généalogique de l'Aisne ouvre une permanence. L'occasion de partir sur les traces de ses ancêtres.
«C 'EST par curiosité, histoire de remonter dans le temps et de voyager à travers la France que j'ai décidé de faire mon arbre généalogique », raconte, tout sourire, une débutante du cercle généalogique de l'Aisne. La Soissonnaise songe enfin à mettre des noms et des dates sur ses ancêtres, « par curiosité, histoire de remonter le temps et trouver les points d'origine de ma famille et les nids quelque part… », s'enthousiasme-t-elle. En à peine une heure, seulement munie de son livret de famille et des archives en ligne, elle commence à trouver son bonheur. Une arrière-grand-mère jardinière et de la famille dans la Creuse.
De quoi la faire voyager via l'outil Google Earth qui permet de voir les paysages en 3D. Dans le local d'à côté, près de la bibliothèque contenant extraits de registres et revues des autres cercles, l'ambiance est plus studieuse. Tous les adhérents profitent de la permanence pour venir chercher les conseils des « anciens ». Comme M. Lecant, véritable bibliothèque de patronyme ou encore ceux de Daniel et Nadia Martin, les fondateurs de l'association.

Travail d'équipe
Une autre débutante s'affaire à remplir l'arbre généalogique de sa sœur, déjà partiellement complété sur quatre générations. C'est un travail d'équipe et de partages de connaissances. « On ne travaille pas en solitaire ici : on s'entraide. C'est à ça que sert la permanence », souligne Daniel Martin, qui a lui remonté jusqu'en 1670, 1680 pour une branche et en 1730 et 1740 pour une autre. C'est le résultat d'un travail de longue haleine débuté en 1978 avec sa femme Nadia. « Les grands-parents, c'est une chose dont on ne parlait pas avec nos parents, c'est aussi ça la base de nos recherches », explique -t-il. Mais depuis trois ans, les archives départementales étant disponibles sur l'Internet, « les adhérents peuvent travailler de chez eux. Cela leur permet d'avancer dans leurs recherches. Ils peuvent consulter en tant qu'adhérent le site de l'association avec tous les relevés de communes de l'Aisne », explique-t-il. Ainsi, la plupart remonte au XVIIIe, XIXe siècle.
Les férues de généalogie peuvent donc, chaque mois, venir construire leur arbre généalogique. Ils bénéficieront des conseils des anciens et des relevés de toutes les communes ainsi que les actes notariaux à partir des archives départementales qui s'étendent de 1763 à 1801 pour la cité du Vase.
Ainsi, ils découvriront peut-être comme Marie-José Fritsch, la présidente, la magie d'être tous plus ou moins cousins à la 11e génération…


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lundi 11 mars 2013

Un Soissonnais jette un froid dans les pressings

Un patron de pressing soissonnais espère faire annuler le décret interdisant le perchloréthylène dans les pressings et encourageant l'utilisation d'autres substances. Des solvants qui n'ont pas fait l'objet d'études suffisantes quant à leur impact sur la santé et sont pourtant mis sur le marché.
UNE petite fédération d'indépendants lance un pavé dans la mare. La Fédération nationale de l'entretien des textiles (FNET), dont le président est le patron du pressing de Paris, Jean Tomaselli, vient de déposer un recours au Conseil d'État contre le décret ministériel de décembre interdisant le perchloréthylène dans les pressings et recommandant l'utilisation d'autres produits.
Le perchlo, utilisé pour le nettoyage à sec, a été classé « cancérogène probable » par le Centre international de recherche sur le cancer, sur la base d'études animales et de quelques études épidémiologiques.
Il est rendu responsable du décès de plusieurs personnes, notamment d'une septuagénaire, riveraine d'un pressing à Nice, en 2009.
Comme nous l'avait expliqué Jean Tomaselli dans une interview (l'union du 25 avril), aucune étude n'a pu prouver de façon formelle sa dangerosité. Cependant, principe de précaution oblige, les ministères successifs ont œuvré pour son retrait, sous la pression des associations et proches de victimes.

"On a cru sur parole des vendeurs"
Problème : les substances alternatives au perchlo pâtissent d'un manque d'études sur la santé. Ce n'est pas Jean Tomaselli qui le dit mais l'Anses, dans un rapport du 12 octobre dernier (lire ci-dessous). Des produits pourtant mis sur le marché et dont l'utilisation est même encouragée.
Pour Jean Tomaselli : « On a légiféré sur des émotions. L'affaire de Nice a coïncidé avec l'arrivée sur le marché de nouvelles machines. On a cru sur parole des vendeurs. C'est quelque chose d'incroyable. En plus, ces solvants sont inflammables, contrairement au perchlo. »
Selon lui, les nouvelles machines à perchlo offrent déjà suffisamment de garanties, une teneur limitée dans l'air en dessous des seuils autorisés. Ce produit n'est pas interdit et reste utilisé dans bien d'autres domaines que la teinturerie.
À Soissons, le pressing du Marché est doté d'une de ces nouvelles machines, qui carbure au Kwl, un solvant pétrolier. Hélène Lamotte, qui a repris l'établissement il y a une petite année, a même reçu une aide de l'Agence de l'eau.
« Si on a des subventions, c'est qu'on peut l'utiliser. C'est le perchlo qui est interdit ! C'est le nouveau décret qui le dit. »
Elle est pleinement satisfaite de son procédé ; ses clients aussi qui « apprécient de ne plus avoir d'odeur ».
« Après, je comprends que pour les anciens, c'est dur de changer », dit-elle.
Considérant que « l'on exclut le perchlo pour des solvants sur lesquels on n'a aucune visibilité », l'avocate parisienne de la FNET, Martine Luc-Thaler, espère bien « faire annuler le texte. ça vaut le coup de tenter. D'autres fédérations devraient nous rejoindre ».


http://www.lunion.presse.fr/article/aisne/un-soissonnais-jette-un-froid-dans-les-pressings

dimanche 10 mars 2013

De la différence à la tolérance

Emmie, Sandy, Lydie, Emilie, Amandine, Florian, Stephen, Sabrina, Océane et Gabrielle sont allés à Paris, chacun avec un appareil photo, à la recherche de gens différents.
Ces élèves de terminale à la Maison familiale et rurale d'Ambleny, doivent présenter un travail de création artistique pour leur bac pro « service en milieu rural ».
Proposé par leur formatrice en éducation socio-culturelle, Elodie Péchon-Rossigno, le thème « de la différence à la tolérance », les amène à porter un regard sur des personnes différentes par leur couleur, leur culture, leur comportement.
Sur le millier d'images prises, ils en ont exposé une cinquantaine en grand format à la galerie du Mail. Des visages se côtoient, des baisers s'échangent, un monsieur se montre en dame, de jeunes filles chinoises se délectent d'être photographiées.
Cette action entend ainsi accueillir ces différences et combattre exclusion. Par les rencontres provoquées avec les sujets dans les rues de Paris, elle est en elle-même un pas vers l'acceptation. « Je vois maintenant les choses autrement », admet une élève.


http://www.lunion.presse.fr/article/autres-actus/de-la-difference-a-la-tolerance

Le long chemin vers l'emploi des personnes handicapées

SOISSONS (Aisne). La Fnath (Fédération nationale des accidentés du travail et handicapés - association des accidentés de la vie) organisait, mercredi, un colloque sur l'emploi des personnes handicapées, en collaboration avec l'Agefiph (Association de gestion du fonds pour l'insertion professionnelle des personnes handicapées).
La journée était axée autour de deux tables rondes : Le maintien dans l'emploi des personnes handicapées et L'insertion et l'accès à la formation des personnes handicapées, avec des représentants de structures administratives et associatives œuvrant dans ce domaine.
Pour que l'accessibilité de ce colloque soit pleine et entière, tous les échanges étaient traduits en langage des signes par un interprète, qui faisait face au public.
Pour Abdelaziz Rifi Saïdi, chargé de gestion régional à la Fnath de Picardie, l'un des paradoxes actuels est que si « les personnes handicapées éprouvent de grandes difficultés » à (re) trouver un emploi, les entreprises qui respectent la loi connaissent, elles, « des problèmes pour recruter ».
C'est d'ailleurs le constat que dresse Lætitia Vieillard, d'Ease, une entreprise adaptée qui emploie dix-neuf travailleurs handicapés. « Nous avons aussi des personnes qui nous appellent pour nous dire : il n'y a du boulot que pour les handicapés », relève-t-elle.
Selon Abdelaziz Rifi Saïdi, la réalité est évidemment très différente puisque le taux de chômage des personnes handicapées est, rappelle-t-il, trois fois supérieur à celui de la population active.


http://www.lunion.presse.fr/article/social/le-long-chemin-vers-lemploi-des-personnes-handicapees

vendredi 8 mars 2013

Des voitures vendues... jamais livrées pour payer ses dettes de jeu

L'addiction aux jeux d'argent a plongé le salarié soissonnais d'un grand constructeur automobile dans une spirale infernale qui devrait lui valoir de comparaître devant le tribunal correctionnel de Soissons au mois de juin.
Ce quinquagénaire, qui jouit semble-t-il d'une bonne image de marque dans son entreprise, tant vis-à-vis de ses collègues que de sa hiérarchie, accumulait des dettes de jeux qui le prenaient de plus en plus à la gorge.
Pour y faire face, avec toujours l'espoir de se « refaire », l'homme avait trouvé comme solution d'utiliser le système dit de « voiture de collaborateur » qui permet à un salarié de revendre à un client de sa connaissance un véhicule neuf à un prix avantageux, à raison de quatre par an.

Pas de licenciement
L'homme aurait utilisé deux techniques avec ses acheteurs. D'abord, il aurait vendu une voiture une première fois à un client. Après quelque mois, il aurait proposé à son acheteur un autre modèle, tandis que l'ancien était revendu à une seconde personne. Si ce dernier a bien eu son véhicule, le premier client n'a jamais vu celui promis.
Dans trois autres cas, le salarié aurait encaissé les sommes qui correspondaient aux véhicules commandés… mais ils n'ont jamais quitté le parking du constructeur.
Une victime serait originaire de l'Aisne, les autres vivent en région parisienne, en Haute-Savoie et dans le sud de la France.
Le préjudice total serait de l'ordre de 107 000 euros. En lien avec les représentants du personnel, l'employeur a - eu égard au contexte particulier de l'affaire - fait le choix de garder son salarié et de lui proposer un accompagnement social qui lui permettra de surmonter ses difficultés financières et de dédommager ses victimes.


http://www.lunion.presse.fr/article/aisne/des-voitures-vendues-jamais-livrees-pour-payer-ses-dettes-de-jeu

jeudi 7 mars 2013

Escroquerie à la carte bleue dans les commerces

SOISSONS (Aisne).
Deux escrocs se font passer pour des Anglais et essaient de dépenser des sommes conséquentes dans les commerces du secteur. Des faits de ce type ont déjà eu lieu dans le Soissonnais. Hier, c'est le sud de l'Aisne qui fut particulièrement visé.
MARDI et mercredi matin, ils sont passés dans la plupart des bars-tabacs de l'arrondissement de Château-Thierry. Ils, ce sont deux escrocs munis de carte bleue douteuse. Avec eux, pas sûr que les paiements passent réellement. « Les forces de l'ordre nous ont dit qu'il s'agissait de fausse carte, créée à partir d'un numéro existant », indiquent les gérants d'un établissement d'Étampes-sur-Marne.

Un scénario rodé
Vers 9 h 20, mardi, les deux escrocs ont franchi le seuil de ce commerce. « Ils ont débuté la conversation en anglais. Ils parlaient plutôt bien la langue, indique l'associé qui se trouvait alors seul sur place. J'avais du mal à comprendre, vu que je ne maîtrise pas la langue. Ils m'ont dessiné sur un papier ce qu'ils voulaient : des cartes téléphoniques pour appeler à l'étranger. » Les deux hommes, de taille moyenne et d'origine centrafricaine, prennent entre 500 et 600 € de « ticket téléphone ». Pour régler, ils sortent une carte bleue, apparemment anglaise. « Ces cartes ne passent qu'avec la bande magnétique. » Le paiement est visiblement accepté. Les deux « Anglais » repartent.
C'est à l'arrivée de son associé que le commerçant réagit. « Nous avons annulé la validité des produits chez le fournisseur. » Concernant le paiement, la somme a visiblement été versée sur le compte du commerçant. Reste à savoir d'où vient l'argent. « Le banquier nous a indiqué que si la carte ou le numéro ont été volés, il pourrait y avoir des problèmes si le propriétaire fait opposition. »
Les deux hommes aux fausses cartes ont ratissé le secteur le lendemain, mercredi. « Ils sont repassés mercredi matin, s'étonne l'autre gérant du bar d'Étampes. Cette fois-ci, j'ai commencé à faire le tour du bar pour m'approcher d'eux. Ils ont pris la fuite. »
Visiblement, ils ont fait le même coup à Chierry, Chézy-sur-Marne, Crézancy, Jaulgonne, ou encore Nogent-l'Artaud mais les commerçants n'ont pas accepté de les servir.
« Ils parlaient très bien anglais et ça sentait l'embrouille. Je leur ai dit que je n'avais pas de cartes téléphone. Ils ont gardé leur sang-froid et sont partis », raconte le gérant du bar-tabac de Nogent-l'Artaud.
Hier et avant-hier, le duo n'en était pas à sa première « excursion » dans le sud de l'Aisne. Entre fin novembre et début décembre, ils s'étaient présentés de la même façon chez des commerçants de la rue Carnot et du secteur de la gare à Château-Thierry.
Le mode opératoire était le même : deux hommes, une carte bancaire étrangère, de gros montants en ticket téléphone.
D'après nos informations, les commerçants ont parfois réussi à récupérer leur argent. D'autre fois, non.


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mercredi 6 mars 2013

Électrisé en 2006, Bruno poursuit encore son combat

Le 24 avril 2006, Bruno Wozniak, un Soissonnais perdait son bras puis, par la suite, la vue, après avoir heurté un câble électrique moyenne tension. Il témoigne aujourd'hui.
Il ne se servira plus jamais de ses mains comme avant mais il peut monter sur une estrade. Bruno Wozniak sera, ce matin, parmi les intervenants au colloque organisé par la Fnath sur l'emploi. Ce Soissonnais évoquera sans doute sa lutte pour l'autonomie, son périple d'une prise en charge médicale à une autre et le soutien apporté par l'Association des accidentés de la vie dans ses démarches innombrables, alors qu'il attend toujours de connaître son taux d'incapacité.
Sa vie a basculé le 24 avril 2006. Il travaillait pour France Télécom, à bord d'une nacelle, quand celle-ci a soudain heurté un câble électrique. « J'ai pris deux fois 20 000 volts », raconte l'homme désormais équipé d'une prothèse - il dispose même de plusieurs modèles - en lieu et place de son avant-bras gauche, brûlé. Le droit fonctionne mais la main pas vraiment : « Je ne peux pas serrer entre le pouce et l'index. »
Les décharges avaient atteint tout le buste - « J'avais la tête noire », rappelle-t-il - et des répercussions se sont même fait ressentir des mois après l'accident : « Un an après, j'ai perdu la vue », explique cette victime qui vient juste de voir le médecin pour l'expertise demandée par le tribunal…
Il n'est pas au bout de ses peines et attend toujours une validation de son taux de handicap pour enfin toucher une rente et espérer prétendre à une indemnisation. Jusque-là, il s'est appuyé sur les spécialistes de la Fnath, notamment pour s'assurer les services d'un avocat lorsqu'il a engagé une action au tribunal administratif : « Il fallait que je sache pourquoi l'accident est survenu. »
Tribunal devant lequel il est encore passé pour obtenir une carte de stationnement dont il a dû justifier l'utilité puisqu'il marche sur ses deux jambes « mais je dois ouvrir complètement la portière pour entrer dans la voiture », tempête-il, évoquant l'usage d'une seule de ses mains.
Il a besoin d'aide dans tous les gestes de la vie courante - « Pour me laver », cite-t-il en exemple - expliquant disposer aussi d'un ustensile « fourchette/couteau » spécifique pour manger. Devenue aide-soignante, son épouse assure beaucoup de services pour lesquels il aurait dû, sinon, faire appel à plusieurs professionnels. Même le côté psychologique a dû être traité. Il constate que son état d'esprit a changé : « Je ne me laisse plus faire », lance-t-il, estimant aussi que les difficultés des personnes handicapées ne sont pas toujours prises en compte.
S'il espère glaner aujourd'hui des renseignements sur un éventuel emploi, il n'a pas trop d'illusion. Opéré d'une « cataracte figeante » à la suite des effets de l'électrisation, il ne peut pas « faire plus de deux heures par jour sur l'ordinateur », ni se servir de ses deux mains pour, par exemple, distribuer des documents. Les possibilités sont donc réduites…

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mardi 5 mars 2013

La contre-attaque numérique des Transcom

SOISSONS (Aisne). Alors que le tribunal de commerce de Versailles devrait prononcer la liquidation de Transcom France, le personnel du centre d'appels de Soissons multiplie les actions sur le net.
ILS ont de l'imagination, les salariés de Transcom à Soissons. « Ils sont motivés », salue l'intersyndicale. Alors que le centre d'appels devrait très bientôt fermer ses portes, le personnel a lancé la contre-attaque contre Transcom Worldwide, leur groupe.
Ces actions, ils les veulent non violentes, intelligentes mais bruyantes pour faire connaître le traitement que ce groupe suédois leur réserve. Si elles se sont, dans un premier temps, menées sur le terrain, avec deux manifestations au siège social de Transcom France à Vélizy (Yvelines), elles se font aussi sur la toile.
À ce jeu de bataille numérique, les salariés remportent quelques victoires, qui, même si elles sont menues, leur donnent des raisons d'espérer que Transcom Worldwide ne pourra pas sans tirer à bon compte. Ils veulent un plan social décent, des indemnités de ce groupe qui fait des bénéfices. Pas question de laisser cette charge au contribuable français. « En 2012, le groupe, grâce aux restructurations, a retrouvé un résultat positif de 6.9 millions d'euros mais ne souhaite pas accompagner ses salariés français par un plan de reclassement », explique l'intersyndicale.
Grâce à leur
compte Facebook récemment créé, les salariés ont déjà touché plus d'un millier de personnes qui les suivent désormais. « Cela nous permet aussi de communiquer avec les autres centres d'appels de Transcom France, à Roan l'Étape et à Montluçon. On est en total accord maintenant car il a été plusieurs fois répété en comité central d'entreprise que Soissons ne travaillait plus et que nous étions la cause des difficultés de trésorerie », souligne un membre de l'intersyndicale. Il y a un mois encore, « nous n'avions aucune communication avec les autres centres ».
La semaine dernière, ils sont parvenus à alerter sous la forme d'un « spam poli » l'ensemble des salariés du groupe en Europe. Chacun a reçu sur sa boîte professionnelle « 60 mails en 20 minutes. Ensuite le groupe a réussi a bloqué l'envoi ». Ce message électronique disait : « Bonjour, je m'appelle […], je travaille pour Transcom et je vais bientôt perdre mon emploi ». Dans le même temps, les salariés ont trouvé les numéros de téléphone « des grands dirigeants en Suède et en Italie. Ils ont reçu beaucoup d'appels ! »
Ce qu'ils souhaitent : c'est atteindre la Suède, pays reconnu pour son « modèle social. Ce n'est pas le cas du groupe Kinnevic, actionnaire majoritaire de Transcom Worldwide, qui agit typiquement comme la plupart des fonds de pension, c'est-à-dire la rentabilité avant tout. L'État suédois peut-il laisser une entreprise de cette taille et qui véhicule son image dans le monde avoir des pratiques moyenâgeuses au sein même de l'Europe ? »
Pour pouvoir financer leurs prochaines actions, le personnel de Transcom Soissons a aussi créé une tirelire sur Internet*. Cette collecte de fonds s'élevait, hier, à 275 euros.


http://www.lunion.presse.fr/article/aisne/la-contre-attaque-numerique-des-transcom

lundi 4 mars 2013

Ernestina DE HAGEN



A la tête d'une ligne de cosmétique vendue sur Internet, Ernestina DE HAGEN vit à Soissons depuis 15 ans. Elle apprécie de résider dans une petite ville et d'être si près de la capitale pour des besoins plus ciblés ou professionnels.Ses déplacements professionnels sur Paris et la province sont aisés par la proximité à ROISSY.

dimanche 3 mars 2013

«Printemps des conteurs» / Le lever de rideau

C'EST À Soissons, siège de la Bibliothèque départementale de l'Aisne, que s'ouvre aujourd'hui la 13e édition du « Printemps des conteurs » dont ce service du conseil général est l'initiateur.
« Depuis plusieurs années maintenant, nous avons élargi ce festival à tous les arts de la scène et plus seulement aux conteurs », explique Guy Bécret, adjoint à la directrice de la bibliothèque départementale, Lætitia Bontan.
« Pour cette programmation, nous ne choisissons que des professionnels. La volonté du conseil général a aussi été que tous les spectacles soient gratuits », précise Guy Bécret.
La programmation est réalisée par quatre personnes de la bibliothèque qui « confrontent » leurs choix, sachant qu'il n'y a pas de thème particulier, contrairement à ce qui peut se passer dans d'autres départements.
Pour Guy Bécret, la mission de la bibliothèque départementale et de ses cent trente points d'attache axonais va « bien au-delà de la lecture » : « Notre but est aussi de dynamiser les bibliothèques et les territoires où elles sont implantées. »
Ainsi, les vingt et une dates de l'édition 2013 du « Printemps des conteurs » reposent-elles sur le maillage territorial de la Bibliothèque départementale.

Spectacles et conférence
Après Michel Jonasz, en lever de rideau ce soir au Mail (lire ci-dessous), l'arrondissement de Soissons accueillera plusieurs autres spectacles.
Mardi 19 mars, à 20 heures, le foyer rural de Braine recevra Gauthier Fourcade avec « Si j'étais un arbre… » À travers une série de sketches, le public est invité à suivre l'histoire d'une recherche absurde, comique, parfois pathétique d'un homme tellement étourdi qu'il a tout perdu, y compris ses parents. Finalement, ne trouvant pas ses racines, il en vient à souhaiter être un arbre.
Jeudi 28 mars, à 20 h 30 au foyer socioculturel de Villeneuve-Saint-Germain, c'est Yannick Jaulin qui présentera son spectacle « Conteur ? Conteur ». À force de raconter des histoires et d'arpenter le pays, il se mêle un peu de tout, saute du coq à l'âne, philosophe à bon ou mauvais escient…
Ce « Printemps des conteurs » ne s'arrête cependant pas aux seuls spectacles. « Chaque année, nous prévoyons une conférence dans notre programme », indique Guy Bécret.
Jeudi 21 mars, à 20 heures, la médiathèque de Villers-Cotterêts recevra ainsi Jean-Louis Dessalles, chercheur en sciences cognitives à Telecom Paris- Tech (unité LTCI du CNRS) qui interviendra sur les origines du langage.
Tout un symbole au pays de l'Ordonnance instituant le Français comme langue exclusive de tous les actes officiels.


http://www.lunion.presse.fr/article/aisne/printemps-des-conteurs-le-lever-de-rideau